- MEDECINS EN FRONTIERES -

ENGLISH VERSION 

 

          SOMMAIRE D’APPRENTIS      INTRO ET VOCABULAIRE

 

« Si jamais la médecine aboutit à ses ultimes fins, elle doit pénétrer la plus éminente vie politique et sociale contemporaine, doit indiquer les barrières qui obstruent l’achèvement normal du cycle de la vie et les enlever.  Si jamais cela arrive, la médecine, quoi qu’elle soit jusqu’alors devenu, deviendra le bien commun de tous. »  Citation de Rudolph Virchow dans The World Encyclopedia of Peace, Volume III, p. 362.

 

Nous devrions avoir mille fois plus de toubibs.

L’avantage principal, mais le moins bien apprécié, de cette expansion dans le personnel médical, se rendra évident quand la prochaine pandémie infectieuse portera atteinte à la population entière du monde.  Au lieu de s’écrouler, une fois que le tiers sinon plus des professionnels de soins tomberont malades, cette industrie pourrait rattraper le niveau en crête de la nécessité du nombre de lits d’hôpital, en recrutant ces pourvoyeurs de santé récemment entraînés, afin de remplacer les pertes parmi l’actuel personnel d’hôpital.  Sinon pourrions-nous faire face à ce défi médical du vingt-et-unième siècle, pourvus des moyens du dix-neuvième et moyennant des pertes correspondantes.    

 

Les Apprentis de guérison devront soigner un assortiment de conditions humaines dont la plupart sont ignorées à présent.  Ces traitements se rangeraient des rapports internes (psychiques et physiques) à ceux externes (sociaux et environnementaux.)  Chaque aspect devrait bénéficier d’une vénération adéquate. 

La robustesse de la santé publique encourage le génie humain.  Toute lacune dans la meilleure santé publique, réduit le quotient d’intelligence de cette civilisation et multiplie ses autres maux.  Celle supérieure réduirait de tels problèmes en une fraction de leur volume actuel, en proportion direct de sa supériorité.

Afin d'accélérer ce progrès médical, les Apprentis revendiqueront une garantie constitutionnelle de soins médicaux de la meilleure qualité, organisant un système de santé universel afin de réaliser ce mandat.  Les corporations privilégiées (d’assurances médicales, de fabriques pharmaceutiques, d’enseignements médicaux, de maisons de retraite et cetera) seront dépourvues de leurs profits provenant de soins médicaux.  Ces centres de profit seront convertis dans des utilités publiques.  Telles options que la guérison psychique et d’autres, bénéficieront de recherches beaucoup plus étendues.

 

Ces jours-ci, ce n’est qu’un tiers rétrécissant des docteurs américains qui appartient à l'association médicale américaine (AMA.)  Son conservatisme inné l’appelle à la ruine ; il se dissout tout doucement tandis que nous en parlons.  A vrai dire, cette organisation pourrait croître de nouveau, grâce à la récente vague de docteurs Américains envoyés en guerre perpétuelle.  Je pourrai être trop optimiste quant à cette contraction.  Coûte que coûte, les droitistes semblent avoir balayé toutes les friandises de la table d’hôte américaine.  Leur chic réactionnaire fait rage aujourd’hui : nanti de guerres futiles, d’inaptitude de gérance et de désastres chez soi, de subventions ambidextres aux bien connectés et de fraudes dans toutes les agences d’état en étant touchées.  Reste-t-il de crime ou de délit que ces messieurs n’aient réussi ?   Aucun autre ne serait tant capable de confirmer leur nullité idéologique.  Selon eux, le gouvernement doit être incompétent.  La vache !  Qu’ils ont bien confirmé leur conjecture !

L'AMA recruta ses premiers adhérents parmi des chirurgiens militaires, aux tabliers sanglants, qui avaient obtenu leur catéchisme d’armes pendant la guerre civile américaine des années 1860s.  En alliance avec des compagnies embryonnaires de drogue, l'AMA supprima l’homéopathie, sa discipline adjointe.

Au début du dix-neuvième siècle, Samuel Hannemann redécouvrit la notion que d'administrer des drogues en doses minuscules induirait des symptômes particuliers ; ainsi curât-il des maladies aux symptômes semblables. 

En dépit du succès précoce de l'homéopathie, l'AMA soutint l'allopathie : se servant de drogues dans des doses écrasantes (juste en dessous d’une toxicité flagrante ; ne parlons pas de combinaisons néfastes de drogue !) strictement pour supprimer les symptômes.  Bien que des hôpitaux et des collèges homéopathiques aient prospéré jusqu'alors, l’AMA et ses alliés, fabricants de drogues, en ont fait disparaître la plupart, avant la seconde guerre mondiale.

Comme au cas des religions d’armes, le conservatisme de l’AMA a épuisé toute utilité dont il pût autrefois prétendre.  Aujourd'hui, le but fondamental des traditionalistes de l’AMA, c'est de pistonner leurs marges de profit en refusant l’avantage des soins universels à tous sauf les riches et les militaires.

La médecine d’armes attaque des maladies empirées de façon délibérée et des traumas infligés pareillement.  Les soldats en campagne militaire souffrent comme des animaux malmenés de ferme.  Retenus dehors dans des intempéries et posés dans des couches de saletés, ils dévorent toutes les ordures qu'ils peuvent piller, déterrer ou traîner péniblement de l'arrière.  Au combat, des hordes de victimes agonisantes, l’infection universelle, l’épuisement ; les effets du froid, de la malnutrition, du manque de sommeil, de peines, de frustrations, de peur et de rage ; les inquiétudes, la séparation familiale et les urgences psychiatriques : tous font partie intégrale de la routine journalière.  Aussi, la priorité d'âge de ces chefs militaires et leur longueur de survie au combat, gouvernent leur rang.  Par conséquent, des toubibs orthodoxes essaient de supprimer les symptômes de la maladie, du trauma et de l’âge, ainsi que la plupart des réactions émotives. 

Du point de vu d’un médecin d’armes, ce serait une proposition absurde que de réduire le stress afin d'encourager la santé.  Au lieu, les sociétés guerrières pratiquent la présélection sociale, l’ostracisme des malades et le traitement envahissant de haut stress « d’après insulte. »  Aucun système médical, d’après l’insulte, ne peut maintenir la santé d'une population subissant des stresses en hausse.  Tandis que la santé plénière se détériore, les dépenses médicales s’envolent.  Après tout, aucune « région arrière » ne reste, par où des victimes peuvent être évacuées afin de bénéficier d’un traitement plus civilisé.  L’hôpital devient l’entrepôt de toutes sortes d’infections – tant celles connues que celles inconnues – et tue autant de malades qu'il ne sauve.

La médecine occidentale de trauma évolua sur les champs de bataille.  Alexandre le Grossier fit venir des chirurgiens, avec sa phalange célébrée en coussin d'épingle.  La médecine occidentale n'a enquêté l’acupuncture chinoise qu'après que des chirurgiens militaires français aient suivi l’armée française en Indochine.  L'armée américaine n’a établi un système à demi adéquat « d’heure d'or » de réponse d'urgence à l’hélicoptère, que pendant ses guerres en Corée et au Vietnam.  Comme geste brut de pitié, les chirurgiens de Napoléon ont installé des essieux à ressort sous leurs ambulances tirées à cheval.  Précédemment, ce genre de véhicule n’était réservé qu’aux arrière-trains délicats des nobles. 

Des ambulances futuristes persistent à cabrioler des victimes, hurlantes sinon zombifiées à la drogue, le long de trop de nos chaussées : soit balayées de balles ou entassées d’accidents.  Encore plus de décès sur nos autoroutes que dans nos guerres, et trop de guerres outremer.  Toute guerre au monde, toute émeute, toute augmentation dans le massacre d’innocents, toute bombe au suicide et percute de voiture : voici une « de  trop »  en surplus et puis largement évitable, en dépit de ce que nous aurons été menés à croire.     

Encore aujourd'hui, la communauté médicale ne s’est pas mise d'accord si les victimes du choc doivent être gardées bien au chaud sous des couvertures, ou avoir le tronc infusé d'un cocktail réfrigérant de liquides de sauvetage.  Des victimes, refroidis en éclat après leur trauma ou noyade, paraissent avoir une limite temporale plus étendue de survie et une immunité plus forte contre l’infection, le saignement et la mort de cerveau, en attendant des soins avancés trop longtemps retenus par l'indisponibilité d'un médecin.

La médecine tropicale victorienne et ses programmes d'éradication d'insectes, n'ont d'abord protégé que des garnisons de blancs coloniaux, et non les peuples aborigènes.  La fièvre jaune et d'autres infections tropicales ont finalement été conquises pour cette seule raison.  Cette négligence raciste persiste aujourd'hui, faisant naître, parmi d’autres abus, le génocide du SIDA qui engouffre l'Afrique et tous les recoins les plus faibles du tiers monde.  De façon tout à fait prévisible, le SIDA s'est étendu dans les nations pauvres—ainsi que le terrorisme en masse.  Vraisemblablement, quand tous ces bébés du tiers monde, leurs parents enfantins et leurs grands-parents adolescents, seront morts du SIDA, du terrorisme en masse, sinon d’une malnutrition toute simple, n'exigeront-ils plus autant d'aide internationale, si ennuyeuse ?

Ces aboutissements viseront éventuellement nos propres gens de ces mêmes fléaux.  Les meilleurs moyens de prévention en santé publique sont ceux entretenus à grande distance des nations riches.  Si tu pourrais stipuler qu’un être aux antipodes soit garanti une meilleure santé publique que la tienne, la tienne grandirait tout en proportion. 

Aujourd'hui, encore plus d'argent est dépensé à la recherche de cures d’irritants insignifiants dans les communautés riches : (tête chauve, impotence gériatrique, moisissure des pieds et névrose d'animaux familiers) qu’en des cures de maladies tropicales et mortelles.  La source sous-jacente de la plupart de ces maladies tropicales, la malnutrition chronique, est soigneusement ignorée sinon stimulée. 

Cette famine globale est en grande partie provoquée par des monocultures d'exportation d'entreprise qui satisfont des demandes de consommations de luxe.  Presque toutes les guerres civiles depuis la guerre froide ont eu cela en commun : elles ont porté atteinte à des pays subsistant de l’exportation d’une denrée restreinte : diamants, bois, pétrole, sinon une autre monoculture ou exploitation minière.  L’établissement de la simple autonomie agricole aurait émoussé la plupart des guerres dans ces pays. 

J’entends les fonctionnaires de la banque mondiale et des fonds monétaires internationaux crier au meurtre, plutôt que de le permettre.  Les Apprentis leur suggéreront poliment qu’ils se changent d’avis de façon enthousiaste et expéditive.  Ils découvriront, tardivement mais certainement, que leurs bénéfices s'en multiplieront.  Quelle surprise : qu’une charité pratique puisse payer dix fois mieux que les sournoiseries sophistiquées qu’ils pratiquent à présent !  Qui aurait cru ?

La médecine d’armes prit envol pendant le grand paroxysme (c'est-à-dire, la première guerre mondiale.)   À cette époque, presque tous les docteurs sur terre ont dû faire un stage de médecine au combat.  Sinon la première guerre mondiale, la deuxième (le plus grand paroxysme ;)   sinon celles-là, toutes les guerres depuis.  Par conséquent, des praticiens généraux ont pratiquement disparu, la plupart des médecins sont devenus des spécialistes, les visites en maison ont été coupées à court, tous les services de santé sont devenus des routines d'hôpital et les soins préventifs ont été renvoyés comme sans rapport.

Cette récession à la norme militariste n'est pas difficile à comprendre.  Sur un champ de bataille, d’honnêtes secouristes préventifs instruiraient leurs malades à larguer leurs armes et à rentrer chez eux.  Les élites d’armes ne sont pas amusées par ces directives, à moins que leurs ennemis ne les adoptent à l’unilatérale. 

Je compte à ce que tous les adoptent.  Voyons combien en bénéficierait la santé globale !

En contrepartie, nous nous accablons de l'industrie médicale familière à la terre en armes : paradoxale, hypocrite et induisant des maladies ruineuses.

Un établissement médical mieux orienté vers la paix, formerait encore plus de livreurs de secours d'urgence et de réanimateurs cardio-pulmonaires.  Vous, les Français, devriez saisir ce mot : une surchange de guérisseurs locaux.  Il y aurait une augmentation explosive dans les artisanats de l'aide de santé en maison : des masseurs, acupuncteurs, kinésithérapeutes, techniciens médicaux d’urgence, fournisseurs de soins d'hospice, pharmaciens, infirmières, assistants aux médecins, chiropracteurs, naturopathes, homéopathes, chamans, guérisseurs, herboristes et d’autres experts dans des soins médicaux spécialisés. 

Pourrions-nous prédire une meilleure santé sociale, étant donnée tant plus de gens dans ce genre ?  Beaucoup de secouristes semblables sont formés aujourd'hui.  Pourtant, leurs programmes d’entraînement sont incohérents et chaotiques, ce qui démontre des tentatives fragmentaires et réductrices, de la part de la terre en armes en mûrissement, d’appliquer à ses problèmes en déchéance les solutions holistiques du monde en paix -- et d’y faillir inévitablement, puisqu’elle se les applique de façon limitrophe, fragmentaire et réductrice.  Le holisme pragmatique, exigé au monde en paix : la terre en armes l’interdit formellement, hormis dans ses pratiques d’armes.

Les Apprentis de guérison fourniront ces services dans le voisinage, jusqu'à leur niveau de compétence mais ne le dépassant jamais.  Les niveaux de compétence de ces successeurs des docteurs aux pieds nus détermineront qui pourrait administrer une pharmacopée croissante de remèdes et de traitements, surtout de placebos, et qui pratiquerait une diagnostique sérieuse et recherchée en profondeur, au moyen de nombreuses consultations.

Une attention particulière serait rendue aux puissants effets des placebos, renforcés par une multitude de rituelles de guérison d’une méticulosité psychologique extraordinaire. 

L'idée « d'avoir à demander une seconde opinion »  deviendra ridicule, puisque ce système exigera, pour toutes les diagnoses importantes, de multiples opinions depuis des pratiquants beaucoup plus nombreux et accessibles.  Puisque tout le monde gagnera une vie confortable, de toute façon, (en multiples du minimum obligatoire pour surmonter la pauvreté) la coopération experte et les renvois gratuits remplaceront la compétition pour des malades et interrompront l’attitude dissociant « débrouille-toi tout seul » promoteur d’insuffisances dans les soins et d’erreurs médicales sélectives.  Nous nous servirons plutôt de redondances délibérées, afin de réduire ces erreurs croissantes !  Le perfectionnement en particulier de la maîtrise médicale n’a jamais été tant important—la réduction en particulier des erreurs, voici l’important.  Il serait peut-être préférable que tous les patients voient au moins un partenariat de docteurs, sinon une plus grande équipe médicale, afin de confirmer leurs diagnoses et traitements.

L’exécution d’erreurs professionnelles amènerait à une rétrogradation immédiate à des niveaux inférieurs de responsabilité et aux cours intensifiés de remède.  Le mot sortirait : « Si ta compétence médicale est suspecte, nous chercherons notre traitement ailleurs, parmi des remplaçants mieux qualifiés, tandis que tu te mettras à réapprendre ce qu’il te faut savoir. »

Les Apprentis de guérison satureront leur voisinage d'instructions en nutrition et en hygiène de base, ils soutiendront des mesures élémentaires de santé publique et préventives à la maison, à l’école et au bureau.  La compréhension des soins personnels – ce qui nous prend toute une vie de maladies et de souffrances à apprendre par épreuve et erreur – les Apprentis s’en rendront compte beaucoup plus facilement durant leur jeunesse.

Les docteurs, pourvus d’une formation avancée, seront libérés pour rendre des visites en maison, là ou ils délivreront des soins raffinés.  Les guérisseurs de soins fondamentaux pratiqueront de la médecine préventive en domicile et aussi des soins à long terme.  Les hôpitaux, rarement fréquentés, logeront des tâches chirurgicales les plus exigeantes : d’urgence, d’Apprentissage, de recherche et de réplique au désastre.  En réorganisant la commune médicale, les Apprentis introduiront un holisme de soins médicaux à l’échelon global, d’avant la conception jusqu’à l’expiration. 

Il s’agirait, peut-être, de pratiquer encore plus d’ablutions de prière, de lavage des pieds d’autrui (surtout de ses ennemis) de sommes paisibles et d’hydratation.  Je suis convaincu que la majorité des maladies à présent chroniques soit attribuable à ces lacunes.   Obéissant aux dires de Mahomet, chacun se lavera les mains au moins cinq fois par jour, autrement se sentirait-il rituellement malpropre.  Cette simple habitude interromprait l'itinéraire de transmission la plus facile des maladies infectieuses.  Il parait que les organismes de maladie ne seront jamais capables de surmonter la simple physique du savon et de l’eau chaude, au lieu de celle plus compliquée des antibiotiques qu’ils semblent parfaitement capables de déjouer à la longue.  Aussi, de nouveaux masques prouveront efficaces à l’encontre d’infections aéroportées (en utilisant des colles puissantes, sinon de l’électricité statique ?  Comment les poiles au nez bloquent-elles des agents infectieux ?)

La surveillance globale de santé publique, des contrôles de pollution, de la bonne nutrition, encore plus d’exercice et d’éducation en santé (et beaucoup moins de voitures) amélioreront la santé générale de façon dramatique, beaucoup plus rapidement que des subventions de recherche soutenant la torture d’animaux en laboratoire.  Une diagnose exacte, bon marché et préventive – d’autant médicale que psychologique – remplacera la précaire hypothèse médicale d’aujourd’hui. 

 

Ce qui suit ne peut être suffisamment accentué.  L’universel examen psychologique et la surveillance à longueur de vie deviendront des aspects cruciaux de survie, en ce qui concerne la civilisation humaine. 

Les technologies d’armes modernes encouragent l’éphémèrisation.  En plus clair, cela veut dire qu’il devient de plus en plus facile à fabriquer et à manier des armes biologiques et nanotechnologiques, capables d’engendrer des pertes massives.  Par plus facile, je veux dire moins chère, moins compliqué, plus accessible et plus facile à dissimuler, en ce qui concernerait des individus dont les pouvoirs seraient autrement triviaux.  Lire « pistoleurs solitaires » groupes de terroristes marginaux et leurs partisans psychopathes, en nombre trop petit pour être compté.

Grâce à l'ex-Président Ronald Reagan, qui souffrit de la démence (glorifié, depuis, par ses partisans également déments) la nation la plus riche au monde a institutionnalisé le phénomène des sans abri : une disgrâce nationale.  Aujourd’hui, nous laissons vagabonder dans les rues des gens qui écoutent aux voix dans leur tête.  Ainsi risquons-nous le meurtre exceptionnel à la hache et le massacre aléatoire des habitués d’un restaurant, sinon d’une salle de classe remplie de victimes innocentes.  Dans l’avenir proche, ces crimes pourront se transformer dans des attaques stérilisant une ville entière sinon un sous-continent. 

Ainsi ces maniaques homicides (surtouts les cas douteux, les dissimulés et les plus brillants) devront être surveillés de près durant toute leur vie, de façon beaucoup plus prudente.  Autant vaudrait surveiller tout le monde de routine et soigner encore plus de névrosés quand leurs névroses seraient tendres et donc plus faciles à soigner.

 

Nous ne limiterons plus nos visites au docteur à des situations de crise, une fois que quelque chose aurait tourné au pire.   Les visites médicales deviendront encore plus fiables et faciles à programmer, que l’achat de palliatifs en vente libre aujourd’hui.  La routine deviendra d’aller en consultation médicale quatre fois par an, simplement pour causer un peu concernant sa santé routinière.  Se multipliera une surchange d’Apprentis guérisseurs locaux, distribuant des remèdes moins chers (pour la plus part, des placebo) et rendant des diagnoses en profondeur, recherchant les problèmes plus graves au moyen de consultations approfondies parmi cette communauté médicale mieux entraînée et beaucoup plus étendue et accessible. 

La pose thérapeutique des mains sera étudiée d’une manière systématique et pratiquée de façon intensive.  N'importe qui se prouverait béni d’un tel talent, sera recruté, dès l’enfance, dans la communauté médicale, et appliqué aux plus hauts degrés de guérison.

Beaucoup de traitements encore plus rentables nous sont indisponibles, cette pénurie n'existant qu'afin de satisfaire les exigences d’armes : de rationnement, de profit et de privilège médical.  Nos médias applaudissent des exploits spectaculaires de support de vie, de virtuosité chirurgicale et de soins intensifs extraordinaires.  Elles sont peu disposées à révéler la dépense démesurée que requièrent ces hyperactivités.

C’est ahurissant.  Dans sa trilogie USA, John Dos Passos décrit le sort de quelques familles qui bossaient dur, mais qui ont perdu tout leur comptant durant une maladie, à cause de ses factures et de sa perte d’emploi.  Ce roman fut écrit il y a cent ans.  Nous voici, cent ans plus tard, et la plus grande frayeur que partagent la plupart des gens, c’est que leurs dépenses découlant d’une maladie chronique sinon de la faiblesse du vieillissement, puissent les ruiner, eux et leurs enfants. 

Cette peur, parfaitement raisonnable, autorise des pratiques autrement indéfendables, d’élitisme sociale et économique, afin que quelques individus exploiteurs puissent s’en abriter.  Tous les autres conspirent avec cette travestie, dans l’espérance que leurs efforts égoïstes et de partie nulle offriront, à eux et leurs bien-aimés, l’opportunité d’atteindre ce plateau inabordable de sécurité médicale.  La terminaison institutionnelle de telles frayeurs, en assurant des soins gratis de la naissance à la mort, promouvrait beaucoup plus de sagesse sociale.

 

Les fabricants de drogue basent leurs décisions, de développement et de recherche, sur « ce que le marché soutiendra » plutôt que « ce dont la population ait le plus grand besoin à présent. »  Cet enthousiasme gaspilleur s'évaluera bientôt au-delà de la portée de tout le monde, à part celle de quelques milliardaires.  Ces hautaines corporations de soins médicaux devront être remplacées par des utilités publiques plus pensives et mieux pourvues d’esprit public.

Les malades qui exigent un niveau absurde de soins, doivent être permis de mourir sans douleur, avec dignité et dans le réconfort clair et consolant de leur option de réincarner dans la vie de Jésus et d’en être sauvés.  L’épiphanie héroïque et radieuse qu’éprouvent certains survivants d’une mort proche, confirme mon soupçon qu’un Dieu miséricordieux agrémente même notre mort.  Si cela ne consiste qu’en un certain déséquilibre cérébral chimique durant l’agonie, soit, les chimistes thérapeutiques devraient le synthétiser et les médecins devraient l’administrer au bénéfice des agonisants.  Moins de peine et de frayeur, encore plus de grâce et moins de tort là-dedans, à l’Hippocrate.

Les priorités de nos dépenses médicales doivent être révisées.  Nous devons réduire le surpeuplement, la mortalité natale, les pandémies, les effets nuisibles de la maladie mentale, de l’obésité, de la criminalité sans diagnose, des négligences, et des abus familiaux, et cesser de bosser si dur afin de retenir une signe de vie dans des morts vivants. 

Ce projet sinistre, d'étendre la durée de vie de certains individus privilégiés, au-delà d’une norme statistique, doit être remis.  Des besoins beaucoup plus pressants doivent être assurés d’abord.  Une fois que tous les nouveaux-nés jouiront d’un enfance bien-aimée et salubre jusqu’à l’adolescence – et seulement alors – d’étendre la décrépitude des riches pourrait cesser d'être une obscénité de vampirisme et pourrait donc mieux réussir, absent tant de trahisons d’une moralité ordinaire.

L'avortement est une grande source de détresse pour nous tous.  Cet horrifiant procédé ne pourra cependant être éliminée, avant que les mesures précitées ne soient effectuées d’une manière intégrale.  Si tu insistes à supprimer l'avortement, tu dois tout d'abord insister sur la réalisation du précité.  Il n’est pas raisonnable de tenter de criminaliser, d’en haut, les actions de parents désespérées.  Il serait plus réaliste de réduire leur désespoir et de leur laisser l’opportunité de choisir la meilleure voie pour leur enfant.  Un Apprentissage sûr et proprement aimé devrait être la garantie constitutionnelle de chaque enfant sur terre. 

Cette décision angoissante doit être déléguée à chaque mère, et à elle toute seule, après qu'elle ait obtenue l'instruction objective de ses médecins désignés.   Que Dieu l'aide à faire un choix tant dévastateur !

 

ENSUITE      TABLE DES MATIÈRES      ANTÉCÉDENT

 

APPRENTIS : De la terre en armes au monde en paix

 

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