- RAjout de PLA, rabais des nuques -

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SOMMAIRE D’APPRENTIS      INTRO ET VOCABULAIRE

 

« Le test du nom de code « Trinity » eut lieu le 16 juillet [1945].  L’explosion fut d’une force équivalente à 16.330 tonnes de TNT.  En évoquant la scène, Oppenheimer constata que « Quelques-uns ont ri, quelques autres ont pleuré, la plupart se sont tu.   Un  verset de la Bhâgavata Gîta ondoya dans mon esprit : celui où Krishna persuade le prince qu'il doit faire son devoir [nota : et abattre volontiers ses aïeux au combat] : "Je suis devenu la mort, le destructeur des mondes." »       http://www.pbs.org/wgbh/amex/bomb/peopleevents/pandeAMEX65.html

 

Le transport plus léger que l’air (le PLA) nous offre de nombreuses potentialités fascinantes.  Ces dirigeables sont capables d'expédier une cargaison lourde à basse consommation de carburant.  Traversant la campagne en plein confort à une altitude intéressante, ses passagers pourraient surveiller le paysage se déplier sous eux à une allure nonchalante : disons de 110 KMH.  Des transports PLA pourraient se décharger là où une tour modeste offrirait déblaiement minime.  Beaucoup d’aéroports – avec leurs problèmes de bruit, de pollution et gaspillage de terrain immobilier – pourraient être consolidés et enlevés aux déserts lointains.

Durant le grand paroxysme, un zeppelin allemand survola des milliers de kilomètres de territoire ennemi.  Son équipage projetait d'apporter neuf tonnes de matériel de guerre à des camarades abandonnés en Afrique Centrale Allemande, mais ne livra jamais sa cargaison.  Planant par-dessus la côte nord de l’Afrique, il intercepta un faux appel à la radio indiquant que ces troupes s’étaient rendues.  Ce Zeppelin complètement chargé retraça sa route sans arrêt jusqu’en Europe centrale.

Le PLA est une technologie à la mâchoire en verre : c'est-à-dire qu’elle présente une cible énorme, lente et vulnérable aux feux de DCA, à l’interception par avion de chasse, au sabotage et au mauvais temps.  Sa seule application d’armes fut de sauvegarder des convois côtiers américains, de sous-marins nazis.  Pendant la guerre, aucun convoi escorté de dirigeable ne perdit de navire, en dépit du massacre durant l’année précédente de transports côtiers solitaires.

La marine américaine employa des dirigeables stratégiques fournis d’avions de chasse capables de s’y amarrer.  Ces PLA stratégiques furent abandonnées en 1930, durant leur stage de prototype, juste avant le plus grand paroxysme.  Les amiraux américains, partisans de cuirassés, ont ordonné aux aéronefs les plus fins au monde, à leurs commandants avocats et leurs équipages magnifiques de pénétrer des ouragans.  Autant avant que durant la guerre au Pacifique, ces tempêtes ont détruit des navires de guerre de premier ordre appartenant aux deux marines adversaires.  Aucun amiral n’aurait osé pénétrer de telles tempêtes avec leurs précieux avions.

Des fonctionnaires du ministère de l’air britannique (leurs yeux luisant de visions de Spitfires) ont fait encore mieux.  Ils ont expédié le dirigeable R101 en Inde, bien que celui-ci pouvait à peine soulever son propre poids.  Après son écrasement inévitable dans un orage, ils ont fait publier si vigoureusement ce désastre que le brouhaha populaire en résultant leur permit de mettre sous verrous le prototype R100 : un projet beaucoup plus élégant, et l’envoyer à la casse presque sans opposition, avec l’entièreté du programme britannique des dirigeables.  Guère souvent ont si peu de gens fait tant mal à autant de monde.

Des techniciens de paix pourraient trouver meilleur emploi pour la PLA.  Ses faiblesses militaires, ayant permis aux bureaucrates d’armes américains et britanniques de les jeter à la poubelle, sont en grande partie sans rapport dans des circonstances paisibles.  Les techniques contemporaines de manufacture et de prévision météorologique augmentent énormément sa sécurité.  L'inflation au hélium incombustible élimine le hasard posé par des sacs à gaz remplis d’hydrogène explosif.  Des composants plus légers et nouvelles techniques de construction promettent de fabriquer des vaisseaux beaucoup plus durables.  Par exemple, le sac de recouvrement de l’Hindenburg fut imprégné d’une peinture argentée qui s’est prouvée haute explosive.

Espérons que nous rejetterons des monstruosités technologiques telles que des bombardiers stratégiques rebâtis en avions civiles, des affaiblisseurs supersoniques de l'ozone atmosphérique et des transports à haute altitude de chars d’assaut.  Des avions pesant une centaine de tonnes ou plus ne ratisseront plus si inlassablement le stratosphère avec leurs rejets d'eaux d'égout, de combustible en gaspillage et de sous-produits de combustion.  L'atmosphère stratosphérique – jadis sans nuage et à présent brumeuse et rayonnée d’ultraviolet en excès – pourrait être permise de guérir.  Une fois que nos cieux se rendront à nouveau paisibles, ces sculptures magnifiques remplies d’hélium pourraient faire une rentrée spectaculaire.

 

Une autre technologie se suggère : celle de l’AAT ou des bateaux volant aux ailes à terre.  Sous la direction de Rostislav Y. Alexeïev, les Soviets ont construit en grand secret des Ekranoplans de cent tonnes ou plus, qui rasaient la surface de la mer.  Comptant sur la force ascenseur de l’effet de surface, ces bateaux volants pouvaient transporter d’importantes charges utiles à longue distance.  Leur vitesse de croisière surpassait 500 K/H aux altitudes très basses (20 mètres), en d'autres mots, sous la visée de la plupart des radars.  Leur consommation de combustible fut exceptionnellement basse.  Ayant atteint la vélocité à laquelle l’effet de surface prit influence, la résistance qui ralentit les avions conventionnels se réduit.  Cette technologie encouragea la construction d’énormes machines bénéficiant le plus de ces effets.

Comme d'habitude, ces machines furent développées en premier lieu comme des systèmes d’armes, leurs prototypes conçus afin de porter outre-mer de lourds missiles anti-navire sinon des troupes en grands nombres et leurs véhicules blindés.  Ces ekranoplans furent entièrement amphibies, capables de survoler un terrain plat (une plage, un désert de sable, de glace ou de neige) aussi facilement que des eaux calmes comportant des vagues de 3 mètres ou moins.  Atterris sur la surface des flots, ils se rendirent en vaisseaux de déplacement très superficiel. 

Aujourd'hui, de tels engins pourraient transporter des frets massifs sinon beaucoup de touristes : des travaux paisibles que l’idéaliste Alexeïev visait tout d’abord pour ses Ekranoplans.

 

Revenant au PLA, il pourrait tant bien servir comme premier stage de charges utiles lancées dans l’espace.  Des grands dirigeables pourraient soulever des navettes lourdes dans la stratosphère et les larguer à dix mille mètres d'altitude, pour qu’elles puissent allumer leurs propres fusées.  Essentiellement, nous remplacerions les gros paquets de fusées de première stage, par un peu plus de charge utile dans un appareil beaucoup moins massif.  Nous avons déjà perfectionné l’obligatoire technologie directionnelle dans des missiles de croisière et sièges d'éjection d’avions de chasse.  Le lancement par dirigeable de charges utiles, de la terre dans l’espace, pourrait être d’une réalisation meilleur marché, plus sûre et sensée du point de vue écologique, que de les projeter du niveau de la mer par la force brute d'éléments chimiques en combustion. 

Je suis reconnaissant à Doug Dean pour cette idée, parmi beaucoup d’autres partagées avant son décès regretté.

Cette technologie ne fut jamais adoptée.  Le but de base de tous les programmes courants d’armes dans l'espace, c’est de projeter à l'avis d'un instant des engins nucléaires de silos en béton, et d'incinérer des grandes villes avec, sinon claquer des cibles plus précises aux écarts intercontinentaux, comme d’autres silos de missile.  Des ballons géants ne réussiront jamais ces besognes.  Tant mieux.

 

Ces jours-ci, le Dr Daniel P. Raymer, président du Conceptual Research Corporation, est le chef de projet du Dynalifter : un souleveur dynamique hybride (muni d’ailes et d’un dispositif de dirigeable) rempli d’hélium, « réussissant à accorder la capacité d’un dirigeable de lanterner indéfiniment, avec celle correspondante d’un avion aux ailes fixes de manœuvrer sur terre. »  La Ohio Airships Company retient le dessein conceptuel et brevet d’invention de ce schéma exceptionnel.  Tu peux trouver cette compagnie à http://www.ohio-airships.com/OhioAirships/.  J’espère que l’approbation enthousiaste d’APPRENTIS n’entraînera pas d’ennuis concernant ses plans de commercialisation.

Tandis que la capacité de hausser des frets utiles en basse orbite serait dans les pouvoirs du Dynalifter (avec beaucoup d’autres applications civiles—pense aux vaisseaux de recherche et de rescousse de longue portée), ce projet est proposé comme une plateforme d’armes, de transport militaire et de surveillance stratégique.  Ce qui n’est pas surprenant.

 

Ainsi que le PLA n’offre que des possibilités de paix à longue échéance, les installations nucléaires et de génération d’énergie à fusion ne trouveront jamais d’emploi légitime ici présent.  L’énergie nucléaire pourrait peut-être servir comme une installation industrielle lunaire, mais ne présente aucune utilité vraisemblable sur terre.  Le problème essentiel quant à l’énergie nucléaire, c’est son appel universel comme système auto renforçant d’armes et son potentiel nul en tant que technologie viable de paix. 

Faisons-en face : sinon par accident abrupt, par contamination à long terme, les réacteurs nucléaires vomissent un torrent de déchets radioactifs à travers des continents entiers.  Construire un réacteur nucléaire « sûr » serait un peu comme d’inventer un navire inchavirable ou une banque à l’épreuve absolue du vol.  Bonne chance dans cette tentative. 

Nos corps se sont adaptés à une ondée constante de radiations qui persiste depuis des millions d'années.  Ce compte d'origine a triplé, ces cinquante dernières années, à force d'accidents maladroits, de pollutions mal réglées et d’expérimentation criminelle.  L'épuisement de la couche d'ozone intensifie une tempête électromagnétique que nos corps, grandis sous les cieux purifiés du Serengeti, ne furent jamais conçus pour manier.  Le corps humain est une machine d’enregistrement à nerf vif : un gyroscope, chronomètre, oscilloscope, baromètre, comptoir de scintillement, mètre de gravité et antenne multi bande d’une délicatesse sans pareil.  Qui sait quels effets ce bombardement fera naître au fur des générations ? 

Depuis la commission conjointe de la bombe atomique en 1945, Dr Averill A. Liebow, le président de ce corps de fonctionnaires, aussi Dr Alice Stewart, sa dissidente la plus vocale, ont protesté ensemble que des irradiations à long terme de basse intensité peuvent être aussi nuisibles à la physiologie humaine que des crépitements plus abrupts et intensifs de radioactivité.

L’idéal lieu de repos pour ces isotopes radioactifs, c’est dans les joints stables de minerai desquels nous les avons déterré en premier lieu.  Cela serait certainement préférable à leur arrosage dans notre air et nos eaux, et leur logement au sommet de la chaîne alimentaire dans la chair dodue de nos bébés.  Nous ne pourrions qu'espérer que cette idée nous rentre en permanence dans la tête et que s’achèvera le minage de la pechblende.  Les politiques nucléaires à l’heure actuelle ne nous promettent que du suicide en masse par empoisonnement lent.

Le problème principal concernant l’énergie à fusion dite « chaude, » c’est le cratère départemental qu’elle laisserait une fois qu’elle partirait en régime critique de façon incontrôlable.  Qui souhaite parier ?

Nous devons entre-temps améliorer nos efficacités globales, nos méthodes de conservation et sources d’énergie dites « douces » (surtout l’énergie solaire, des marées et du vent.)  Des moulins à vent devraient moquetter les couloirs à haut vent, et des installations d’énergie hydrologique d'impact réduit, pointiller toutes les voies d’eau réceptives. 

Le long de décennies, des intérêts surcapitalisés d’armes nucléaires et du pétrole (des techniciens d’armes en marche !) ont périmé ces alternatives évidents ; ils ont priorisé au lieu leurs technologies cauchemardesques.  Quelle surprise !

 

Durant le plus grand paroxysme, des fascistes multinationaux ont intrigué l’assassinat de peuples entiers dont ils considéraient les certificats de naissance improprement remplis.  Ils ont exécuté cette intrigue sans grande intervention de la part des Alliés.  Ni les camps de la mort ni leurs dépôts de train ne furent attaqués par des bombardiers alliés, bien que le restant de l'Europe fut nivelé au point de manquer de cibles.  Il serait intéressant d’énumérer les quelques usines stratégiques épargnés ce sort quasi-catégorique en Allemagne, et leurs gérants internationaux.   

Cependant, des millions de proies humaines furent entraînées vers ces camps de la mort.  Là, des grands blockhaus en béton furent remplis de victimes et ensuite de gaz empoisonné.  Les produits finals furent pelletés dans des crématoires avec efficacité furieuse, et les affaires des victimes, recyclées afin de financer l'effort de guerre Nazi : l'aube du recyclage économique.

Ces fascistes beaucoup trop humains ont cependant découvert qu'ils ne pouvaient jamais rendre leurs camps assez efficaces.  Pour une raison ou une autre, plus de victimes ont toujours émergé que les moyens de s’en débarrasser.  Il n'y eut jamais assez de sociopathes disponibles pour les garder et entretenir tandis qu'ils furent exterminés.  Quelle déprime !

Le même genre de brute s’est arrangé, de nos jours, afin que lui et ses associés puissent équiper des grands blockhaus souterrains en béton, remplis de petites bouchées de luxe et de nécessités de survie.  Au lieu du gaz toxique, ils respireront l'air la plus pure que la technologie moderne sache filtrer.  Une fois que tout sera paré selon leur goût, ces conspirateurs projettent d'inonder la planète transformée en crématoire, d’un demi-siècle de production de toxines d'omnicide les plus coûteuses que leurs victimes et partisans paniqués ont pu être dupés à financer.  Tous les Autres méprisables peuvent mourir en masse, à travers la planète entière rendue en Belsen—de façon beaucoup plus efficace que la dernière fois.

Il y eut une profusion de propos vides au sujet du nouvel ordre mondiale, et des cérémonies renouvelées de traitée diplomatique : encore plus de diplomatie tombant aux égouts, et simultanément tout plein de protestations antinuques.  Des mouvements globaux sont advenus et ont sitôt disparu, condamnant cette industrie monstrueuse.  Cependant, rien de sérieux ne fut entrepris afin d’enrayer, une fois pour toutes, cette dernière solution ABSOLUE. « Nous sommes formels, cette fois-ci ! » 

Voici d’autres obligations pour  les Apprentis : estropier ces ministères sataniques et envoyer leurs vassaux en retraite involontaire mais bien méritée. 

Cette menace d'omnicide militaire s'amplifie chaque fois qu’un autre groupe au pouvoir vient en ligne avec des armes nucléaires, chimiques, biologiques et météorologiques.  Chaque fois qu’une nouvelle nuque explose, un diable somnolent cligne des yeux. 

Ce n'est qu’avec notre collusion écervelée que ces déments ont pu transformer la planète entière en Belsen—sinon nous menacer de le faire.  Nous avons dû être des somnambules hypnotisés pour avoir confié à ces goules notre destin collectif.  Je préférerai qu’aucune épée de Damoclès, dépendant d’un méli-mélo d’incorrigibles métaphores militaires, qu’aucune telle quincaillerie apocalyptique ne fût suspendue par-dessus nos têtes en repli parfait pour la frappe.  Une confirmation beaucoup moins formelle de ma thèse m’aurait suffit : que nous sommes des somnambules hypnotisées par la mentalité d’armes, se baladant souriants, la main dans la main, jusqu’en Harmaguédon.  Notre soumission aveugle à ce cauchemar nucléaire confirme la prise fatale que détient la mentalité d’armes sur notre superconscience collective. 

À nous de nous libérer.  C'est à dire, à toi.  En effet, copain ou copine : personne sauf toi !

 

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APPRENTIS: De la terre en armes au monde en paix

 

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