- LA MILICE MONDIALE (II) -

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SOMMAIRE D’APPRENTIS      INTRO ET VOCABULAIRE

 

 

Dans l'avenir, la formation de ces milices sera universelle.  Les petites nuisances (armes) seront cadenassées en maison dans les communautés en bon ordre, et gardées dans des arsenaux avoisinants, là où des hostilités récentes ont accru. 

Chaque adolescent en bonne santé recevra une formation militaire : ne serait-ce que des premiers soins du combat et de l’emballage logistique homme porté pour des protestataires consciencieux.  Ces Apprentis guerriers seront nommés éphèbes (selon le grec pour des jeunes approchant à la maturité).  Des expressions équivalentes en localité seront acceptables, ainsi que le serait « Apprenti guerrier » ou son semblable local.  Cette formation prendra deux ou trois mois pendant quelques vacances d'été, une semaine tous les quelques mois durant deux ou trois années subséquentes, et aussi longtemps et fréquemment ensuite que permettront les élections et l’adhésion volontaire en localité.

Je doute que le droit de vote doive être attaché à un engagement militaire.  Voici le modèle suisse : on ne peut voter sans avoir rendu son service militaire.  Les Apprentis devraient discuter de cette idée.  Le travail social volontaire doit rester entièrement séparé de tout engagement militaire.  Le monde en paix sera fondé sur un rendement beaucoup plus important de services volontaires. 

Ce n’est pas tant une question de garder l'école, l'église et l'état séparés.  La religion fait partie intégrale du gouvernement, elle l’en aurait toujours.  Les fonctions et institutions d'armes doivent être mutées en vestige alors que celles paisibles doivent reprendre l'avant.  Nous devrions séparer les fonctions de soutien de vie, de celles du massacre, et les fonctions du gouvernement de celles administratives.  Sous ces séparations du pouvoir, l’administration locale contrôlera toutes les fonctions de soutien de paix y compris la milice locale.

 

La milice du monde aura besoin de petits cadres d’instructeurs militaires à plein temps, de combattants spécialistes et de chefs tactiques : des condottieri (mercenaires) de milice. 

À la différence de celle suisse dont le corps d’officiers a rendu militarisée et aristocratique la classe d’élite, et d’officiers candidats israéliens dont une majorité provint de certaines écoles et kibboutzim (et, à présent, des communautés d’ultra sionistes) ; ces guerriers professionnels ne doivent pas avoir de source rassemblée de recrutement, d’affiliation politique ni d’autre source d’embauche.

Le montant de ces forces de condottieri doit rester dangereusement bas et leur rétention au mérite, strictement concurrentielle.  Ceux-là effectueront leurs fonctions sous un examen politique intensif et minutieux, et accepteront des transfères mondiaux aux intervalles capricieux et pour aucune raison apparente.  Leur honneur militaire sera lié à leur fidélité aux décisions juridiques de la cour du monde.  Ils interpréteront toute déviation de ces décisions par leurs pairs professionnels comme une haute trahison et les corrigeront conséquemment.

Les gardes côtiers, douaniers et unités de la garde frontière seront recrutés depuis les milices locales.  Les responsabilités de la défense et des applications de la loi n’incomberont aux troupes de la cour du monde que si la milice et la gendarmerie locales se rendent trop corrompues pour imposer la paix et les réglementations globales ; par exemple, en malversations de la loi et en pêches commerciales par-dessus quota. 

Si des milices locales sont trop polarisées pour exécuter leurs fonctions, une unité de police militaire de la cour mondiale les remplacera, soutenue par autant de ses commandos et unités mécanisées dont elle aura besoin.  Une fois la paix rétablie, l'entraînement des milices indigènes sera recyclé afin d’imposer une juste paix.  Elles remplaceront progressivement ces policiers militaires confédérâtes.  Dans la mesure du possible, la milice locale recrutera des militants locaux. 

Tout cela marchera assez bien, tant que deux règles de base resteront en vigueur :

 

·        la milice locale et ses militants ne doivent pas se polariser aux limites de lignés ethniques, religieuses ou d'autres tranches prismatiques ; et

·        l’anneau de téléphone 1-MES-DROITS ne doit trop souvent sonner dans la cour de monde à partir de cette région sans intervention immédiate.

 

Les unités confédérâtes n’interviendront dans les affaires locales qu’avec énorme hésitation.  Cela coûtera aux administrations locales des prélèvements d'impôts exorbitants après le fait, finançant celles subséquentes de la cour du monde.  Elle décalquera ses prélèvements s'ils menacent d'induire des résultats d'Allemagne de Weimar : augmentant la rancune populaire au lieu de la réduire.  Sinon, un Plan Marshall sera rédigé et exécuté selon les besoins locaux, comme nous rédigeons et honorons aujourd’hui des déclarations d’action sur l’environnement.

Des régions incurablement belliqueuses seront isolées et glacées hors du commerce global, jusqu'à ce que la plupart des dirigeants locaux se changent d'avis.  Beaucoup de voies additionnelles doivent être découverts afin d’attaquer directement ces dirigeants belliqueux sans porter atteinte à leur populace tenue en otage.  Les milices avoisinantes verront à la défense sur place et les forces de frappe de la cour du monde verront à la dissuasion stratégique. 

Ces institutions de prisme doivent se rétrécir avec le temps.  Les États-Unis sont riches parce que leurs frontières d'état sont maintenues perméables, parce que leurs militaires de carrière sont compartimentés de la politique et leurs règlements gouvernementaux sont gardés au minimum sous de très fortes cours.  Voici du moins le cas en théorie.

Pendant les premières décennies de cet Apprentissage, des forces mobiles d'élite devront être maintenues pour déploiement stratégique à travers le globe.  Les unités de cette légion étrangère de la cour mondiale pourraient incorporer un corps d’armée contenant de mixtes troupes mécanisées et d’assaut à la verticale, avec leurs appuis aériens organiques par continent, une petite flotte navale pour chacune des sept mers, et leurs nécessités de commande, de transport et de logistique. 

Ses durs militaires de carrière seront formés à plein temps pour appliquer da la brutalité sélective et supporter celle requise afin de séparer les antagonistes de guerres civiles.  Puisque cette légion sera composée d'expatriés internationaux mêlés de façon aléatoire, peu de soucies politiques seront dévouées à les restreindre de troubles sinon les retirer quand leurs pertes commencent à croître—à la différence des troupes nationales dont les familles et supporters pourraient voter contre des pertes excessives.  Aucun agresseur ne pourra compter sur l’attrition de leurs pertes afin d’assurer qu’ils seraient retirés par l’opinion publique.  Au contraire, le plus de pertes, la plus tenace la poigne de cette légion, par tradition, et le plus copieux son renfort—un peu comme les Tziganes et Masai.  Personne n’oserait en abattre quelques uns, parce qu’en ce faisant l’on attirerait des centaines en plus venant prendre de ses nouvelles et pour dégager leurs morts.

Abritées de leurs voisins plus puissants par cette légion, les minoritaires locaux pourront rétablir leur ordre politique et leur milice locale ayant pour but de retenir tout agresseur.  Le recrutement au-dedans s’étendra à travers toutes les barrières prismatiques.  Autant que possible, les chefs locaux se joindront à elle afin d'affirmer leurs idéaux d’Apprentis et défendre leurs bons intérêts et ceux de leurs gens. 

Quand d’intenses combats locaux aboutiront en cessez-le-feu, les combattants les plus féroces seront accordés amnistie temporaire, pourvu qu'ils acceptent de joindre la légion étrangère pour de longues factions de l'autre côté de la planète.  Ils ne pourront rejoindre leur patrie qu’en tant que retraités grisonnants.  Quand ceux-ci commenceront à se rapatrier, jouir de leur pension et du récit d’horreurs de guerre à faire dresser les cheveux d’éphèbes, s’ils le veulent ; alors, ce système se rendra aussi continu que celle des villages Népalaises de Gurkha, mais d’envergure planétaire.

 

·        Vélites : milice locale

·        Hastati : légion

·        Triari : en pension ou condottieri

 

Peut-être des permissions ne dépassant quelques jours et bien surveillées, pour voir un peu la famille, puis plus longues et libres selon la longueur de service de ce légionnaire.  Peut-être afin de récompenser son valoir et mérite manifestes aux nouveaux postes ?  Peut-être bien.

Le gouvernement du monde limitera ses autres interventions au soulagement du désastre de la part d’agences consacrées et non gouvernementales.  Ces fonctions de reconstruction et de secours seront indépendantes de la chaîne de commandement militaire, et supérieures à celle-ci.  Les militaires ne serviront qu'en tant que gardes du corps et conseillers de sécurité, plus jamais comme gouverneurs.  Autrement, l’administration locale et les citoyens locaux traiteront de toutes les matières et tous les problèmes locaux.  L'interposition militaire de la cour du monde nécessitera des prélèvements massifs d'impôts, une fois que la région affectée aurait récupérée, défrayant celles futures et des soulagements de désastre ailleurs.

Cette légion se fondera sur un recrutement international et volontaire.  D’ordinaire, ces légionnaires ne serviront pas comme troupes d’occupation en temps de paix.  Une fois non déployés ou finis les manœuvres, ils occuperont des petites casernes isolées de compagnie.  Ses garnisons resteront aussi petites que possible, à tel point qu’elles ne pourront qu’augmenter la milice locale.  Sans renforts, elles seront trop faibles pour contredire la loi locale.

Les objectifs administratifs et gouvernementaux seront intégralement négociés avant chaque nouvelle opération militaire.  De temps en temps, des milices locales d'infanterie légère et leurs raidisseurs mécanisés de la légion étrangère coordonneront leur formation pendant de paisibles manœuvres de combine qui pourraient servir comme avertissements peu subtiles de subséquentes interventions régionales au sérieux.

Aucune unité de cette légion étrangère ne doit contenir trop de personnel provenant de la même région.  Paul Lackman signale que la Russie entremêle ses troupes d'origines diverses, pour que ses unités ne puissent se cohérer le long de lignes ethniques (à part celle des slaves russes demeurant dominante.)   L'armée régulière des États-Unis en fait de même : sans grâce rassemble-t-elle ses fantassins pêle-mêle, sans se soucier de leur lieu d’origine.  Par contre, la garde nationale américaine et d'autres armées recrutent des unités entières depuis leur centre géographique.  Ce recrutement local favorise l'intégrité de ces unités et leur morale militaire, puisque leurs participants doivent répondre pour leurs actions à la communauté domiciliaire. 

Les troupes de cette légion étrangère seront les seules à souffrir de telles restrictions ; les unités de milice recruteront, s'exerceront et se déploieront au besoin localement.  Sans appuis de la cour du monde, elles manqueront de logistique suffisante pour se déployer au loin et d'assez d'armes lourdes pour dominer une infanterie légère de qualité équivalente. 

Il est difficile pour des civiles de concevoir combien de commandos d’élite peuvent être massacrés sinon épinglés par quelques mitrailleuses proprement placées, même équipées par des troupes amateurs, dans l’absence de feux de pointe d’armes lourdes appuyant leur attaque.  Ces assauts ne réussissent jamais aussi bien que dans les fictions de Hollywood.

Aussi, de grandes pertes parmi des unités de milice seront immanquables puisqu’elles proviendront de la même région.  Les familles locales découvriront très vite que beaucoup de leurs époux et fils sont tombés au combat.  Tant pis ; les Apprentis n’auront ni besoin ni envie de dissimuler l’horreur des grandes pertes militaires.

 

Aucune état-nation ne maintiendra d’unités militaires stratégiques au-delà de quelques escadrons mobiles de police du type SWAT, d'investigateurs locaux des droits humains, et d'une unité de garde cérémoniale : la police continentale.

Il n'y aura aucune rivalité militaire ni internationale ni interarmes entre les membres de cette légion étrangère, au-delà des postures d'adolescent coutumières aux guerriers.  La cour du monde administrera cette légion en tant que sa branche exécutive unifiée ; son bureau d’inspection administrera globalement la milice mondiale.  Recrutement dans cette légion étrangère s’effectuera à partir d’une formation de base provenant des unités de la milice planétaire, et ses condottieri seront triés par sélection des légionnaires étrangers.

Cette cour réglera toutes les fabriques d'armes.  Aucun continent ne maintiendra ni industrie militaire équilibrée ni inventaire au complet d'armes : leurs composants seront fabriqués séparément et assemblés à la suite de livraison aux unités militaires.  Les usines restantes d'armes seront établies dans des régions les plus pauvres sur terre. 

Toutes les forces restantes nucléaires, d’air et de flotte navale, et équipements de bataille en surplus seront mis en conserve sous la surveillance de la cour du monde et puis ferraillés.  Sous la gérance raisonnable d'un gouvernement planétaire, elles ne serviraient aucun rôle utile ; ainsi que les arsenaux radioactifs n’ont servi que des buts mythiques. 

Il s’agirait de ne plus empoisonner l’anthroposphère avec des toxines de guerre, ni de lobotomiser la recherche scientifique en la limitant aux recherches militaires, et de constater combien plus productifs nous nous rendrions dans l’absence de ces poisons et limitations culturelles sinon leur réduction significative.  Cela pourrait réussir l’affaire et nous rendre plus sages.

 

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APPRENTIS: De la terre en armes au monde en paix

 

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