SOMMAIRE D’APPRENTIS INTRO ET VOCABULAIRE
Certains imposent leurs privilèges de façon agressive, indépendamment des droits et des maux, et aux dépens immédiats d'autres et d’eux-mêmes par la suite. Leurs privilèges, acquis par la violence, sont de plus en plus difficiles à maintenir. Ces avantages sont donc moins profitables, à la longue, que ceux auxquels tous s’accorderaient dans un partage paisible. Le plus grincheux ce désaccord, le plus de gâchis et moins de profit en résultant, faute d’une transformation évolutionnaire.
Pourtant Mengzi nous incite à nous retirer d’un simple profit capable de nuire à la longue. Lui, nous ralliait plutôt à l’humanité et au devoir, beaucoup mieux pour nous à la longue. Je suis convaincu que des profits excessifs induisent inévitablement le sacrifice de l’Autre. À l’encontre du sacrifice issu du profit, l’humanité et le devoir engendreraient des célébrations.
Célébrons ensemble notre Apprentissage, au lieu de sacrifier l’Autre !
Ensuite que ces belliqueux promoteurs d’eux-mêmes se confrontent et se concurrencent, leurs survivants se rassemblent en élites encore plus sournoises. Dans la plupart des cas, nous autres nous soumettons à leurs demandes brutales afin de rétablir la paix. Pourtant, même si les conciliants ont l’habitude de rejeter la violence, cela ne soustrait en rien de la légitimité de leurs demandes. Au contraire, nombreux sont ceux, y compris les plus puissants, qui bénéficient de leurs revendications paisibles. Par contre, des demandes arbitraires et agressives induisent des suppléments de coût, de conflit et de contradiction sociale.
Voici un paradoxe central. Les sociétés totalitaires peuvent sembler puissantes, mais sont en réalité rigides, friables et instables. Elles peuvent pendant un certain temps s’abriter de l'agression étrangère, mais la détérioration et les casses qui s’accroissent en raison de leurs contradictions sociales les affaiblissent du dedans. À la longue se rendent-elles en cosses creuses ne retenant que l’illusion du pouvoir et s’effondrant pour aucune raison apparente.
D'autre part, le plus turbulent l’écoulement des informations d’une société et le plus de commotions de dialogue qu’elle se permet, la plus forte et flexible s’en rend-elle. Celles d’apparence turbulente et instable pourraient être forcées de céder à l’agression étrangère, mais pourront mieux surmonter leurs contradictions à long terme. Elles pourraient même assimiler leurs envahisseurs et prospérer à la longue, comme l’a souvent démontré la Chine durant sa longue et complexe chronologie. La fermeté simplificatrice de la tyrannie, voici une illusion ; la faiblesse apparente de la décadence intellectuelle, pareillement illusoire.
Le livre de Marc Juergensmeyer, Combattre avec Gandhi, est un excellent bréviaire des résolutions du conflit. Ce livre, lui aussi, est hors de copie. Ce chapitre et celui qui suit, « Quelques règles de base » en sont des sommaires, inclus ici avec son aimable consentement.
Je te prie d’étudier soigneusement ces pages et vite sortir ensuite pour apprendre tout ce que tu pourras à l’égard de la satyâgraha. Notre survie pourrait dépendre de tes efforts.
La base de la lutte gandhienne, c’est la satyâgraha (en hindi, « saisir la vérité ») : l’outil fondamental de la gestion paisible. Gandhi inventa l’expression « résistance passive » au cours de ses premières activités en Afrique du Sud, puis la laissa tomber comme mal appropriée aux efforts paisibles. Cette expression caractérise l’esprit occidental qui demeure enseveli dans sa mentalité d’armes.
Nous pourrions peut-être remplacer la « résistance passive » par une expression comme « vérifaction » : l’association volontaire en alliance sainte entre les partisans des deux cotés d’une certaine vérité.
Les quatre principes primaires que Gandhi prescrit pour la satyâgraha sont :
· Satya : vérité
· Ahimsa : non-violence
· Tapasya : souffrance volontaire pour le bien-être commun
· Sarvodaya : bien-être commun
Tu es non seulement censé AIMER TON ENNEMI, mais aussi LE SÉDUIRE PAR TA NON-VIOLENCE ET TON HONNETETÉ. Si tu es sans erreur – une exigence terrible – cet ennemi deviendra bientôt ton ami fidèle et agira par conséquent—peu importe l’idée qu’il se serait faite jadis de toi. Cette procédure est absolument volontaire des deux côtés. Elle doit être courageuse dans ton cas, dès le début; elle sera courageuse, en fin de compte, pour ton ennemi libéré de ses craintes à ton sujet.
Tu peux juger LES ACTIONS de ton adversaire ; tu n’as toutefois qu’à respecter sinon ressentir de la pitié pour LUI-MÊME, comme tu le ressentirais pour un membre bien aimé de ta famille, brillant ou divaguant. Ais confiance en la bonne foi de ton adversaire. Ses vrais amis sont garantis de son attaque.
Ton bouclier, c’est la tapasya : ta bonne volonté d'accepter ta souffrance personnelle afin de réduire celle d’autrui mais non la tienne. Les souffrances à ton compte ne font aucune partie de la satyâgraha.
Les seules choses que d’honnêtes vérifacteurs doivent craindre sont :
· nos trébuchements inévitables lorsque nous tâterons notre chemin le long de ce parcours ardu ; et
· notre réticence et incapacité de rectifier nos erreurs. Ce ne sont que des échecs engendrés par la crainte qui puissent retarder cette procédure omnipuissante.
Comparé à la satyâgraha toute-puissante, la violence en panique et les mensonges maladifs se condamnent à l’échec. Nous ne devons jamais compromettre la satyâgraha ni par faiblesse, ni par crainte, ni par inertie particulière. Nous devons résister en souffrant au lieu.
« Au lieu dois-je résister en souffrant. » Combien cela m’est facile à lire et écrire ! Combien plus difficile à effectuer de façon honnête ! Je rate mon coup immanquablement et l’oubli chaque fois que ma colère se lève. Toi aussi, sans doute. Gandhi de même, seulement moins souvent. Lui était imbu du génie de la satyâgraha et s’en est entraîné sans merci durant toute sa vie. Moi, je ne suis qu’un autre de ces pitres opérant selon mes désirs de ver de terre humain.
Pourtant, pitre que je suis, je peux reconnaître le génie de la satyâgraha et te le recommander. Et toi, tu pourrais être parmi ceux doués du talent et de la ténacité qui me manque, afin de la pratiquer honnêtement. Voici mon unique espoir.
La satyâgraha, c’est un peu comme le karaté, la charité ou le courage. Cela ne s’accomplit qu’en l’accomplissant. D’en écrire et lire : voici qui est doux, simplet, évident, gratifiant et entièrement superficielle. Ce n’est qu’un préliminaire : la glace sans bouquet d’un napoléon ranci.
Si nous étions des grognards cicatrisés de la satyâgraha, nous pourrions peut-être en apprendre quelque chose en y lisant ; sinon serait-ce peu probable. En être enseigné par un maître paisible ; l’exercer à maintes reprises dans le monde réel ; le tenter et l’échouer ; se faire terrasser, se ramasser et se dépoussiérer (nous et nos ennemis), puis le réessayer : ces astuces sont ardues, exténuantes et obligatoires.
Ces jours-ci, il n’y a pas de maîtres de satyâgraha chez qui nous pourrions nous exercer. Si nous la pratiquions dans le monde réel, tout le monde nous prendra pour des lâches ou des sots. Ceux charitables nous prendront pour des saints de sottise. Nous souffririons pour notre folie. Ils nous saisiront tout ce que nous chérissons et s’en iront ricanant de notre stupidité incroyable, n’ayant rien appris de la transaction. Il sera facile de s’en rendre amère. L’on doit s’attendre à cela : voila qui est sage et bien.
La plus importante leçon de Gandhi, c’est que nos résultats ne doivent JAMAIS être anticipés avec impatience. Bien que moi, sot impatient que je suis, serai plutôt partisan de miracles provenant de notre Dieu d’amour : l’Accélérateur de ces résultats de façon transcendante.
Dans l’avenir, le monde paisible se remplira de maîtres de satyâgraha, tout comme nos maîtres actuels de karaté. Le fondement de la politesse et la grâce sociale sera la satyâgraha. Tout le monde la reconnaîtra de suite et en coopérera avec enthousiasme. Ceux qui lui refusent seront considérés déments. Seulement alors pourrions-nous lire de la satyâgraha, dans la clairière rafraîchissante de nos pensées intimes, et en rester honnêtement contents. Jusqu’alors devrons-nous rater nos idéaux dans la plupart des cas, sinon souffrir pour nos convictions.
O bodhisattva ! Encore un effort. C’est dur, mais tu es brave. Encore un effort.
Certains conflits sont achevés par force et ruses ; d'autres, par accommodation et compromis ; encore d’autres, par arbitrage et lois. Gandhi n’était satisfait d’aucun de ces résultats. Des résolutions « je gagne, tu perds » et « je perds, tu perds » ne réussissent qu’à prolonger la rancune, le mensonge et les brutalités. Aucune vraie victoire n’est réalisable avant que les partisans des deux côtés ne conviennent de plein cœur qu'ils aient triomphé.
La satyâgraha exige que les deux côtés identifient, échangent, et embrassent les principes les plus valides de l’autre. Nulle vérité provenant d’un coté n’est tout à fait erronée ni n’est-elle entièrement correcte, avant qu'elle n’ait reflété et confirmé celle de l'Autre. Une fois que les deux parties auront exposé leurs interprétations contraires de la vérité, des résultats de rechange en émergeront ; ils confirmeront (et seront confirmés par) les principes les plus dignes de confiance des deux côtés. Or, le conflit devrait devenir une opportunité bienvenue d'embrasser les deux côtés de la vérité : ni une excuse pour la coercition ni un mal à éviter.
1. Énumérer les valeurs principales des deux côtés. Chaque coté réclame ses propres vérités : certaines primordiales et d’autres moindres. Laisser aux membres de chaque côté l’opportunité d’examiner en détail l'importance de leurs revendications et d’en désigner les plus essentielles.
2. Fusionner dans ton cœur et ton esprit les éléments les plus valides des deux côtés. Former un nouveau côté et l’adopter avec ton adversaire.
3. Réexaminer cette nouvelle position tandis que la lutte continue.
Dans ce contexte, nous devons examiner le livre de Steven Brams et d'Alan Taylor, La juste division : Du tranchage des gâteaux à la résolution des contestations.
Selon leur formule, pour tout nombre N de personnes partageant un gâteau, des parties égales résulteront si des morceaux en quantité 2(n-2) + 1 sont tranchés et choisis dans un certain ordre. Distribuer des tranches égales de dessert, cela pourrait nous sembler insignifiant, mais des applications beaucoup plus importantes se suggèrent ; aussi, pour vous autres mathématiciens, l’accroissement exponentiel dans la complexité des résolutions du conflit selon que plus d’intérêts en prennent part.
Les techniques courantes de résolution du conflit, ainsi que d'autres efforts paisibles, chancellent par essai et surtout par erreur (by trial and mostly error). Nos décisions, prises la plupart du temps à l’improviste, sont en fin de compte basées sur le régis de la terreur. Les Apprentis exigeront une précision beaucoup plus subtile de leurs sciences paisibles. Nous devrons inventer des pratiques sociétales plus délicates et élégantes afin de maîtriser de façon plus productive nos pourparlers avec l’Autre.
Je suis assez certain que la langue française soit mieux adaptée à cette tâche que celle anglaise « de somme zéro et du gagnant prenant le tout. » Celui qui apprend à penser en français est inculqué de prendre son temps et maîtriser tous les rapports entre les éléments de chaque phrase, afin qu’il puisse déchiffrer ses idées et les expliquer de manière intègre. S’il manque de le faire, il n’attraira ni ne convaincra personne par ses propos (ni lui-même non plus.)
Par ailleurs, ceux qui parlent en anglais sont enseignés d’atteindre un ascendant intellectuel aussi concis et direct que possible, sans se soucier du ton et contenu de leur discours. Nous sommes enseignés à prendre l’un ou l’autre coté d’un débat quelconque et le disputer aussi convenablement, sans nous soucier de nos convictions particulières. Ce n’est qu’ensuite que le maître en anglais pourrait défendre ses convictions en assemblée commune—une fois qu’il aura confirmé leur nature amphibie, sinon peut-être plus tard.
Il est plausible que des enfants français sont enseignés selon la même logique tarie des anciennes tribus grecques de guerre. Malgré cela, je n’en ai jamais été exposé durant mon enseignement fractionnel en français—sauf de façon subliminale, de la part de Maître Auguste Reynaud, mon bien-aimé grand père adoptif.
Ainsi, je trouve dans la langue française une tournure plus pure de mes vraies convictions. J’ai bien dû débuter ce texte en anglais. Je n’en découvre la vérité intégrale sans l’avoir traduit en français et tenté de filer les idées adventices dans la tonnelle anglaise, sinon la détruire et rebâtir en plus simple et élégante selon les grammaire et syntaxe moins floues et plus contraignantes du français. En ce qui me concerne, mes erreurs et lacunes sont plus difficiles à dissimuler quand je les écris en français, et des éclaircissements obligatoires, plus évidents. Peut-être serait-ce ma formation singulière… Gershwin composa son air pour moi.
Est-ce la raison pour laquelle le français s’est rendu la langue préférée de la diplomatie ? Celle dont les anciens ennemis les plus farouches du pouvoir français envoient maintenant leurs enfants l’apprendre à l’école ? La dominance hiérarchique et la pensée de somme zéro sont moins difficiles à exprimer en anglais. Un raisonnement plus pensif : « je gagne, tu gagnes » sonne plus claire en français. Je ne sais pas, moi, mais le chinois mandarin pourrait-il être encore préférable ? Voir Le Langage.
Il se pourrait que mes dispositifs de traduction me forcent à surveiller mes idées depuis deux points de vue. Dans ce cas, tout le monde devrait apprendre à penser en au moins deux langues. Le fait que je sois dyslexique et aie tout de même appris deux langues plus ou moins bien, confirme que presque tous pourraient en être instruits.
Cette amélioration de nos compétences sociales pourrait marquer la fin du chaos sanglant que nous nous sommes convaincus à attendre de la mentalité d'armes. Que nous rejetons désormais sa poltronnerie appliquée !
Suit mon résumé des enseignements du coran, Qran. J’espère que Mohamed n’en aurait désapprouvé, bien qu'il condamne ceux qui osent amplifier son texte. Nous passons un moment difficile ; des précisions semblent être admissibles afin d’étancher ce flot de sang traumatisé qu’Allah doit abominer, autant parmi Ses fidèles que ceux devant Lui être.
« Pourtant, voici à peine toute la vérité. Oublié : ce fait paradoxal que le premier chef des Pachtouns, dans la lutte contre le régime britannique, fut un pacifiste dévoué, Abdul Ghaffar Kahn, célébré jadis comme « le Gandhi de la Frontière. » Ses partisans, surnommés les chemises rouges, ont d'abord dû jurer : « Je n'emploierai jamais la violence. Je n’exercerai nulles représailles ni prendrai de vengeance et pardonnerai quiconque se livrera à l'oppression et aux excès à mon encontre. » Pendant plus de deux décennies, Ghaffar Khan et ses Khudai Khidmatgar « Les domestiques de Dieu » ont combattu côte à côte avec Mahatma Gandhi et son Parti du Congrès, pour une Inde unie, démocratique et séculaire. Presque tout le monde qui a examiné cette histoire en fut fasciné, transporté et étonné. Mukilika Banerjee entendit parler des chemises rouges pour la première fois durant les années 1990, en tant que diplômée en Nouvelle Delhi. Impressionnée et curieuse, elle s’établit sur la Frontière, s’instruit le Pachtou et parvint à interviewer soixante-dix survivants ex-Domestiques de Dieu pour son étude, The Pathan Unarmed (Le Pathan désarmé). Elle trouva que le pacifisme de Ghaffar Khan provenait de son concept de Jihad ou de guerre sainte. “La désobéissance civile non-violente offrait l’opportunité du martyre dans sa forme la plus pure, puisque mettre sa vie carrément entre les mains de son ennemi devenait en soi l'acte principal, et la mort encourue durant ne dut être ni défaite ni tragédie, mais plutôt l'action du témoin de l'injustice d'un ennemi...” Ainsi, dans ses discours de recrutement, [Ghaffar Khan] offrit à chaque Pachtoun non seulement la possibilité d’un trépas tout simple, mais plutôt l'opportunité d’un glorieux sacrifice et martyre. »
[Nota : Aussi l’offrit-il, je pressens, à d'autres nobles Jihadi ayant pris le pas en avant, en plus de ceux parmi les Pachtouns (les gens que nous combattons maintenant ; c’est compris ?).]
« Comme ses prédécesseurs incrédules, Banerjee constata que Ghaffar Khan parvint à recruter, depuis les années 1920, une armée non-violente de 100.000 disciples partageant l’uniforme parcimonieusement coloriée de poussière de brique. La puissance de cette armée fut confirmée en 1930, quand sa grève paralysa la capitale provinciale de Peshawar pendant cinq jours, ses supporters ayant bravé l'arrestation et la torture par la police du Raj. Parce que d’abord considérés si insurmontables, les Pachtouns furent niés même le droit de suffrage limité, accordé ailleurs en Inde britannique en 1920 ; mais cela changea avec le passage par le gouvernement indien du projet de loi de 1935. Au fur d’élections successives, les chemises rouges ont prévalu, formant des gouvernements provinciaux sous le Ministre en Chef, Dr. Khan Sahib (étant dénommé tel, d’habitude : le frère, instruit en médecine britannique, de Ghaffar Khan.) En attendant, Ghaffar, se tenant six pieds et trois pouces de haut (un mètre quatre-vingt quinze) et aussitôt reconnaissable par son nez noueux et sa figure de travers, devint le compagnon de bras de Mahatma Gandhi, qui prononça le mouvement des Chemises Rouges un miracle. Malgré son pacifisme et ses vues libérales concernant le sécularisme et le droit des femmes, Ghaffar Khan est devenu un héro folklorique des Pachtouns, acclamé comme le Badshah Khan ou le khan des khans. Le tout est documenté dans le livre récemment paru de l'historien indien Parchotam Mehra, The North-West Frontier Drama 1945-47, (Le drame de la frontière du nord-ouest 1945-47.) Démêlant maintes paperasseries négligées, cet écrivain trouva qu’en 1912, le PFNO, qui revendiquait une population de trois millions, comptait 5.557 constats de délit pour désobéissance civile, comparée à 1.620 au Pendjab détenant cinq fois plus d'habitants.
« Les musulmans ont constitué une majorité tant importante sur la Frontière que le cri de la ligue musulmane : « l'Islam est en péril ! » a manqué de résonance : ce qui aide à expliquer pourquoi prit racine un mouvement allié au Parti du Congrès mené par les Hindous de Gandhi. Non moins important, Ghaffar Khan s’eut branché dans un sens frustré d'identité commune parmi les habitants pachtouns des deux côtés de la frontière afghane. Lui et son mouvement ont parlé d'un « Pachtounistan » et d’une patrie indépendante ou quasi-autonome de Pachtoun : la teneur de cette idée se transformant avec le temps. Voici l'aspect du mouvement qui préoccupa le plus les Anglais et encore plus vivement, la ligue musulmane. Il mena au rendez-vous de Ghaffar Kahn avec un autre important figurant oublié, le Lord Olaf Caroe. » Karl E. Meyer, The Dust of Empire: The Race for Mastery in the Asian Heartland, (La poussière d’empire : La course pour maîtrise du coeur lieu asiatique), Public Affairs, The Century Foundation, New York, 2003, p. 103-4.
Une fois que l’oumma réintégrera le Jihad de la non-violence pour la plus grande gloire d’Allah, tout ce terrorisme infect tombera en déchéance : l’accomplissement de bêtes humaines dépourvues de Dieu, des deux cotés. La terreur n’a jamais converti personne parmi les non-croyants, au contraire, ni n’a-t-elle aidé les Fidèles pareillement ses victimes. La non-violence islamique rendra plein pouvoir aux Fidèles, infirmes autrement, et convertira des milliards supplémentaires…
Allah ne fait qu’attendre qu’on Lui obéisse. Qu’elle est énorme, la patience de sa miséricorde !
Tout d'abord, l’islam est une religion de salut particulier et de révolution sociale. Il ne comprend pas de prêtres mais seulement des interprètes doués des mots d'Allah, comme Mohamed les mémorisa dans le Qran, en récitation de l’ange Gabriel ou Gibril. Tout le monde est supposé apprendre à lire le coran en arabe et mémoriser ses versets splendides. On m’a expliqué que le coran comprend sans dispute les meilleurs écrits en arabe : de façon miraculeuse, puisque Mohamed ne pouvait à peine lire ni écrire.
Je me demande si tu te rends compte combien révolutionnaire eut été cette notion durant le VIIeme siècle de l’ère chrétienne ? Tous les petits rejetons manants devaient se rendre en savants du coran (en d’autres mots, en Apprentis.) Les chrétiens n’arriveraient au même niveau d’Apprentissage qu’au XIXeme siècle. Grâce à Dieu, nous incluons à présent les petites filles sages.
Personne ne peut te sauver, sauf toi. Tu peux le réussir en suivant cinq règles simples, autant que tu en seras capable (Allah est infiniment miséricordieux) :
1.
Shahada : Une fois durant ta vie, tu dois dire avec pleine compréhension
et acceptation absolue : « Il n'y a aucun Dieu sauf Allah et Mohamed est
son prophète. »
2.
Salat : Tu dois prier cinq fois par jour (avant, ce n’était que deux
fois) : à l’aube, à midi, durant l'après-midi, au crépuscule et une fois qu’il
fait sombre dehors. Tu dois te nettoyer
d’abord. Les communautés musulmanes se
sont arrangées afin de faciliter cette tâche pour tous.
3.
Zakat : Tu dois généreusement donner de l’aumône—puis encore plus. Pareillement, les sociétés musulmanes ont
converti cette aumône en impôts officiels … pour le mieux ou le pire.
4.
Sawm : Tu dois maintenir le jeûne durant les journées du mois de
Ramadan (dont la date varie chaque année selon le calendrier lunaire) : ne
manger ni boire qu’après le coucher du soleil.
5.
Haje : Une fois durant ta vie – pourvu que t’en sois capable :
Allah est infiniment miséricordieux – tu dois faire pèlerinage à la ville
sainte de la Mecque. Pendant ton haje,
tu pourras témoigner incontestablement de la fraternité humaine sous la tutelle
d’Allah.
C'est tout. Le reste dépend de la miséricorde infinie d'Allah, bienheureux soit Son Nom. Comme je t'ai dit, l’islam est une religion révolutionnaire de salut personnel. Ou tu choisis de te soumettre à Dieu, sinon pas. Le coran interdit aux musulmans de contraindre ta croyance qui doit être pure et volontaire.
Ce n’est pas surprenant que l’islam soit une religion d’individualistes indomptables, puisque la région de la Mecque et de Médine durant l’époque de Mahomet aurait fait sembler le farouche « Wild West » américain comme un cercle à tricoter de vielles dames, tant les meurs locaux furent sauvages. Je me demande si voici la raison que des fanatiques parmi les Musulmans et les Américains se haïssent tant profondément : parce qu'ils sont d’esprit si profondément semblable ?
Les nomades du désert sont parmi les individualistes les plus hardis sur terre. Je le sais ; j’en ai rencontrés et admirés. Personne ne peut leur contraindre de faire ce qu’ils ne veulent pas, et ce sont des hôtes les plus nobles envers un ami sinon un simple étranger innocent. Après tout, celui-ci quelconque pourrait être un ange envoyé par Dieu pour éprouver leur honneur …
La plupart des paysans opprimés, leur dos brisé de labeur – païens, chrétiens, zoroastriens, hindous, à toi choisir – que les conquérants musulmans ont absorbés, ont bientôt saisi les avantages de l'Islam. Celui-ci rend chaque homme l'égal absolu de tout autre dans les yeux de Dieu. La noblesse, la richesse, la volonté et la capacité de blesser grièvement les gens : quelles valeurs ont-elles ? Moins que rien, selon Lui.
Les Euro-américains peuvent-ils conclure qu'ils aient enseigné la même chose aux Indiens américains qu’ils ont conquis ? N’importe quel conquérant chrétien ou non croyant pourrait-il le proposer ?
D’ailleurs, tout le monde a obtenu cinq bonnes pauses par jour, rafraîchissantes de leurs labeurs éreintants, que leurs maîtres devaient partager, tous à genoux devant Allah. L’alphabétisation universelle et l’aumône généreuse aux pauvres. Quels avantages révolutionnaires en plus aurais-tu pu exiger d’une religion pendant l’ère du shadisme royal ?
Je viens de relire le Qran, et quelque chose au-dedans m'a profondément frappé. Mohamed appelle à la paix au moins soixante fois durant sa récitation des paroles de Dieu. Dans la plupart des cas, il implique quelque chose comme tel.
La maison d’Allah, c’est la maison de la paix ; la maison de la guerre Lui est une abomination. Résiste farouchement à ceux qui t’attaqueront d’à partir la maison de la guerre pour vouloir habiter la maison de la paix en tant que bon musulman. Ne combats jamais un autre musulman, mais aide-le toujours. Accepte en paix ceux qui te permettront de te soumettre à Allah, indépendamment de leur croyance. Tu n’as même pas le droit d’attaquer ceux qui tenteront de t’illusionner. Au lieu, tourne-leur le dos et dis-leur : « La paix. » Partage la maison paisible avec tout ceux qui te le permettront. Glorifie ainsi l’Islam et Allah. Sinon les aviliras-tu dans les yeux de croyants potentiels, au risque de ton âme.
Quant aux lignes du Qran que j’invoque, les voici pour ta revue personnelle :
|
SURATE-LIGNE(S) |
CONCLUSION |
|
025-063 028-055 008-061-065 043-089 049-10,11 051-025 |
Invoquer la paix à
ceux qui pourraient te rendre des délusions. |
|
004-090-099, surtout 095 004-114,115 005-050 006-051-053 008-069 048-026 |
Concernant les
non musulmans qui peuvent être pour autant des bien-aimés d’Allah. |
|
041-034-36 060-09,10 |
Rendre du bien aux
non-croyants inoffensifs, pour la plus grande gloire de l’Islam. |
|
002-256 010-100,101 011-29 030-53,54 042-04, 16, 49 064-16 |
Sur la non
coercition de la soumission. |
|
004-91 008-62 010-62 |
L’acheminement de
l’Ouma à la paix |
Je regrette si j’ai manqué quelques Surates clés, à ces sujets, que saurait n’importe quel enfant élevé dans l’Islam. Si tu m’attrapes en ayant raté, je te prie de me contacter et je corrigerai humblement.
La satyâgraha ne demanderait rien de plus que cette liste, et ne nous exigerait rien de moins.
Dieu est Superbe ! Allah Akhbâr !
ENSUITE TABLE
DES MATIÈRES ANTÉCÉDENT
APPRENTIS
: De la terre en armes au monde en paix
PAGE DES CONTACTS (sous développement)