- QUE FAIRE ? -

 ENGLISH VERSION

 

SOMMAIRE D’APPRENTIS      INTRO ET VOCABULAIRE

 

« Je n'ai pas conçu ma mission comme celle d’un chevalier errant urbi et orbi afin de délivrer les gens de leurs situations difficiles.  Mon humble fonction a été de leur exposer comment résoudre leurs difficultés... Mon travail sera accompli quand je parviendrai à apporter à la famille humaine la conviction que chaque homme et femme est le gardien de sa liberté et de son respect de soi, nonobstant ses faiblesses corporelles. »  Gandhi, cité de Raghavan Iyer, La pensée morale et politique de Mahatma Gandhi, Oxford University Press, New York, 1973, p. 373.

 

Ma sœur Karen m'a rendu le grand service d’errer perplexe à travers un brouillon d'APPRENTIS, alors que je tentais de démêler son verbiage.  Elle prit au sérieux ce que j'écrit et s’en est bouleversée.  « Rien de ceci n’est de ma faute, » m’a-t-elle dit sinon quelque chose de semblable, « Qu'est-ce que tu t’attends à ce que je fasse ?  Comment protéger mes petits ?  Dis-moi que faire ! »

Par choix, APPRENTIS fuient le réductionnisme biographique et se bornent aux politiques d'information et à l'antinomie d’armes et de paix. 

Nous avons tous observé des cultes de personnalité.  Notre monologue interne nous en bombarde en direct à coups du culte de soi, et nous adorons quelqu'un sinon plusieurs autres de par les médias publics.  Vive Britney Spears !  Je trouve exténuant cet atomisme particulariste qui ne peut mener nul part.  Nous pourrions tant bien glorifier certains atomes de Carbonne en une géante molécule organique.  

Nous n’avons pas à attendre qu’un héros cambrant son cheval blanc ne réussisse tout seul à détourner ce cauchemar.  Trop souvent, des enthousiastes ont piqué ensemble du nez dans le bout profond d’une piscine remplie d’acide.  Ils n’ont réussi, en procédant ainsi, qu’à blesser de nombreux innocents et démanteler de grandes parcelles du paysage. 

Ou un consensus international d'Apprentis parviendra à résoudre ces problèmes, sinon personne n’en parviendra.

Gandhi, d’ailleurs, nous enseigna une autre vérité : que personne ne mérite de louange ni de plainte que selon la qualité de ses actions.  Seulement l’action de l'autre mérite condamnation ou approbation.  L'autre, lui- ou elle-même, est une manifestation divine, entièrement semblable à la notre.  Comme telles, toutes sont exemptes de notre haine.  Nous trébuchons chaque fois que nous nous écartons de ce conseil salutaire.

 

La transformation d’Apprentis croîtra comme un raz-de-marée.  De plus en plus de gens frayeront leur chemin à travers ces idées, les discuteront en détail et modifieront leur périple de ce fait.  APPRENTIS ne parviennent qu’à proclamer et hâter cette procédure organique à l’humanité.  Aucun besoin de compter sur les puissantes actions d'une poigné d’êtres brillants ni la transformation en sainteté de quelques autres ni l’accroissement de souffrances des restants.   Tout doux, tout d’abord.

Inscrits ci-dessous sont quelques priorités particulières que j'appelle en souriant des POLITIQUES.  Espérons qu'elles ne parviendront jamais à provoquer davantage d'erreurs de la part de monstres du contrôle (control freaks).  Choisis en tes favoris, sinon suis ton propre conseil.  Amuse-toi bien, de toute façon !

 

POLITIQUE D’AVANT ET D’APRÈS : CELEBRER DAVANTAGE ET MOINS SACRIFIER.

 

Ne parlons plus d’un paradis terrestre sans faute, mais de l’amoindrissement significatif des sacrifices et d’accroissements correspondants de célébrations.  Choisis-en une, choisis-en plusieurs et célèbre-les !  Évite de sacrifier quiconque sauf toi.  Célèbre-toi et la plupart des autres, tant mieux !

 

POLITIQUE LA PREMIERE & NON PAS : REALISER DE NOTRE MIEUX ET EVITER CE QUE NOUS NE REALISERIONS QUE MAL.

 

Nous ne pouvons suffisamment accentuer cette politique.  Elle s’applique aux individus et aux groupes ; au travaille, à l’art et l’adoration ; autant qu’à nos institutions et instruments.  Elle s’applique au pouvoir, à la gérance et au défi : à toutes les activités humaines.

La réponse la plus courte demeure : concentre sur ce que tu ferais du mieux. 

Tout le monde accomplit au moins une chose du mieux possible.   En ce qui concerne tout ce que nous réalisons, nous occupons un point d'excellence sur une courbe de cloche d'intérêts et de performances relatifs.  Tu pourrais claquer comme personne, le long de quelques-unes de ces montagnes russes.  Le long d'autres, tu t’écraserais et cramerais avant d’avoir atteint une vitesse respectable.  Concentre ta passion là où elle s'accorderait le mieux à tes talents.

Les directeurs d'armes préfèrent engendrer et gérer une armée de généralistes interchangeables.  Nous sommes battus comme des cartes à jouer, puis distribués là où nous montrons quelque utilité marginale, mais rarement notre ultime accomplissement.  Quand s'éteignent nos compagnons guerriers, nous devons prendre leur place en relève selon priorité d'âge et de routine.  Le monde des « ressources humaines » (quelle expression infâme !), ce n’est qu’un vaste entrepôt de remplacement pour la guerre.

Par conséquent, la plupart des activités humaines sont réduites à un médiocre rafistolage.  D'une manière ou d'une autre nous débrouillons-nous – compte tenu d’effroyables coûts et d’inefficacités pitoyables – à réaliser des travaux d’une utilité tout au plus marginale, ne réussissant qu’à nous dégoûter et excéder. 

Nos travaux sont décousus dans les tâches composantes les plus simples.  Afin de gagner notre pain quotidien, nous répétons quelques routines enfantines chaque jour durant des décennies, jusqu'à ce que nous étouffions de leur futilité.  Beaucoup de rêves personnels sont par conséquent réduits en purée, et nos aspirations se voient converties en frustration et désespoir.  Pour maintes gens, les embarras du sans-abri et du chômage sont leurs seules options à la médiocrité professionnelle, le mépris de soi et la requête existentielle que cela finisse et rien de plus.

Ce que nous désirons au plus profond de nous-mêmes, c’est que tout cela s’améliorerait à ne plus être reconnaissable, sauf autant que cette reconnaissance nous réconforterait.  Cela ne signifierait pas de perpétuer notre réalisation actuelle : cramer le passé afin de forcer le future à ressembler une caricature plus rassurante du présent.  Il s'agirait plutôt d'étudier le passé, de voir clairement dans le futur et de l’améliorer au-delà du couramment reconnaissable.

Prends donc le conseil qu'un bon docteur offre à son patient souffrant d’une mélancolie : va trouver un hobby.  Si tu peux en extraire de quoi vivre, tant mieux.  Quelques uns jouent très bien au piano, d’autres nous apportent honnêtement devant Dieu, d’autres savent cuisiner un risotto tueur, et d’autres encore obtiennent que des enfants sourient. 

Trouve ce qui t’intéresse sérieusement et va le réaliser.  Aucun talent spécial ne doit être gaspillé.  Si tu ne sais pas à quoi tu es bon (un échec que nous partageons presque tous dans cette civilisation avachie), ta solution est simple : fais de ton mieux pour les autres et du plus amusant pour toi-même.

Examinons le sens inverse.  Si tu n'as aucun talent pour quelque tâche, ne le mets pas de travers.  Abandonne-le au lieu et laisse à quelque enthousiaste l’opportunité de prendre ta place.  Si tu n’es pas un adorateur d'enfants, n’en fais pas ni n’en grandis ni n’enseigne aux bébés.  Si tu n’es pas confortable avec les langues étrangères, ne t’en ennuis plus.   Ne colporte rien dont tu ne crois pas.  Ne compromets aucune matière ni par incompétence ni par indifférence.  Ne protége pas des patrons égoïstes qui ne franchiraient pas la rue afin de te protéger.  Encore plus important, ne force pas aux autres de réaliser ce dont ils seraient moins qu’excellents. 

Il n'y a aucun acte plus lâche (ni plus destructeur, à la longue) que de se courber aux conséquences imprévues de l’inaptitude – la notre autant que celle d’autres – sans trouver des correctifs immédiats.

 

Au demeurant, beaucoup d’institutions réagissent comme des têtes de menhir.  Sans s’inquiéter de leur gamme de compétences, ils déclarent qu'ils peuvent résoudre (sinon offrir un compromis acceptable pour) tous les problèmes qu'ils rencontrent.

Bien.  Tous les systèmes et institutions réalisent extrêmement bien certaines astuces, et accomplissent remarquablement mal la plupart des autres. 

Prends le capitalisme (je t’en supplie, prends-le-moi !)  Aucune institution n’est meilleure à CRÉER ET CONCENTRER DE LA RICHESSE.  Dans de nombreux cas, la création et la concentration des richesses sont des activités essentielles.  Le capitalisme pur devrait régner dans ces cas et réaliser ce qu'il fait de mieux.  En revanche, le capitalisme manque (a toujours lugubrement manqué) de REDUIRE LA MISÈRE.  Si la situation demande que la pauvreté soit réduite, un écosystème équilibré, sinon la vraie croyance découverte ; ceux se déclarant des capitalistes devraient se congédier de ces responsabilités.

La même logique s’applique au militarisme, au communisme, à la foi religieuse et à tout autre procédé de pensée, de sensation et d’idéologie.  Là où efficaces, ils devraient être essayés avec largesse bienveillante.  De là où ils sont défectueux, pour n’importe quelle raison, ils devraient être refoulés en clôture.  Aucune méthodologie ne doit être absolument interdite ; elle doit simplement être consignée aux milieux qui bénéficieraient le mieux de son intervention—et qu’à ceux-là.

 Nous ne pouvons donc repousser l'organisation de commerciale mondiale (l’OCM), n'importent les maux qu'elle ait jusque là commise.  Nous aurons besoin d’une cour du monde, aussi d'une OCM, afin de bien régler le bazar mondial.  Une très sage organisation de commerce mondial nous sera essentielle. 

Nous devons persuader ses membres de stimuler la paix et supprimer les technologies d'armes comme couramment conçues.  Nous devrions exiger, par exemple, que l’OCM contrôle le commerce d'armes.  À présent, il y a 600 millions de hargnes à feu au monde : une pour tous les dix individus sur terre.  Encore pis, beaucoup sont marchandées, usagées et entretenues par des voyous, tyrans et gangsters meurtriers, tandis que des citoyens décents se promènent désarmés et sans défense.  Puis on se demande : « Pourquoi ces gens-là se font-elles abattre ? »  Les gérants de l’OCM ne doivent plus ignorer ni empirer cette prolifération d'armes.  Ils ne peuvent plus s'absoudre de cette réglementation, simplement parce qu’elle pourrait nuire à la souveraineté nationale.

Cette souveraineté nationale, voici un autre point ardent que nous devrons prendre en main.  Chaque nation devrait jouir de l’autodétermination absolue concernant ses membres volontaires, pourvu que très peu d’entre eux ne composent le numéro de téléphone 1-MES-DROITS pour se plaindre directement à la cour mondiale.  Aucun simple état ne devrait toutefois bénéficier de souveraineté externe : permission d’attaquer d’autres nations.  Comme un citoyen moyen et un détenu au parquet, ils ne doivent disposer d’aucun droit souverain d'attaquer d’autres victimes.

Qui plus est, nous ne pouvons tourner le dos aux riches, comme l’ont tenté les révolutionnaires d’antan.  Ceux-ci doivent se sentir libres d'accumuler autant de richesse dont ils aient besoin, à condition que tous les restants puissent subsister en confort.

Au fond, nous ne pouvons repousser ni embrasser chaque pratique sociale DANS SON ENSEMBLE.  Nous devons d’abord trouver ce qu’il fait convenablement et encourager cette pratique, ensuite déterminer ce qu’il fait mal et divertir son attention vers d’autres astuces dont il serait meilleur pratiquant.  Nos critères fondamentaux devraient être : est-ce que la paix en est rehaussée ?  Alors encourageons-le.  Est-ce que la mentalité d'armes en est rehaussée ?  Surveillons-le de près, dès lors, et soyons prêts de le rétrograder. 

Selon le texte d’APPRENTIS, rien n’a besoin d’être accepté ni repoussé dans son intégralité.  La vérité exige que chaque point de vue soit entendu, et que les principes les plus valides de tout le monde doivent être honorés.  La coopération par-dessus la compétition et la célébration par-dessus le sacrifice—sauf dans certains cas où ces derniers seraient obligatoires.

Selon la mentalité paisible, nos pires institutions sont celles qui nous exigent contrôle absolu, obéissance intransigeante et refus d’accommoder des influences extérieures.  Bien sûr, celles-là sont nos institutions d’armes les plus foudroyantes, vigoureuses et persistantes : celles que nous vénérons le plus et qui nous infligent les pires ravages.

 

Ces suggestions, à elles toutes seules, prendraient des vies entières à réaliser.  A présent sommes-nous mandés d’accomplir des tours que nous ne souhaiterions réaliser ni ne serions capables de bien réaliser.  Nous obéissons à cette folie de façon implicite.  La communauté se prend de grandes peines pour briser nos talents et nos aspirations les plus élémentaires.  Jusqu'à ce qu’elle ne rende appui sincère à nos priorités les plus intimes, nos meilleurs chefs-d’œuvre ne pourront se matérialiser sans lutte de titan.  

Nous sommes arrivés au point d’exiger cette lutte : ce véreux gaspillage de temps et d’effort nous est devenu le préalable obligatoire de toute créativité artistique.  Nous devons bel et bien souffrir avant d’être permis d’accomplir ce que nous ferions de mieux.  Plutôt devrons-nous mieux accomplir ce dont nous serions le mieux disposés, jouissant de l’appui enthousiaste de notre culture. 

Une fois que cette transformation prendra son ascendant, une abondance sans précédent pourrait être débloqué et d’incroyables chefs-d’œuvre dérouleront de chaque discipline : produits en masse quoique d’une excellence nonpareille.

 

POLITIQUE LA 2eme : NOUS RASSEMBLER.

 

Va trouver des gens semblables et jouissez d’activités réciproques : lectures, arts, hobbys, œuvres charitables, APPRENTIS, n’importe quoi.  Agissez en concert au sujet des questions qui vous seront d'inquiétude sinon de célébration mutuelles.  Trouve de nouvelles recrues ; forme des groupes différents aux buts différents.  Branche-toi dans des réseaux informatiques et bases de donnés.  Assiste à l’assemblée d'adoration de ton choix et laisse-lui refléter ton esprit.   Mets-toi en contact direct avec des Apprentis pairs, même de l'autre côté de la planète.  Chasse cet envahissant sens d'aliénation dont dépend la mentalité d'armes.

 

POLITIQUE LA 3eme : SE RENDRE POLITIQUE.

 

(Pas pour moi, celle-là ; seulement pour des enthousiastes.)

Assiste aux fonctions politiques et fais-y entendre tes opinions.  Prends en charge les plus importantes responsabilités de gérance dont tu te sentirais capable.  Grimpe l'échelle politique aussi ascendant que tu puisses en supporter la chaleur.  Mets-toi en contact avec des ouvriers médiatiques.  Écris, appelle et rends visite à tes représentants politiques ; rends-leur plein l'oreille !  Contacte des individus et corporations célèbres pour leurs accomplissements, bons ou mauvais. 

Vote, même quand tes choix te paraissent des options insignifiantes qui sembleraient rendre perdants autant toi-même que l’Autre.  Affirme tes convictions politiques et défie celles de tes associés.  Chaque fois que tu trouveras une proposition de loi inacceptable, insiste sur ton droit d'enregistrer une abstention dégoûtée.  L'anonymat politique, voici le refuge conjoint des victimes et des bourreaux ; voici pourtant une forme d'évasion qui s’est rendue trop coûteuse.  Nous serions plus prospères et tranquilles si nous confrontions nos responsabilités, au lieu de les fuir.

 

Chaque fois tu refuses de voter,

Tu approuves des politiques et politiciens

Que tu détestes le plus !

 

Ceux qui déclarent fièrement qu'ils « ne sont pas politiques » le sont en réalité.  Ils ont tout simplement et fâcheusement conclu que leurs besoins sont mieux servis par le statu quo.  Celui qui refuse de voter par pur dégoût, ne fait qu’aigrir sa nausée existentielle.

 

POLITIQUE LA 4eme : PRATIQUER DE LA CHARITÉ.

 

Le plus d’argent que tu contribueras à des bonnes causes, le moins qu’obtiendront des directeurs d’armes.  Applique ton temps et argent à des individus nécessiteux et des instruments dignes.  Dîmes, mais sois-en astucieux.  Ne pellette pas bêtement de l'argent vers quelque charité monolithique ou corporation ecclésiastique.  Sans doute leurs directeurs déformeront-ils leurs mandats légitimes au moyen d’ordres tordus du jour, soit particuliers ou institutionnels. 

Trouve de nouveaux moyens d'aider des individus.  Tire-toi au-delà de ton cercle d'amis et de clients.  Sois bon et fais bon compte de ta bonté. 

La charité déverrouille le miracle.

Quelqu'un d’incertain m’a jadis demandé (en faite, il n'était point incertain ; ce fut plutôt un de ces calomniateurs de la charité, comme il y en a tant !), « Ainsi devrai-je cheminer autour de la ville et distribuer de la monnaie ? »  Dans tes moyens, oui, en effet.  Abandonne-la comme tu la recevrais.  En effet, c'est toi.

 

POLITIQUE LA 5eme : RÉALISE CE QUE TU VISUALISES.

 

Note l'autocollant au pare-choc d’une automobile, inscrit du texte : « Visualise la paix globale. » 

La visualisation constructive devrait être une aptitude instruite à chaque jeune Apprenti.  Voici une autre compétence de survie que nous sommes attendus à apprendre par osmose, par procès et erreur, sinon point du tout.  Quelle instruction misérable que nous subissons !

Par exemple, inscris une liste de souhaits et colle-la sur ton miroir de salle de bain.  Note et raye ceux qui se manifesteront dans ta vie.  Rafraîchis de temps en temps ta liste : une très simple forme de visualisation. 

Ces compétences obligatoires incluent le judo et d’autres arts martiaux capables de nous enseigner comment tomber sans se casser des os.  Quelque chose de semblable devrait être enseigné à chaque bébé apprenant à marcher.  Ainsi de même, la natation.

La transcendance de cette ignorance, ce n’est toutefois que la demie bataille.  Une fois que tu visualiseras tes idéaux, RÉALISE-LES.

 

POLITIQUE LA 6eme : EMBRASSER NOS RESPONSABILITÉS.

 

Je refuse de me considérer comme une victime.  Cette vie, c’est mon chef-d’œuvre.  Je dois, à moi tout seul, la réaliser, la diriger et en jouer le rôle principal.  Je possède 100% de tout ce qui existe dans ma vie et dois en être totalement responsable.

Disons que quelque chose de remarquable t’advient, pour le mieux ou le pire.  À toi de te demander, « Pourquoi est-ce que j'ai attiré ça dans ma vie ? »  Mes remerciements à CONTEXT, Inc. pour m’avoir verbalisé cette conviction subliminale.  C’est dommage qu’Andy Revell, le fondateur de Context, soit mort en 2004 ; sa disparition sera bien regrettée. 

N’en fais pas là une raison pour te sentir coupable d’avoir vécu durant une période agité ni d’être malade ni de te trouver dans un pétrin.  Au lieu, fais-en une méthode d’attirer des meilleures circonstances pour toi-même et pour d’autres.

Ainsi pourrais-tu rédiger une liste de vœux tant transcendants que pratiques.  Ne serait-ce qu’une liste de vœux ne nécessitant aucun réalisme pragmatique !  Laisse-toi rêver de bonifications quasi-praticables et liste-les.  Colle cette liste sur ton miroir de salle de bain et passe-la en revue à chaque lever matinal et avant de te coucher le soir.  Après un certain temps, contemple ceux s’étant réalisés de façon presque miraculeuse.  Remercie dieu (sinon ton équivalent particulier) de ces dons.  Renouvelle cette liste à ton gré.  Je me répète afin de t’encourager.  Appose la paix globale sur la première ligne de ta liste.

APPRENTIS : voici la mienne.

Changeons ce que nous pouvons pour le mieux et mourons dans la tentative de changer ce dont nous nous présumerions incapables.  Merde quant à « trouver patience envers les choses que nous ne puissions changer ! »  N'accepte rien de moins que l'excellence dans ta vie et la somptuosité dans ta communauté.  Prends des risques, aie du cran et aime sans crainte.   Rappelle-toi les paroles du Révérend Jesse Jackson et « Ravive l’espoir ! »

Nous devrions tous être assoiffés, abreuvés et souls de la paix de Dieu.

 

POLITIQUE LA 6eme ET DEMI : CULTIVER LES RIRES. 

 

Des maîtres de rire devraient inaugurer toutes les cérémonies, formelles et autrement ; l’initier en public selon une cérémonie formelle, sinon en privé d'après des habitudes particulières.  Ha, ha, ha !  Gandhi fut si sévère malgré son humour chronique ; toi, déborde de rires.  Les rires sont parfaitement appropriés dans toutes sortes de circonstances que nous n’admettons pas.  Promeut le rire spontané dans toutes sortes de circonstances, soit qu’ils te paraissent inappropriés.  Le rire en masse est une autre clef de passe au miracle.

 

POLITIQUE 6.75 : PLEURER D’HONNETES LARMES, QUAND LES RIRES NE VIENNENT PLUS. 

 

Te repentir et transformer le tout, du fond de ton cœur jusqu’à l’univers.

 

POLITIQUES LES 7eme & 7eme ET DEMI : SAISIR LE RÔLE PRINCIPAL, SI LE VOULANT BIEN, SINON S’OTER DU CHEMIN.

 

Le texte d’APPRENTIS est écrit en grande partie pour des chefs à venir.  Quiconque honorera sa passion, celui-ci mènera dans cet enclin. 

Jusqu’à présent, des gens d'énorme profondeur d'esprit, de grand cœur et de sagesse universelle se sont retirées en dégoût de la gérance du monde—bien que cela soit leur obligation naturelle.  Ils doivent reprendre la lutte et nous ramener au bon chemin dont nous nous sommes égarés.  Nous avons grand besoin d’elles toutes.  Hommes et femmes, partout, aussi bons qu'ils puissent l’être et s’améliorant à chaque instant.  Nos besoins exigent leur massive coopération.  Ces meilleurs chefs doivent gagner droit immédiat de passage à leur passion.  Les temps de contemplation et de non-intervention ont pris fin ; il est l’heure de descendre de la montagne, monté sur le bœuf de la sagesse (selon le Tao.)

Aux esprits moins talentueux (dirigés ailleurs), ôtez-vous du passage !  De se disputer cette direction, cela n’arrive qu’à perdre trop de temps : un temps précieux que nous n’avons plus à gaspiller.  Autrement, aux ordres de la mentalité d’armes, la plupart des rôles principaux sont saisis par des malveillants officieux, à défaut de mieux.  Il n’y a que des pourris en moralité qui puissent justifier les contradictions tarées de la mentalité d’armes : les seuls à contenter leurs besoins triviaux d’une si piteuse récompense en soutenant leur médiocrité sournoise.

Il n’y a que l'exemple transcendant de chefs remarquables à chaque niveau, qui puisse améliorer la direction moyenne.  Avec tant de mauvais modèles de rôle, il n'est pas difficile de comprendre pourquoi nos chefs se rangent en ligne pour enregistrer leur faillite morale.

La terre actuelle, c’est un terrain vague géré par des chefs de guerre ; l’humanité doit se rendre en une tribu magnifique gérée par des chefs les plus honorables que nous puissions trouver.  Le salut militaire doit être rendu au grade plutôt qu’à celui portant les galons ; la salutation politique doit être rendue aux individus exceptionnels plutôt qu’à leur grade de classe.

 

Un chef tout seul, c’est comme la proue d'un bateau moins sa quille et sa coque.  APPRENTIS font signe à ceux qui ne souhaiteraient jamais mener, autant qu’à ceux le souhaitant. 

Le prolétariat d'info cultive son élite sur demande, un peu comme une colonie d'abeilles cultiverait sa nouvelle reine.  Tandis que les prolétariens peuvent soutenir leur élite courante, ils doivent aussi élever un complément varié de proto élites.  Élevons les meilleurs chefs que nous puissions trouver et portons-les en triomphe dans la salle de ville. 

Condamner les chefs courants : voici une demie mesure.  Quiconque se satisferait de si peu, abdique sa prise de décision aux autres et à leur mésentente de son malheur.  Si tu ne veux pas mener, soit.  Va chercher ceux le veulent, trouve ce qui leur fait tic-tac et s’ils peuvent aimer sans crainte.  Ensuite, soutiens-les et propulse-les aux positions de responsabilité.  Défie leur droiture.  Veille sur eux, corrige-les quand ils s'égarent et insiste qu'ils fassent de leur mieux.  Sinon remplace-les.

 

POLITIQUES LES 8eme et 8eme ET DEMI : DÉVELOPER APPRENTIS, DEVENIR APPRENTIS.

 

Lis ce texte.  Familiarise-toi avec, discute de ses propos et débrouille-les où ils ne tournent pas rond.  Trouve des meilleures options et envoi-les moi pour les incorporer.  Fais publier indépendamment tes meilleures idées.   Parle aux autres, d’idées dans ce livre, et trouve ce qu'ils en pensent.  Identifie crimestop et affronte-la implacablement.  Défie la mentalité d’armes dans tes propres pensées et ronds journaliers de conversation et d’Apprentissage.

 

POLITIQUE LA 9eme : PRATIQUER LA SATYAGRAHA.

 

Réalise la victoire mutuelle.  Trouve ce dont les autres ont besoin, sache ce dont tu ais besoin et fais paraître les deux.  Pratique la règle d'or avec tout le monde y compris toi-même.  Si tu ne te rappelles pas de la règle d'or, trouve-la et mémorise-la.  Comme tout ce qu’il y a de meilleur dans la mentalité paisible, elle est commune à toutes les langues et cultures.  Je ne puis manquer de te la répéter ici :

 

Fais aux autres comme tu souhaiterais qu’on te fasse.

 

POLITIQUE N’ETANT PAS LA 10eme : N'AVOIR PAS D'ENFANTS, À MOINS DE LE DEVOIR.

 

À moins que tu ne sois une de ces personnes extraordinaires devant avoir un enfant, n’en fais pas.  Pense au lieu à joindre une communauté d’élevage d'enfants, à adopter, à te rendre en un maître paisible, à appartenir à une organisation de grands frères ou de grandes sœurs.  Comme Gandhi, trouve un meilleur débouché pour tes emprises reproductives. 

Le moins d'enfants que nous aurons, le moins de problèmes auxquels nous aurons à faire face. 

C'est assez simple.  Des couples ayant un enfant ou aucun contribuent aux Apprentis ; ceux qui en ont deux se reproduisent ; ceux de trois ou plus produisent en série des guerriers et génitrices de guerriers.  Ceux qui inséminent et courent, et celles qui se rendent enceintes et se tapissent, produisent une progéniture que nous devons sustenter avec toute la force du monde paisible.   Aucun enfant ne pourra être abusé au monde paisible—à la différence de la terre en armes.  Au monde en paix, de tels abus seraient une disgrâce sans précédent.

Chacun de nous a été traumatisé par la mentalité d’armes, empoisonné par sa violence et sa contre-vérité.   De façon perverse, nous avons trouvé ces terreurs bizarrement satisfaisantes.  Couper plusieurs fois en deux le nombre des naissances humaines, durant les décennies à venir, voici qui pourrait exorciser ce cauchemar collectif.

 

POLITIQUE LA 11eme : APPRENDRE !

 

Nous sommes tous des Apprentis, l’avons été depuis toujours et le serons pour aussi longtemps que nous errerons ici-bas sur terre.

Un aéroport jongle des avions et des voyageurs ; son ensemble tourne autour de la fluidité de leur transition.  Les êtres humains sont construits pareils, afin d’apprendre.  Quant à l’humanité : tous ses besoins et désirs, toutes ses aspirations et frayeurs se réunissent dans l’Apprentissage.  D’apprendre ne s'augmente pas dans le luxe ni ne diminue dans la pénurie ; le matériel et l’esprit l'absorbent également.  Pratiquer du bien et souffrir du mal, voici des scénarios comparables d’Apprentissage.  La naissance et le trépas sont parmi ses leçons les plus instructives.  Vis pour apprendre et apprends à vivre.

Une fois que nous reconnaîtrons que d’apprendre la musique de l'ADN est la raison principale que nous passons chaque moment sur cette belle planète désolante (comme révélé dans Le serpent cosmique, Jean 1-5 et Genèse 28-12 de la bible, parmi d’autres), tout le restant assumera sa place légitime dans l'ordre des choses.  Peu importe ce que le destin puisse nous apporter ; nous retiendrons toujours l'option de bien mourir et de réincarner dans la vie du Christ.  Une fois que nous saisirons cette idée, personne d’autre que nous-mêmes ne sera capable de nous en détourner.

 

POLITIQUES LES 12eme, 12eme ET TIERS et 12eme VIRGULE SIX, SIX, SIX… : CREUSER DES ÉTANGS, CREER DU COMPOST ET PLANTER DES ARBRES ET DES HAIES.

 

Les étangs artificiels et peu profonds sont des aimants naturels pour la terre arable aéroportée, le pollen et les sédiments érodés.  Tandis qu’elles vieillissent et tombent en déchéance, des plantes aquatiques se rendent en un engrais parfait.  Ainsi que les ordures de maison sont plus utiles, une fois fermentées en terre arable et en méthane – à condition que ces maisons soient maintenues propres et salubres – qu’en cendres d'incinérateur et liqueurs de décharge d'ordures. 

Les moyens de régénération du sol vont bientôt subir une renaissance de nouvel age et amender des milliers d’années de négligence autorisée.

Il se trouve que la technique agricole primitive « d’abattre et brûler » peut être remplacé par celle plus pensive, appelée terra preta, selon laquelle des tas de végétation abattue et mise au feu sont recouverts de terre ou de foins.  Cette brûlure à basse oxygène, appelée bio carbonisation (bio char ?) emprisonne d’énormes quantités de Carbonne et d’éléments de trace, rendant de façon presque miraculeuse des terroirs blêmes et pauvres dans de semblables noirs et gras.  Au boulot !

Célébrons donc chaque fête locale !  Plantons des arbres, arbrisseaux et haies hardis dans notre climat et naturels dans notre localité.  Rejoignons nos voisins pour créer des nouveaux bosquets, parcs, vergers et forêts.  Plantons des arbres le long des lignes de démarcation biologiques décrites dans ce livre ; plantons encore plus d’arbres et de haies !  Obtenons que nos politiciens nous promettent de planter encore plus de forêts : une promesse que pourraient honorer même nos politiciens actuels.

 

POLITIQUE LA 13eme & BIENHEUREUSE : CULTIVER NOTRE JARDIN.

 

Laisse-moi te citer la dernière ligne de Candide par Voltaire : un chef-d’œuvre de mon maître d'enfance et pionnier favori de science fiction.

 

« Cela est bien dit, répondit Candide ; mais il faut cultiver notre jardin. » 

 

Chaque jour, des milliers de pièces de rebut irréfléchies soufflent depuis les rues de notre quartier pauvre et global.  Notre terrain du devant est une sale litière de verre cassé et d’ordures qui nous prendra des âges pour rendre propre.  Sous ces couches d’ordure résident celles supplémentaires de haine, de frayeur et de douleur psychique. 

La terre en taudis crée ses propres décharges : matérielle, culturelle et comportementaliste.  Les habitants de quartiers pauvres se trouvent plus confortables en s’entourant de décharges consolantes et familières.  Comme des insectes irréfléchis, ces pauvres éparpillent de l’ordure afin de construire autour d’eux leur propre quartier pauvre.  Ils marquent le paysage avec les manifestations en rejet de leur frustration, crainte et douleur.  Beaucoup de riches leur encouragent de se différencier ainsi.  Personne ne leur propose une meilleure option : celle plus digne et mieux soignée pour tous ceux impliqués, et d’autant plus pour ces dirigeants.

Une fois que nous aurons enlevé toutes ces ordures, nous disposerons d’un terrain vague stérile et d’une nouvelle décharge quotidienne.  Que faire ?  Tout abandonner ?  Endurer dans la crasse ?   Gémir quant à la réduction de nos marges de bénéfices ?   Nous abandonner aux demi mesures à demi réconfortantes ? 

Jamais de la vie.  Chaque jour, autant que nos cœurs tiendront, nous retirerons toute cette saleté.  Son coût ne nous importera pas.  Nous le ferons repousser, ce jardin, le sèmerons, l’arroserons et le soignerons affectueusement.  Nous planterons de nouveaux arbres et arbrisseaux et les soignerons aussi bien.  Avec un peu de veine, nos voisins nous imiteront, attirés par notre exemple.  Tandis que ces horreurs locales redeviendront des jolis jardins, notre voisinage désastreux se transformera en un espace vert digne de notre estime.

Augmenté un petit peu, voici exactement ce que nous devons accomplir à travers la planète.  La mentalité d’armes – traînée dans la lumière du jour comme un tapis pourri – sera balancée comme superflue ; ses tergiversations de fausse économie, plus jamais admissibles.

 

POLITIQUE LA XIVeme : JEUNER QUAND CE SOIT COMMODE

 

Dès qu’un Apprenti guérisseur digne en conviendrait, sens-toi libre de t’abstenir de nourriture solide, que ce soit pour une journée par semaine, un jour tous les quelques mois sinon durant des conjonctures spéciales.  Bois des liquides salubres et casse croûte sans culpabilité, dès que cela te conviendra. 

Les Apprentis doivent devenir des intimes de la faim, la connaître si bien qu'ils ne permettraient à aucun étranger de s’affamer involontairement, tout comme ils l’empêcheraient aux membres de leur famille. 

Le jeûne, voici un libérateur spirituel et un doux exercice dans le besoin de moins.  Ton corps te remerciera d’avoir jeûné dans les limites du raisonnable et tes méditations s'en amélioreront.

 

POLITIQUE LA XVeme : RENVERSER LA POLARISATION SENTIMENTALE ENTRE LES ARMES ET LA PAIX

 

Selon Roland N. Stromberg, dans La rédemption par la guerre : Les intellectuels et 1914, presque tout le monde en Europe fut emporté par les sensations suivantes quand débuta la guerre.

L’exaltation, l’éveil spirituel, la transformation, l’affranchissement de la petitesse et des mesquineries, surtout une montée subite de consentement réunissant des personnes de toutes sortes : les braves gens avec les intellectuels, ceux de droite et de gauche ...  Le mysticisme de l'union sacrée, l'extase de la communauté récupérée, l’union des coeurs, l'appel au rassemblement de l'empire, l'ardeur ravivée, le renouveau de la force et du courage, le sentiment de confrérie, l’esprit de la discipline et du sacrifice.  L’extase révolutionnaire visant à épurer un monde corrompu, au moyen d’un grand feu qui en consumerait la totalité.  La révolte contre une société rationalisée et mécanisée, l’évasion d'une certaine particularité malencontreuse, d’être rattrapé dans quelque chose de monumental et d'une importance historique, et l’émancipation sexuelle des guerriers.  Le rendement provisoire au silence et l’amortissement permanent de ceux opposés à la guerre.  Une fièvre.  La sauvegarde du christianisme (choisis ta religion préférée.)  La force physique chargée d’énergie morale devient semblable à l'amour.  La guerre apporte le sentiment religieux même aux anti-religieux ; c'est une apocalypse.  L'abandon de l'internationalisme et de l'objectivité scientifique ; le triomphe des émotions par dessus la raison ; la poursuite de l’héroïsme, de la noblesse et de la générosité, ainsi que l'aventure, le danger et même la mort.  L'impératif de la solidarité et du sentiment de parenté, un sentiment renouvelé d’accord entre l'individu et la nation entière, la camaraderie des tranchés.   La guerre martèle le monde dans de nouvelles formes ; elle est véridique dans son sens existentiel : l'ennemi et le danger en guerre sont suprêmement véritables.  Par contre, la paix semble abstraite au point de perdre à l'individu toute son identité.  L’unification fondée sur quelque chose de très simple : l'ennemi commun.  La rentrée des minorités patriotiques dans un afflux primordial, l’harmonie sociale, la solidarité, la justice distributive et le salut par la souffrance.  Les anciennes raisons pour la guerre furent la nécessité, le devoir et la justice ; en 1914, ses « nouvelles » raisons devinrent le renouveau, l’aventure et l’apocalypse.

Chaque Américain ressentit quelque chose de pareil après l’onze septembre.  Stromberg déclare que les soldats en première ligne maintiennent ces sentiments plus longtemps que les civils en arrière secteur, qui réintègrent beaucoup plus rapidement l'aliénation courante en temps de paix … Ce qui pourrait expliquer pourquoi beaucoup de combattants ont tant de difficultés à réintégrer le monde civil dont ils ont perdu contact.

 

Il appartiendra aux Apprentis de transformer la réalisation du monde paisible dans le genre campagne militante pour lequel les êtres humains semblent avoir été encablés au préalable, afin de recruter et multiplier des sentiments analogues durant l’extension de la paix globale.  Ils devront représenter la guerre comme une formule égocentrique, un amortissant spirituel et le semeur de désaccord entre tous les peuples.   En d'autres mots, ils exalteront la paix en parfaite sincérité et exposeront la pleine vérité quant à la guerre. 

Cet exercice d’esprit et de propagande sera très coriace.  Les Apprentis devront se convaincre de la droiture de leur cause, puis raffermir leur conviction et convertir le restant du monde au moyen de la pureté de leurs actions concertées.  La moindre trace d'hypocrisie et d’hésitation dans le renversement de ces sentiments diminuera les avantages du monde paisible.

 

POLITIQUE XVIeme et surtout pour les plus petits : PROTEGER VOS YEUX ET VOTRE PEAU !

 

Alors que tu lis ces mots, la couche d'ozone s’effile et le soleil lui-même adopte un air fatalement désapprobateur.  Les habitudes de la vie en plein air – autrefois plus salubres – ne nous offrent que du cancer de la peau et de l’aveuglement juvénile.

STP, fais que tes gosses portent des lunettes de soleil et des chapeaux ombrés quand ils sortent dehors !  Étale-leur une bonne pommade anti-solaire à chaque instant.  Ils te remercieront après, de tes intrusions agaçantes, quand leurs contemporains se rendront en aveugles prématurés et en cancéreux de la peau durant l’entre des deux ages.

 

 POLITIQUE XVIeme et quelques : LE NEZ, C’EST POUR RESPIRER ; LA BOUCHE, POUR DISCOURIR.

 

L’Oxygène est une drogue d’addiction à cent pour cent fatale : le déchet des plantes et des cyanobactéries.  Le corps humain fut conçu pour en consommer le minimum nécessaire, le respirant de façon restreinte par le nez.  A moins d’une course ou de quelque autre activité vigoureuse, nous en prenons beaucoup trop, quand nous respirons par la bouche, ce qui résulte en une diminution cumulative de notre vitalité. 

Si tu t’attrapes respirant par la bouche, mets-toi consciemment à respirer par ton nez tout de suite et en permanence.  Si tous les Apprentis se mirent à respecter cette simple règle, de nombreuses sottises diminueraient en proportion, ainsi que beaucoup de vieillissement prématuré d’organes corporels ; surtout ceux en contact directe avec l’air respiré : les poumons et la voie digestive, aussi les yeux et le cerveau qui prennent de façon réflexive plus d’oxygène qu’ils ne nécessitent quand ils en trouvent l’opportunité.  Après tout, tu serais en train de respirer par ta bouche (ce qui ne serait nécessaire qu’en cas d’urgence dans la nature), cela doit donc leur exiger un surcroît de concentration.  À longue échéance, trop d’oxygène peut leur être aussi nuisible que pas assez.  

 

POLITIQUE LA XVIIeme : EN MOURRANT, PRENDS-MOI DES NOUVELLES DE CHEZ JÉSUS.

 

Moi, je suis un chrétien du placard (closet Christian).  Jésus nous enseigna précisément comment prier Dieu selon Matthieu 6.  Cela n’à rien avoir ni de prêtrise ni d’église ; au contraire, seulement de toi tout seul dans une chambre close.  Va voir pour toi-même dans ta bible.

Quand nous mourons, je crois que nous devons nous réincarner sur la Roue du Désir, de la Peine et la Mort.  Nous l’avons aveuglement répété pendant des incarnations sans compter, à travers des écologies multiples depuis que débuta la vie.  Je commence à pressentir que toutes nos consciences particulières (sinon cette conscience solitaire que nous partageons tous) doivent se balader à travers l’intégralité de ce trajet et pénétrer chaque bulle de vie dans la chaîne d’ADN qui croise l’univers à la vitesse de la mort.

Jésus nous laissa beaucoup de paraboles énigmatiques dans la bible.  Je crois qu'Il nous invitait à nous réincarner dans Sa ligne de vie et ainsi de nous sauver. 

Nous croyons, probablement à tord, que tous les prophètes nous ont enseigné des astuces différentes (des cultes et pratiques différents) tout en retenant un but commun (le salut).  Au contraire, ils nous ont tous appris la même chose avec des buts différents. 

Il y eut les lignes de vie du Christ, de Mohammed et d’autres prophètes et visionnaires, et le cours de vie de tous ces noms fameux qui ont attiré de l’attention massive de leurs admirateurs et réincarnés : dont les yeux reluisaient d’en dehors et du dedans du charisme de millions d’admirateurs (Napoléon, Cléopâtre, tous ces gens-là ont dû être réincarnées par leur fans.)   Parmi eux, concentrons notre attention sur l’humble pèlerinage de Jésus. 

Mohamed prêchait la meilleure préparation en vie pour la réincarnation ; Moise et Abraham, la loi de Dieu ; Bouddha, comment parcourir ce circuit infini de réincarnations équivalentes ; Mani, de l’intime combat entre le bien et le mal dont l’énergie anime cet univers ; et Jésus, comment échapper de façon permanente de ce plan matériel et ainsi se sauver l’âme.  Gardant cela en tête, ses paraboles se rendent parfaitement compréhensibles. 

Quand je meurs, cette fois-ci, je projette de rechercher dans la noirceur contenant toutes les conceptions et terminaisons matérielles, la conception immaculée de Marie et la résurrection du Christ.  Celles-là doivent être des phares psychiques qui se différencieraient brillamment de toutes les autres dans l'univers.  Des phares à grande porté sur un terrain d’atterrissage lourd, parmi les accouplements furtifs qui se poussent dans l’obscurité, sinon d’autres un peu mieux éclairés : dans lesquels nous pourrions choisir de renaître pour la millionième fois.

J'espère permettre, cette fois-ci, à mon âme de « renaître encore une fois » dans Sa vie, et d’ainsi rendre ses yeux plus luisants de façon infime.  Ce, supposant que j'aie le cran de m’offrir pour Son agonie.  Je projette donc d’en être sauvé en m’échappant de cette roue de la vie et entrant en directe au ciel—ainsi qu’Il le souhaitait, comme Il nous eut promis, comme il leur plaira au Fils de Dieu et à ses compagnons de recréé. 

Je puis devoir revenir et répéter ce message.  Il se pourrait qu’une insuffisance de gens ne le saisisse et ne le répète durant cette tourné de ronde.  Je préférerai plutôt que tout le monde le comprit absolument, le rendit en mémoire raciale et m’épargnât un autre de ces retours effarants.  Moi ou quelqu’un d’autre, nous devrons revenir ici, le fantasmer et le répéter tant que ce monde refusera de le retenir consciemment pour ceux à venir (eux-mêmes.)

Une fois que tu auras saisi ce message, personne ne pourra te l’extraire ni en te contraignant ni en te le disputant.  Pourvu qu’il convienne à tes sentiments, tu pourrais en être sauvé, sinon pas.  Une fois que tu te décideras de t’en servir, plus personne ne pourra te retenir.  Pour la première fois dans toutes tes vies imparfaites, tu seras parfaitement libre. 

Quand tu meurs, je t'invite à arracher cet étroit couvercle de sortie d’urgence, au travers le hublot duquel j'ai pu momentanément entrevoir une vision du salut.  Voila un passage bien serré !  Espérons que ce message s’étendra à assez de gens et, en fin de compte, à tout le monde.  Ce serait la seule manière d’élargir ce passage à l’échelle de l’ADN encore plus important que celui de la mort.

Ainsi cuirassés dans la vie et n’ayant plus rien à craindre, nous devons bâtir le monde paisible. 

(Retour à l’onzième politique.)

 

C’est bon.  Ma sœur tant bien aimée, voici pour l’instant la somme des choses.  Tu pratiques tant de choses à merveille, de façon spontanée et sans grand encouragement ni autorisation.  Ta réussite surpasse la plupart des autres que j'ai connues.  Tu élèves tes enfants aussi bien que tu le peux ; donc grandiront-ils aussi bien qu’ils le pourront.  Espérons que nos descendants – tant spirituels que génétiques – prospéreront ainsi que nous ne puissions imaginer.

 

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APPRENTIS : De la terre en armes au monde en paix

 

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