- EST-CE TROP TARD ? -

ENGLISH VERSION

 

SOMMAIRE D’APPRENTIS      INTRO ET VOCABULAIRE

 

 

« Toutes les stratégies de la vie ont leurs avantages et inconvénients.  L'avantage de l'approche exploiteuse-expérimentale est évident.  Nous le constatons dans le triomphe de notre espèce.  Non seulement dominons-nous le monde ainsi que les dinosaures sont indiqués l’avoir dominé ; non seulement sommes-nous nombreux et omniprésents ; nous manipulons l'environnement directement de manière à assurer nos multitudes et notre ubiquité, notamment dans l'affermage.  L'embarras de l’approche exploiteuse-expérimentale est pour autant évident.  L’exploitation est potentiellement nuisible ainsi que l'acceptation ne l’est pas, et l'expérimentation est par définition capable d'inviter des suites imprévisibles.  En contrepartie, les créatures accepteuses-conservatrices laissent le monde exactement comme elles l’ont trouvé -- une astuce plutôt sûre -- et agissent selon la prétention que tout comportement qui ait permis à leurs parents de survivre, aurait une bonne chance d'assurer autant bien leur survie.  Cette politique n'est pas sotte.  Les escargots, on peut noter, ont occupé les parages beaucoup plus longtemps que des êtres humains et sont susceptibles d'y demeurer en formes diverses, longtemps après que nous ne les aurions quittés.  En bref, l'acceptation-conservatisme est une politique sûre, alors que celle exploiteuse-expérimentale soit foncièrement risquée.  En revanche, rien d’entrepris, rien d’obtenu.

 ...

« Toutefois, la fête est clairement finie.  Voici certainement une durée singulière dans l’histoire―celle décisive.  Il y a dix milles ans, les premiers fermiers à plein temps furent parfaitement capables de surexploiter leur agronomie (nous pouvons le constater dans l'érosion antique du sol) ; cependant pouvaient-ils effectivement considérer le monde dans son ensemble comme une ressource illimitée.  Restaient des continents entiers à découvrir ; cela leur prendrait encore dix milles ans pour trouver tous les points fertiles et les labourer.  Mais nous avons présentement disposé de ces dix milles ans.  Les points fertiles ont été creusés et nous savons qu'il n'y a plus de continents à se taper ; qu'en effet, tandis que ce monde réchauffera, son terroir se rétrécira.  Des agronomes peuvent en disputer les détails : pourrions-nous alimenter dix milliards d’individus de façon soutenable, sinon agencer vingt ou trente milliards, pourvu que nous y appliquions notre entendement ?  Bien que nulle personne raisonnable ne peut sérieusement douter que le poteau de fin de course se présente à notre vue.  Le monde n'est pas infiniment spacieux.  Nous ne pouvons simplement nous lancer dessus avec l'abandon des dix précédentes millénaires.

« En bref, cette attitude tant propice durant ces derniers temps, ayant permis aux personnes exploiteuses-expérimentales de se hausser au sommet de manière inexorable quoique capricieuse, elle a simplement cessé d'être appropriée.  Nos sciences économiques se sont toutefois adaptées à elle, ainsi que l’ont nos systèmes politiques. 

[Nota : voilà où l'auteur et moi divergeons entièrement : je pense que nos systèmes sociaux se sont attachés de façon conservatrice aux habitudes et bornes du passé.  Depuis des décennies sinon des millénaires, l’on a systématiquement interdit l'expérimentation à n'importe quel sujet hormis des améliorations marginales de technologies démodées (surtout celles d’armes) ; l'exploitation écervelée a joué de l’atout sur l'acceptation à toutes les échelles.  Son modèle, de l’exploiteur expérimental à l’encontre des conservateurs accepteurs, devient la mienne, remplaçant l’exploitation conservatrice par l'acceptation expérimentale.] 

« Or, subitement, du moins nous semble-t-il, nos établissements et philosophies politiques et économiques ne concordent plus avec les réalités biologiques et physiques de la planète.  Il pourrait être irréaliste de concevoir des nouveaux systèmes radicalement diversifiés et retenant une motivation radicalement diverse ; mais si nous ne l’effectuons pas, nous ne pourrions alors sérieusement contempler de survivre à longue échéance.  Ce ne doit certainement pas être le cas, que l’unique recours "réaliste" serait de se précipiter pêle-mêle dans le désastre ?  N’est-ce que de ça que des personnes pondérées et sobrement affublées se disputent ?  Notre situation semble non seulement précaire mais risible et invitant de la parodie.  Elle nous rapporte devant l’image qu’exhibent les meilleurs dessins animés : là où Tom ou Jerry se projette par-dessus un bord de falaise ; semble défier les lois de la physique pendant un certain temps ; s’aperçoit de quelque loucherie ; se tourne vers la camera ; gobe, se pince le nez et s’entrevoit du haut plonger dans les profondeurs qui ressemblent à Death Valley, pour poinçonner un contour impeccable dans la roche d’en bas beaucoup trop solide. » Colin Tudge, Le temps avant l’histoire : Cinq millions d'années d'impact humain, Scribner, New York, 1996, p. 342.

 

 

L'humanité a-t-elle trop longtemps temporisé pour se sauver ?  Ces transformations à entreprendre – n'importent combien complètes, bien prévues et optimistes – ne pourraient-elles être qu’un bisou et petit pansement affectueusement posés sur l’entaille d’une fracture à branche verte crépitant de sang artériel ?  Gaya rira-t-elle de nos efforts et nous fera-t-elle fi, ainsi qu’un ours grizzly noierait ses puces, en poursuite fringante de son prochain saumon savoureux ?  Ne serions-nous que des dinosaures munis de cerveaux : moins dignes qu’eux d’une durée de survie de millions d’années ?

Les plus brèves réponses doivent être : 1) probablement, 2) peut-être pas, 3) et  alors ?

 

Tout d'abord : « probablement. »  Si, oui or non, cette civilisation se tire de son prochain ensemble de défis, tous ses membres seront transformés au-delà du reconnaissable.  Cette transformation pourrait être contemplative, bien observée et propice au plus grand bien ; sinon chaotique, anarchique et attentive à la survie particulière aux dépens des autres.  Nous pourrions prospérer en tant qu’individus et nations, nos hypocrisies et mensonges jetés de coté afin de révéler les êtres authentiques que nous serions devenus dans leur absence ; sinon nous rendre en animaux meurtris et pris au piège, renégats et fatals envers tous.  Dans l’un ou l'autre cas, cette adaptation sera plus intensive que nos rêves les plus fantasques et plus dramatique que nos pires cauchemars. 

Nous changerons au-delà du reconnaissable, ainsi que toutes nos communautés.  Nos remplaçants nous observeront du revers comme des créatures de mythe : sinon des figurants de dérision et de dégoût, sinon d’enviables modèles de rôle de stabilité ininterrompue et d’incomparable prospérité.  « Imaginez ça !  Ils se tapaient des douches d’eau chaude à leur gré !  Ils ne marchaient nulle part mais prenaient chacun une bagnole d’une tonne au lieu. » 

Ils pourraient nous considérer comme des enfants gâtés permis de démolir un magasin de jouets, comparés à l’austère intendance du monde à laquelle ils devront se résigner, fiers de leur sacrifice.  En revanche, nos pires guerres et massacres pourraient leur sembler comme le dépit rabougri d’une brute de cour de recrée, comparés aux hécatombes désemplissant des continents entiers que très peu d’entre eux ne sauront survivre.  Nos technologies pourraient leur sembler étranges, comparées à leurs hyper technologies de nano et de biomime, sinon aux anciennes et fangeuses solutions de rechange auxquelles ils devront recourir, sinon aux deux.

L'humanité naît et grandit conservatrice (vous autres, les solitaires qui protestent de votre activisme radical, vous dupez-vous) : « Je n’entreprendrai que ce que mon père et le père de son père aient entrepris—juste un peu mieux, pourvu que j’en sois capable. » 

Tandis que j'écrivis ceci, j’écoutais un débat de la campagne électorale de 2007 entre dix remplaçants prospectifs Republican du Président Bush le moindre.  C’est ahurissant combien leur esprit est borné.  Aucun ne prête attention aux changements qui sont sur le point de nous dépasser ; ils ont plutôt l’intention de reconstituer l'Amérique en un simulacre des années 1950, sinon celui des requins industriels des années 1870―comme si de tels fantasmes pourraient à jamais se matérialiser.  Alors qu’un ras de marée de transformation s’élève en crête par dessus leurs têtes et obscurcit leurs notes de discours remplies de clichés, aucun d’eux n’en prête la moindre attention.  Ils comptent sur le rassemblement des voix sottes en leur faveur, précisément parce qu'ils refusent d’en prêter attention et permettent à leurs supporters le luxe d’en prêter non moins.  Ceux-ci, et ceux-là qu'ils dupent, seront emportés par ce changement, comme des enfants balayés en mer parce qu'attirés par le retrait initial de la lame de fond et les poissons qu’il eut échoués.

Si seulement nous avions entrepris cette transformation auparavant, quand tant plus de ressources nous furent disponibles !  Une poignée d'idéalistes sionistes ont émergé de la première guerre mondiale, rêvant de rebâtir l’antique Palestine en une nation de technologie de pointe et corbeille à pain régionale.  Si seulement cette poignée de juifs rejetés eut été la masse des intellectuels et rêveurs inclus dans chaque race, nation et conviction religieuse, ayant eu l’intention de transformer le monde entier en une dynamo technologique et un jardin d'Éden !  La plupart ont dû être évacués les pieds en avant, le long des guerres intervenantes.  Si seulement le Président Roosevelt eut tenu le coup pour encore dix ans après la deuxième guerre mondiale ; son rêve d'un gouvernement unimondial aurait pu prendre racine, et nous aurions pu vivre aujourd'hui comme une seule tribu florissante au monde paisible.

Imagine les fortunes d'énergie, de perspicacité, de ferveur et de discipline sacrificatoire requises pour assassiner cent cinquante millions victimes de guerre, blesser trois fois plus, transformer une douzaine de fois plus en réfugiés, détruire l'infrastructure de cent fois plus, et tuer de faim et de fléau deux milles fois davantage !  Imagine toute cette énergie frénétique consacrée à la paix et aux avantages mutuels à leur place.  Pense au carburant gaspillé pour pousser des porte-avions, sous-marins et flottes de transports d'assaut au large des sept mers ; pour remplir le ciel d'avions meurtriers ; pour camionner des villes entières de soldats et leurs caissons dans deux sens à travers l'Europe, l'Asie et l’Afrique du Nord ; pour fourgonner des pays entiers d’innocents aux fours, goulags et terrains de massacre.  Pense s’y !

En ce qui concerne la plupart des gens, les radicaux doivent être ignorés.  La transformation est par définition dangereuse ; maintenir les choses comme elles sont, cela semble plus sûr dans l'ensemble.  Les seules transformations saisissantes que nous tolérons sont ceux au compte de la guerre.  N'importe quelle transformation paisible, proposée à la même échelle, doit être aliénante et inacceptable. 

Je te prie de repenser tout ça !

Des circonstances transitoires tordront parfois le statu quo au-delà de l’inclinaison de ses fans d’en faire face.  Quand leurs affaires se rendent désespérées à ce point, ils seront capables de recourir à un changement énergétique, mais tant à contrecœur !   Ensuite feront-ils leur tout possible pour reprendre leurs anciennes manières dores et leurs beaux jours d’or.  La tendance de chaque révolution dans l'histoire humaine est de rechuter dans les vieilles routines à l’instant que celles neuves auront confirmé leur inconvénient en produisant d’habitude les pires désastres.  Nous semblons toujours revenir aux vieilles dispositions (par exemple, en permettant à la monarchie royale de dégénérer en une monarchie corporative : l'image en miroir de son iniquité), n'importe combien périmées qu’elles puissent s'avérer.  Ce conservatisme inné pourrait bien nous condamner à la mort, une fois que la transformation se rende obligatoire.

 

En second lieu : « peut-être pas. »  Ces problèmes peuvent sembler disproportionnés à notre entendement actuel parce que si peu familiers.  Soit combien renversants les défis qui nous confrontent, notre désespoir pourrait nous prêter une adresse inexploitée au lieu de la paralysie hystérique, alors que nous en ferions face.  Nos premiers efforts de transformation pourraient s'épanouir et s'accélérer lorsque des problèmes initiaux seront abordés et résolus.  Nous pourrions nous rallier à l’étendard de la transformation en nombres croissants ; moins de gens pourraient se dégager, comme des matadors, à l’écart du progrès en approche et en dérouter chaque nouvel effort.  Nous pourrions nous focaliser l’esprit sur de vrais problèmes et tourner le dos aux insignifiances qui nous hantent aujourd'hui.  Ces problèmes pourraient se rétrécir aux dimensions sensibles, une fois qu'ils seraient honnêtement adressés, s'avérer beaucoup plus résolubles que nous les aurions supposés : de meilleures solutions pourraient surgir inopinément, une fois que s’abattront nos barrières institutionnelles et intellectuelles.

Aussi pourrions-nous ne pas être les seuls à entreprendre cet effort.  Des forces au-delà de notre compréhension pourraient exister : des alliés invisibles et amis non reconnus.  Il pourrait exister des agents humains jusqu'ici dissimulés, sinon pas.  Quelque chose dans l'univers semble favoriser la vie et nous-mêmes par extension.  Appelle ça Dieu, OVNI, ce que tu voudras : une certaine réflexion bénigne depuis La guerre des mondes, par H. G. Wells : « des intellects vastes, "cool" et [... sym] pathiques.  »  Le miracle pourrait patienter sur notre seuil, en attendant que nous nous lassions de notre déterminisme – scientifique,  infidèle et uniquement selon nous-mêmes – et de ses échecs cycliques.

Qu’est-ce qui serait nécessaire pour attirer ces miracles, quelles transformations devrions-nous entreprendre ?  J'ai essayé d’en découvrir quelques unes dans APPRENTIS.  Nos premières rénovations pourraient être spirituelles plutôt que technologiques.  Les dimensions de menace auxquelles nous faisons face pourraient rapetisser nos sciences et technologies, les rendre impuissantes et non pertinentes dans l’absence d’appuis spirituels que nous ne saurions admettre aujourd'hui.  Nos convictions religieuses les plus profondément tenues pourraient s'avérer désuètes ; nos approches courantes à l'esprit et la transcendance, désespérément faibles et hésitantes.  Nos chefs religieux les plus respectés peuvent s'impliquer comme des imbéciles s’accroupissant dans leurs sépulcres blanchies, et des saints auparavant ignorés, les remplacer d’un pas en avant.  Il nous sera peut-être nécessaire de lancer une révolution morale aussi innovatrice que celle industrielle : une évolution spirituelle aussi éclatante que celle scientifique. 

 

Enfin : « et alors ? »  L'humanité aurait pu déjà s’être condamnée, avant que nous n’entamions cette transformation de façon sérieuse, n'importe nos réalisations entre-temps.  Nous avons pu trop longtemps attarder.  Supposons que chaque transformation entreprise serait incapable de retarder notre malheur, mais parviendrait plutôt à l’accélérer.  Ceux qui bloqueront cette transformation peuvent demeurer si dominants et adroits qu'ils nous abattront pour nos peines, comme ils en sont parvenus tant de fois dans le passé, puis poursuivront la destruction de l’ensemble dans un orgasme d'omnicide que toutes leurs victimes ont apprêté si résolument.  La civilisation humaine pourrait se figer comme un jouet de remontage tourné trop durement dans le mauvais sens.   Et alors ?

Ce dont nous ayons le plus grand besoin à présent : de l'idéalisme, de l’héroïsme et de l'espoir ; des pensées, innovations et perspicacités nouvelles.  La médiocrité conservatrice nous déshonorerait, déshonorerait la mémoire de tous les spectres laissés dans notre sillage.  Si nous n'entreprenons pas ces transformations pour des raisons pratiques, pour des simples raisons de survie, nous le devrions pour notre plus grande gloire. 

Mourir comme des imbéciles nous tapissant dans notre médiocrité et trébuchant sur ceux innombrables éliminés par notre incompétence et indifférence : cela serait simple de cerveau, facile de muscle et entièrement déshonorant―l’ultime aspiration des politiciens Republican partout au monde.  Cela n'impliquerait aucun sacrifice de notre part ni appel à notre génie ni épanouissement de notre imagination ; seulement de la plainte de soi et prétention aux richesses et privilèges (sinon à la survie toute simple) jamais mérités.

S’étirer vers quelque chose d’infiniment préférable, bien que certifiée impossible, peut-être de si grande envergure qu’elle persisterait au-delà de toutes nos capacités, voici qui serait digne de notre honneur.

 

Voici ce que je constate à présent.  Chaque moment d’attardement rendra cette transformation plus difficile, plus risquée et sa réussite moins probable ; chaque mois gaspillé en pesant nos options les rendront plus périlleuses.  Le plus longtemps passé sans agir, le plus désespéré notre tâche quand nous déciderons enfin d’agir.  La chose en ce moment la plus périlleuse serait de ne rien faire et d’attendre, pépère, les ultimes conséquences de n’avoir rien fait.

Alors que je mets à jour ce pénultième chapitre, je suis mené à la conclusion que le moment de la contemplation ait prise fin, du moins pour moi.  Je dois convertir mes convictions en action, tant désagréable que cette étape à suivre puisse me sembler.  Je suis un homme d'étude ; l'action, c’est pour des poupées d’action assez négligentes pour pouvoir ignorer leurs conséquences.  Il me sera difficile d'imiter leur précipitation, là où des anges craindraient de prendre le pas en avant.

Qu’est-ce que je me raconte comme bobards !   Combien plus heureux suis-je en me recroquevillant dans mon manuscrit !  Une heure passée dans cet ouvrage solitaire m’apporte plus de contentement qu’une année entière d’activisme populaire ou de conseils bien rémunérés, sinon toute une vie remplie d’emplois fromages, rendue ténébreuse par les semblants de Nixon (élu deux fois), Reagan (deux fois) et Bush le Moindre (deux fois) et leur baise cul, Belzébuth.  Ce texte appelé APPRENTIS : voici pourquoi je suis né.  Mon restant ne sera que le remplissage d’une vie quelconque jusqu’à sa terminaison.  J’ai peur qu’après avoir bientôt achevé mon livre, il ne me restera qu’une seule pente en déclin.  Bien que j’aurai peut-être tord ; comme tout pessimiste authentique, je serai ravi d’avoir eu tord.

Je n’ai aucune idée où me mènera cette subite impulsion à l’action, puisque mes tentatives antérieures dans cette voie m’ont mené à la répugnance de mes incapacités, à ma déception quant à celles d’autres et à la frustration globale.    N'importe : aucune autre option pour moi.  Je dois retenir en tête l’idée que la perfection, l’ennemi du bon, soit impossible sur cette terre, et que l’excellence soit presque d’autant irréalisable. 

Je cherche toujours des compagnons de route, des maîtres, chefs et patrons, si avec de moins en moins d’espoir d’en trouver dignes.  Aucun groupe politique, aucune communauté en vue ne semble franchement partager mes principes ni disposé de les servir honnêtement.  L’appelle à l’action me décrète de dissiper ce sens d’isolement et découvrir ceux dignes de collaboration dans l’avenir.  Comment le réussir ?  Nous verrons bien.

Eh quoi, quant à toi ?  T’est-il devenu trop tard ?

 

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APPRENTIS : De la terre en armes au monde en paix

 

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