SOMMAIRE D’APPRENTIS INTRO ET VOCABULAIRE
« Une nouvelle vérité scientifique ne triomphe pas en convainquant ses adversaires et en leur illuminant l’esprit, mais parce qu’ils meurent, en fin de compte, et une nouvelle génération grandit en étant familière. » Max Planck, pris du livre de Robert Greene, Les 48 lois du pouvoir, Penguin Books, New York, 1998, p. 398. Dont je viole allégrement les règlements sur chacune de mes pages, sans doute à grand coût.
Je prends de grands risques en exposant aux sciences sociales actuelles l’antinomie d’armes et de paix et les formules de menace et du fauteuil. Pourquoi ? Parce que ces hypothèses forment les éléments d’une grande théorie qui prétend hardiment expliquer la vie sociale, l’histoire et l’expérience humaine en prenant le tout en compte.
Ces sciences, comme toutes celles couramment conçues, sont fondées sur l’empirisme et le positivisme : la conviction que le savoir n’est possible qu’en étudiant des exemples, sociétés et phénomènes en les isolant selon leurs particularités. De sorte que nos sciences sociales se sont rendues en un assemblage d’expressions souhaitables mais plus ou moins nébuleuses et contradictoires, ayant moins de valeur prédictive qu’un constat bâclé de météo. Voici ce qui arrive quand on réprime la curiosité humaine, pour quelle raison que ce soit.
Les sociologues modernes préfèrent que cela demeure ainsi indéfiniment. Ils ne souhaitent ni les moyens, ni le motif, ni l’opportunité de décrire et confronter la mentalité d’armes de façon scientifique. Quiconque leur en offrirait les outils nécessaires, leur tendrait une provocation effarante.
Que l’antinomie d’armes et de paix ait une valeur prédictive ou pas, ils la renvoient de façon rotulienne, par pure inertie et appréhension. Cela leur est sans doute préférable, de le renvoyer au lieu de l’étudier : une habileté professionnelle et habitude de routine parmi ces positivistes scientifiques. Manquer d’agir ainsi implique le bannissement de son standing professionnel.
Quelle différence y aurait-il entre des dogmatisants religieux et scientifiques, à part la puissance de feu et l’état policier scientifiquement perfectionnés auxquels ces derniers peuvent faire appelle afin de soutenir leurs convictions réactionnaires (bientôt singés par leurs contemporains religieux, comme en Iran ?)
Je te soumets que la valeur prédictive de cette antinomie pourrait briller plus éclatante que ses models antécédents. Je leur défie de la contester sinon de la valider tant qu’ils le peuvent. Nous verrons si leur « désintéressement scientifique » en soit digne.
Il existe une différence principale entre la science d’Apprentis et celle courante d’armes. Cette première embrasserait toutes sortes de découvertes et d’innovations nouvelles. Par contre, la seconde n’encourage que des découvertes amplifiant la formule de la menace et décourageant toutes les autres qui nuiraient à ce statu quo. La science d’Apprentis nous mènera dans de l’abondance, tandis que celle d’armes ne mène inévitablement qu’à la pénurie, la pollution et la stagnation mentale.
Des nouvelles découvertes magnifiques pourraient émerger, une fois que nos préjugés se rendront un peu plus subtils. Les Apprentis peuvent s’attendre à deux percées en mathématiques. La première série clarifiera la théorie du chaos, nous aidant peut-être à déterminer la probabilité d'événements uniques. La suivante, pas encore entrevue, rouvrira la voie impériale en figurant une réécriture totale des mathématiques afin de simplifier sa maîtrise.
À présent, une élite sacerdotale de maths comble des puissants ordinateurs et pesants volumes académiques de tas de formules que seulement une petite minorité puisse déchiffrer. Leurs meilleurs efforts à calibrer la réalité ne produisent qu'une caricature brute du monde naturel. Le chemin impérial pourrait forcer un plus ample passage à travers cette ronce intellectuelle, que les Apprentis pourront suivre jusqu’aux nouvelles découvertes.
La connaissance-valeur a transformé le monde quand des réformateurs raffinés ont remplacé la bible en latin par des traductions en vernaculaire que les laïcs pouvaient déchiffrer. Cette voie impériale pourrait réaliser de même pour les mathématiques et sciences populaires. Des découvertes sans précédentes pourraient en résulter.
Ainsi que la presse d’imprimerie ait transformé le discours humain ; la cybernétique, la réalité virtuelle, la reconnaissance mécanique des voix, la technologie d’abaque et l'énergie microscopique, propulsée par lumière solaire sinon le pouls et la chaleur corporelle de l'utilisateur, celles-ci pourraient nous libérer de nos ornières intellectuelles les plus profondes.
Qui plus est, les enfants à venir jouiront d’un jeu numérique enseignant des mathématiques – aussi séduisant que DOOM sinon supérieur – qui les subtiliserait à s’enseigner des mathématiques jusqu’à leur suprême palier de compétence. Plus jamais de corvées en maths : seulement des jeux à apprécier et des niveaux d’habileté dont se vanter.
En dépit des contrariétés de la technologie d’armes, elle immunisa ses pratiquants médiévaux de leurs pires erreurs superstitieuses. Les techniciens d’armes d’auparavant devaient prendre le pas de côté le long de falaises d’ignorance pure, tâtonner le long de rebords alarmants de science et de technologie, alors que d’effroyables gargouilles grouillaient en bas. En effet sont-ils allés trop loin. Ils ont tordu en simples chimères des phénomènes surnaturels qu’ils n'ont su tout de suite exploiter afin d’en extraire davantage d'armes, et de meilleures.
Quoique, durant notre époque tyrannisée par la science, la technologie d’armes prend des bonds si disproportionnés à notre entendement qu'ils confondent même des directeurs scientifiques comme Robert McNamara. Ces enjambées nous menacent d'annihilation. Peux-tu imaginer quelle sensation produirait l'explosion d’une mégatonne de dynamite, sinon comment réagira la civilisation industrielle quand (très bientôt) il n’y aura plus assez de pétrole pour tout le monde ?
La biologie devient une « science dure » parce que ses chercheurs promettent de fabriquer des armes horrifiantes à partir de matières vivantes, ainsi que les anciens ingénieurs l'ont réussi avec des matières mortes.
Voici pourquoi nous devons rendre nos recherches plus holistiques et moins réductives, rafraîchir notre inspiration au moyen de l’intuition, l’instinct, la perspicacité particulière et des souvenirs primitifs. Il n'est pas question d'abandonner une mode de pensée pour l'autre, mais d’incorporer les deux sans endommager ni l'une ni l'autre.
D’élégantes nouvelles technologies peuvent émerger de l’étude intensive des lignes spectrales de couleur, des gaz nobles qui devraient se trouver dans nos cieux mais n'y sont pas, d’aurores, d’électricité statique et de la foudre. L'énergie de la foudre est mieux disponible dans les tropiques. Des nations parmi les plus faibles pourraient l’harnacher en tant que source bon marché d’énergie pour exportation monoculturale et développement local. Elle favoriserait la recroissance de forets vierges d'apogée afin d’attirer davantage d'énergie meilleur marché. Osmar Pinto, du Groupe d'électricité atmosphérique de l’institut brésilien des études dans l'espace, ainsi que d'autres Apprentis de la foudre, doivent se pencher sur ces problèmes. Pourraient-ils alimenter nos villes dans l’avenir ?
Comment osons-nous nous appeler civilisés alors que nous faisons si industrieusement puer l'air que l’on respire ? Des chimistes obscurs obtiendront immortalité en rendant moins fétide les moteurs de diesel et en remplaçant intégralement la technologie de combustion interne.
Très bientôt, des enseignants d'histoire démontreront combien primitifs nous étions, en chauffant simplement quelques gouttes de gas-oil dans leur classe et informant leurs élèves dégoûtés que toutes nos villes puaient ainsi en permanence.
Le pauvre Dr. Diesel ne doit attraper trop de blâme pour la puanteur de son invention. Lui, avait brûlé de l'huile d'arachide au-dedans pendant la foire mondiale de 1900 à Paris. Il souhaitait motoriser tous les fermiers sur terre, cent ans en avance du temps, ainsi que rêva Ford de leur vendre des voitures bon marché, quelques années plus tard.
En 1913, Dr. Diesel disparut par-dessus bord d'une embarcation pour l’Angleterre. Une affaire louche, sans doute ? On s’arrangea pour que ses moteurs brûlassent du carburant plus toxique et cher : le gas-oil. La scène fut mise en place, chevillant son corps inanimé, pour la motorisation des armées. La marine de guerre des grandes puissances exigeait déjà du mazout ; maintenant, leurs armées en feraient de même. Que débute la tuerie sérieuse !
Les Apprentis à venir dévoueront des semestres entiers dans l’évaluation de notre « raffinement » professé ; ils se taperont des mois supplémentaires dans leurs tentatives d’expliquer nos problèmes des sans-abri, fléaux, famines et guerres. Espérons qu’ils ne trouveront d’excuses satisfaisantes pour ces constants sordides de notre histoire d’armes. Ils déduiront, peut-être, que ce ne furent que de sanglantes pierres de gué vers la transformation d'Apprentis.
La littérature védique indienne fait allusion à des machines d’antigravité fabriquées de sphères en cuivre à l'intérieure desquelles des gyroscopes barattaient du mercure. Ces technologies hypothétiques ne seraient pas nécessairement farfelues. Après tout, une pile électrique produit du courant direct à partir de panneaux s'alternant de cuivre et de mercure, et une bobine de cuivre tourne autour d'un aimant afin de produire du courant alternatif. Est-ce qu’une interaction plus subtile, entre le cuivre et le mercure, pourrait produire des ondes de gravité ? Pourrait-ce résulter de l’interaction d’un fort acide hydrophile et d’une puissante base hydrophobe, tourbillonnées en collodion avec un peu d’eau pure ? De telles recherches pourraient bientôt prouver précieuses.
Nous devons nous méfier du fait que l'application de cette technologie gravitationnelle pourrait déformer et polluer la structure même de l'espace-temps.
Autant valable pourrait devenir l'étude d'orgones super sensibles, empaquetées entre des couches alternatives de laine de pierre (fibre de verre), de paille de fer et de laine organique (du coton ou d’agneau). Durant les années 1950, nos hiérarques scientifiques et judiciaires ont déclaré ces expérimentations taboues pour des raisons aléatoires. Soutenu par la pleine force de la loi, ils ont assassiné en prison l'expérimentateur Wilhelm Reich, détruit son matériel, brûlé et interdit ses écrits. Même aujourd’hui, l'inquisiteur demeure disponible depuis un petit coup de file.
L’eau est une substance mystérieuse au point d’être miraculeuse : ses attributs chimiques semblent confondre la physique fondamentale d’autres éléments et composés. Elle semble être faite exprès pour soutenir la vie et obligatoire pour lui permettre d’exister : le cadre constant de la vie, si tu veux. Quels autres attributs l’eau retiendrait-elle, dont nous n’aurions aucune idée ? Combien mieux pourrions-nous la domestiquer ?
Gerald H. Pollack, professeur de biophysique à l’université de Washington (University of Washington), vient de publier son livre : L'eau, l’énergie et la vie (Water, Energy and Life). Les résultats de son équipe de recherche peuvent être fondamentaux.
Du peu de ce que j’en comprenne (j'ai écouté sa conférence depuis la Chaîne des Recherches en 2008, mais n'ai pas encore lu son livre), l'eau s’organise de façon autonome dans son interface avec l'air ou une couche d’acide gélifié. Elle se transforme là en une forme beaucoup mieux organisée, de cristal liquide (un autre état physique supplémentaire à ceux liquide, solide, de gaz et de plasma) et maintient une petite charge électrique le long de cette interface, profonde de plusieurs millions de molécules. Cette « zone d'exclusion » demeure épurée des produits chimiques en solution avec l'eau au-delà de cette interface ; elle se maintient et se développe plus profondément par l’actionnement de la LUMIÈRE SOLAIRE ou d’une autre source lumineuse à plein spectre (de l’infrarouge, je crois ; je ne me rappel plus.)
Le Prof. Pollack a réalisé une purification de cette eau de deux cents parties en solution à un, simplement en tirant de l'eau pure depuis cette interface et en retirant celle en suspension chimique dans un autre récipient―le tout actionné par de la lumière solaire, sans filtrage aucune.
Il a proposé que la vie primitive ait pu s’organiser de façon autonome dans cette interface de cristal liquide. Vous auriez pu entendre parler d’autres recherches sur l'interface microscopique entre la surface de la mer et l’air, grouillant de vie microbienne.
Voila des résultats préliminaires, et je n’ai probablement pas été très clair. Consulte Google avec son nom, sinon ses livres, pour plus de détails. Très impressionnant !
Quelques autres recherchistes, scrupuleusement ignorés, ont étudié des attributs inorthodoxes de l’eau, capables de propager et retenir de l’énergie quand elle est mise en vrille et propulsée à travers des turbines spéciales. Leurs résultats, jusqu’à présent, ont été presque mythiques : projetant de l’anti-gravitée et des formes entièrement inconnues d’irradiation.
Certaines gens ont étudié les attributs hygiéniques de l’eau alpine qui, en dansant de la hauteur des roches, ramasse des molécules naturelles et les suspend dans une solution en collodion semblant lactée. Ce liquide semble avoir des attributs hygiéniques très prometteuses.
D’autres ont fait tourbillonner en sens inverse à répétition de l’eau en cuve, et ont ainsi crée un élixir (sans ajouter d’autres substances qu’une poignée de fumier âgée) comprenant des attributs extraordinaires quant à la fertilisation des plantes, l’attrait d’insectes bénéfiques et le renvoi de ceux nuisibles, contribuant à la santé générale du terroir et des cultives, et peut-être à la purification des mauvaises eaux.
Au début des années 1800s, l’électricité fut un phénomène inédit dont jouaient quelques intellectuels d’élite, sans aucune application pratique. Aujourd’hui, la collectivité industrielle ne saurait survivre, absente l’électricité découlant à travers des milliards de circuits. Dans l’avenir proche, des nouvelles formes d’énergie d’eau pourraient remplacer nos combustibles de fossile, énergie nucléaire et autres sources d’énergie électromagnétique qui nous fournissent des courants directs et indirects. Cette nouvelle source d’énergie pourrait être électrogravitique, hydrogravitique ou décrite par quelque autre mot multiple qui surpasse l’entendement actuel.
Ces nouvelles technologies doivent subir une étude intensive. Elles nous sont à présent aussi peu familières, que l’électricité l’était parmi les savants du quinzième siècle. Eux, au moins, reconnaissaient la foudre, l’électricité statique et les aimants. C’est là, probablement, que nous devrions sérieusement recommencer à zéro.
Nous ne connaissons rien de ces technologies qui permettront peut-être à la civilisation humaine de s’abriter des décisions minables de sa gérance actuelle : la plus cupide et réactionnaire de son histoire, comparée à laquelle des anciens despotes furent des progressistes d’esprit libre. Nous allons nécessiter une suite de miracles technologiques et de technologies miraculeuses afin de sevrer la civilisation corporative industrielle de son combustible de fossile, sans affamer et congeler des millions, peut-être des milliards de personnes à mort en ce faisant—lorsque s’éteindront leurs lumières et chaufferies, et cesseront de rouler en ville les camions de nourriture qu’elles prennent comme allant de soi. Toutes ces technologies desquelles nous aurions dépendues, se rendront secondaires comparées à celles que nous ne pouvons à peine imaginer aujourd’hui, dont dépendra la survie de la civilisation toute entière.
Il est l’heure que les monopolistes pétroliers s’ôtent du dos de la communauté scientifique, cessent de dicter quel genre de recherche soit admissible selon leur dogme, et lui permettent de découvrir la prochaine génération de technologies qui rendront obsolète le carburant de fossile… avant que celui-ci ne s’épuise et non après.
Nous aurions dû débuter ces travaux il y a cinquante ans et développer des technologies alternatives et entièrement mures à cet instant. Il est peut-être trop tard pour mettre ces technologies en ligne avant que des masses ne souffrent de la faillite du carburant et de leurs technologies, aussi de ne pas les avoir remplacées à temps.
Ceux responsables pour ce délai auront à répondre en personne pour toutes les pertes que leur avidité occasionnera à l’humanité. Une guerre civile planétaire pourrait découler de ce sujet tout seul—entraînant leur perte à long terme, puisqu’une écrasante majorité de l’humanité leur opposera. Ils doivent se changer radicalement d’avis et cela bientôt ; se rendre en points de lance de nouvelles recherches radicales dans des sources alternatives d’énergie, afin d’éviter le sort des tyrans d’autant paumées leur ayant précédés.
L’autre option – celle du routier Mad Max : la bankroute culturelle, technologique et sociale de l’humanité aux mains d’une gérance la moins méritoire de ce titre – ne vaut pas la peine d’être contemplée.
Comme il se trouve, nous refoulons l'enveloppe de la stabilité écologique et de l’endurance humaine. Ce que les industriels et militaires actuels tentent de réaliser, me rappelle d’une blague concernant un homme qui se jeta du haut d'un grand bâtiment. En tombant au devant d’une fenêtre au vingtième étage, il fut entendu marmonner, « Pas mal, jusque-là. »
« Wallace Broecker, un savant de la circulation océanique à l’observatoire terrestre Lamont-Doherty dans l’état de New York, décrit parfaitement la situation actuelle en observant que : "Le climat, c’est comme une bette féroce que nous taquinons avec une branchette." » De Bill McGuire, Est-ce que le réchauffement de la planète déclenchera une époque glacière ? Du journal The Guardian, le 13 Novembre 2003.
Une autre expérimentation sociale pourrait planter les jeux Olympiques là où la guerre menacerait d’éclater. Nous les organisons aujourd'hui dans les villes les plus riches, les plus tranquilles et les mieux policées, là où leur potentiel paisible est le mieux obscurci. Les Apprentis se serviront de ces jeux Olympiques afin de signaler et neutraliser la violence organisée locale, ainsi que s’en sont servis les anciens Grecs.
Pendant ces jeux, des seigneurs locaux de guerre seront tenus à soutenir la paix sous un minutieux examen public. Ils se rendront en stars internationales si leurs efforts portent fruit et en parias s’ils n’en parviennent pas. Athlètes, reporters et spectateurs devront vivre héroïquement. Ces premiers se rivaliseront dans des villes de tente, sous le feu et en mourrant comme martyrs, si nécessaire. La reconstruction et la réconciliation y seraient renouvelées avec obstination provocante.
Si ces projets ratent et la violence persiste, un massif embargo international s'en suivrait. Les locaux auraient à épuiser leur penchant de violence puis retrouver leur sagesse, isolés du restant du monde. La brutalité en masse pourrait bien s'éloigner quand l’opinion mondiale se mettrait à condamner quiconque oserait interrompre ces jeux sacrés. Les jeux Olympiques se transformeront à nouveau en un service culturel de paix, plus jamais dans ce spectacle sans signifiance dont nous nous sommes habitués, de statistiques insipides de sport, de chauvinisme national et de publicité écervelée.
Des détracteurs pourraient constater les jeux Olympiques dans la ville de Sarajevo en 1984, quelques années avant que la guerre civile n'ait ensanglantée la Yougoslavie. Durant cette guerre, Sarajevo s'est trouvée assiégée et pratiquement écrasée. Le cosmopolitisme dont elle fut célèbre n’a jamais pu tout à fait se rétablir ensuite.
Nous pourrions conclure qu'un tel projet Olympique serait sans valeur, étant donné le model en faillite de l’héroïsme tragique de Sarajevo. Ce model fut défaillant : le conflit ethnique latent n’y fut pas traîné dans la lumière du jour et aucun débat public n'a cherché des stratégies pour le résoudre avant qu’il n’eut éclaté. Tous ces détails chiants furent balayés sous le tapis et noyés dans des torrents de sentimentales balivernes olympiques—rien que pour émerger en tant que génocide, quelques années plus tard, de façon inévitable.
Les Olympiques d’Apprentis verront à ce qu’exactement l'opposée se réalise : beaucoup plus d'attention sera focalisée sur la résolution des conflits locaux et beaucoup moins aux sentiments mièvres, balbutiements sportives et annonces criardes publicitaires.
La manipulation d'énergie dont dispose l’humanité s’augmente au moyen de nouvelles technologies imprévues de paix—non seulement en mettant plus de moulu sous la charrue ni en brûlant aveuglément plus de combustibles fossilisées.
Des fermes expérimentales, imitant celles de l'age de pierre, ont obtenu des récoltes équivalentes à la productivité par arpent de l'agro-industrie moderne ; cela sans entrées massives de produits chimiques, sans destruction mécanique du sol et sans réserves de graine consanguine. Le secret semble être une manipulation affectueuse du terroir, poignée par poignée. N’aurais-tu pas remarqué combien plus vigoureux et beau semble un jardin après qu’il ait été manipulé centimètre par centimètre carré ? Ce jardin luit, semblant avoir été fait l’amour.
Cependant, cette récolte industrielle supérieure épuise la fertilité naturelle du terroir. Il n’y a que l'application religieuse d’une cultive de labeur intensif et d’efforts psychiques à la Findhorn, qui puissent soutenir cette augmentation dans la productivité du sol mais requérir moins d’entrées artificielles. Cette forme de culturation est esquivée par les corporations courantes agronomes, et ne serait vraisemblablement praticable que dans des petites fermes de famille. Tant mieux.
Peut-être réapprendrons-nous à consumer modérément des espèces sauvages ? La nature « inaltérée » maintient des herbivores sauvages beaucoup plus aisément que des espèces domestiquées, maladives et dépendantes pour leur nourriture. Leurs déchets rendent la fertilité au sol au lieu de l'éroder en tant que polluants artificiels eutrophiant nos rivières. La végétation native dont ils s'alimentent est mieux adaptée au climat local, elle demeure indestructible par les animaux nuisibles locaux, ne nécessitant aucune transformation génétique. Nous pourrions faire travailler pour nous cette robustesse naturelle. Une nouvelle société de chasseurs-glaneurs pourrait moissonner des ressources sauvages dans des écosystèmes restaurés d'apogée. Cette transformation nous permettrait de cesser de murer nos bestiaux de nourriture dans des fermes d'usine.
Entre temps, la science invite le désastre en tentant de réduire des espèces naturelles en marques commerciales. Nous ne pouvons qu’espérer que cette tendance soit renversée.
L’Irlande bien souffrante – l’une des premières et dernières colonies abusées de la Grande-Bretagne – subit sa grande famine pendant une des premières expérimentations de monoculture industrielle. Tandis que des propriétaires britanniques exportèrent de l'Irlande sa récolte diversifiée sous garde armée, la seule alimentation du paysan irlandais, sa récolte de pommes de terre, pourrit. S'ensuivit une famine massive. Pendant les 1840s, la population de l'Irlande décrut par moitié à cause de cette famine, de ses fléaux et départs désespérés. À propos, il y eut encore plus de soldats irlandais qu'anglais dans l'armée britannique durant les années 1830s.
En priorisant les monocultures industrielles, aux États-Unis comme ailleurs, et en dépossédant des familles de ferme, nous nous apprêtons à des attentats irréfléchis de vengeance et de terrorisme en réplique. Les consolidations qu’entreprennent ces grandes entreprises commerciales ruinent le petit propriétaire agronome à travers la planète. Des catastrophes encore pires menacent de surgir par conséquent : pandémies de fléaux et de rouilles se concentrant sur quelques grandes récoltes, émeutes de chômage, goulots de nourriture et famine en masse.
Le bombardement du bâtiment fédéral à Oklahoma City s’est produit en partie parce que des programmes massifs de crédit foncier ont fini par ruiner la plupart des fermiers familiaux ; leurs terres furent saisies et absorbées dans des tenues d'entreprise. Quelques fermiers désespérés se sont tournés aux organisations d’extrémistes, et ceux-ci à leur tour ont dégourdi des gens comme les bombardiers d’Oklahoma City.
Un nouveau chantier scientifique de biomime pourrait dévoiler une toute nouvelle biotechnologie guidée par les védas. Des architectes génétiques pourraient adapter des coraux, planctons et algues marines aux exigences industrielles et de construction. Somme toute, une communauté de tissus refaits pourrait être cultivée afin de fabriquer des logements tout prêts. Des entrepreneurs verseraient dans une bordure des organismes préconçus en solution avec leurs éléments nutritifs. Ces organismes métaboliseraient leurs éléments nutritifs, se dessécheraient et s'éteindraient dans quelques jours. Les restants « squelettiques » (quelque chose comme les restes durs du corail, de l'os et du bambou) pourraient faire provenir :
· des matières de construction, de force et d’élasticité exceptionnelles ;
· des appareils d’optique, de contrôle d'humidité et d’autres attributs spéciaux ; et
· des ensembles de circuits électroniques de complexité, délicatesse et miniaturisation sans précédents.
Plusieurs capacités pourraient être posées en couches dans la même fabrique, se servant de divers organismes et mélanges d'éléments nutritifs. Des clones de ver à soie et d’araignée pourraient sécréter du câble optique, des textiles neufs et des microfilaments d'une utilité extraordinaire. Un organisme d'accroissement accéléré pourrait remplacer le bois moulu et le tissu d’isolement inorganique dans la construction. Cette architecture génétique pourrait révolutionner les communications, la fusion froide, l’énergie de provenance biologique et solaire, l’illumination, l’isolement thermique et le réglage des températures par évaporation.
Des innovations advenantes dans les moisissures, algues, lichens et champignons promettent des percées de pharmacologie et de production nutritive. Nous venons à peine de reprendre au sérieux l’étude des lichens. Celle-ci, menée en profondeur, pourrait nous être fondamentale. Des recherches dans les communautés de moisissures et d’algues pourraient produire des accroissements accélérés aux dimensions d’une maison. Leur surface pourrait être vitrée de couches opaques de chlorophylle, autoprotégées contre l'ultraviolet et adaptées aux besoins nutritives et de logement. Imagine que les murs de ton recoin du petit déjeuner pourraient luire de bioluminescence sinon faire pousser un comestible savoureux.
Des bivalves refaits et d’autres filtres marins peuvent filtrer des polluants de nos ruisseaux et rivières. De l'eau pure pourrait découler de presque partout, surtout de nos fontaines urbaines d’une fabrique nouvelle. Des arbres et buissons spécialement conçus peuvent imbiber les polluants durables pour extraction et disposition antérieure.
Les personnes aux pouces vertes (des jardiniers adroits) gagneront leur pain dans l’avenir, ainsi que les champions mécaniciens et ceux rusés dans les puzzles d’ordinateur gagnent le leur aujourd'hui.
Nous faisons face à des percées illimitées dans les sciences biologiques, une fois que nous cesserons de maltraiter l'animal de laboratoire comme notre mode fondamentale de recherche. Nous déformons aujourd'hui la nature afin qu’elle se conforme mieux à nos préjugés mécaniques et réductionnistes cultivés en laboratoire. Ces préjugés nous mènent à commettre l'écocide. Nous venons tout juste de renvoyer l'expérimentation de laboratoire aux champs et forêts que nos préjugés cultivés en labo nous ont menés à détruire.
De façon volontaire et spontané, et en dépit de trop nombreux délais téméraires, les segments plus riches de l'humanité renversent leur augmentation de population. Les menteurs d’armes abhorrent cette retenue rationnelle. En dépit des toutes les nouvelles projections d’augmentation, une réduction massive dans la surcharge humaine est inévitable, qu’elle soit volontaire, traumatisante ou les deux. Les seuls contrôles de population que les Apprentis décourageront seront ceux privilégiés aujourd'hui : la mutilation d’armes, la négligence en masse et l'incompétence en santé publique : celles-là ne seront plus tolérées.
Bien que les Apprentis accepteront l’abstinence sexuelle selon des tendances religieuses, ils encourageront toute autre tendance vers l’augmentation nulle. En plus de la planification illimitée des naissances, ces nouvelles administrations offriront un Apprentissage de bonne qualité, une sécurité sociale digne de confiance, de l’équité sexuelle et d’exquis soins médicaux : des préalables beaucoup plus efficaces d’une planification intelligente des naissances, que du bavardage religieux disséminé par des névrosés sexuels.
Des nouvelles priorités de santé publique pourraient s’étendre des exhortations à nous laver plus fréquemment les mains, à la cultive nutritive d’animaux nuisibles et au soulagement de nos désordres pandémiques de sommeil—jusqu’aux options plus sérieuses. Il était une fois, les directeurs d’armes ont cherché à stériliser les récidivistes criminellement insensés, les brutes et les porteurs de maladies héréditaires, tant celles génétiques que transmissibles sexuellement.
J’entends ton souffle coupé court et partage ta répugnance. Les efforts dans l'eugénique à venir seront beaucoup plus précis, bénins et efficaces. Des groupes spécifiques de gènes pourront être visées : dirigeantes de l'agression injustifiée, de la sociopathie et d’autres maladies de comportement ; la viabilité sexuelle et le désir individuel ne seraient pourtant plus mis en danger de ce fait.
Les critiqueurs des programmes de génétique sélective braquent les Nazis qui les ont soutenus en premier. Cette constatation historique cherche à prouver que la génétique sélective soit immorale. L'éradication d’anormalités génétiques s’est rendue hors de mode.
Malgré cela, le recyclage des déchets mécaniques reste encore à la page. Tout le monde loue l'idée du recyclage ; personne ne signale le fait que les Nazis furent les premiers à expérimenter avec ce recyclage à l’échelle industrielle, l’ayant réalisé dans leurs camps de concentration parmi les possessions de leurs victimes.
À vrai dire (comme d'habitude), toute armée de campagne qui « gagna » une bataille pratiqua du recyclage systématique. La critère fondamentale de la victoire au champ de bataille, fut de retenir contrôle sur le terrain – peu importe les pertes prises – et forcer l’ennemi à l’abandonner. Sa récompense fut encore plus d'armes et de butin sujets au recyclage du côté victorieux.
Il ne nous reste plus de temps pour éterniser indécis. Nous devons bientôt négocier beaucoup d’obstacles moraux. Leur enjeu n'est plus la conscience émiettée que nous rapiécons en laissant aux autres la responsabilité pour tous nos problèmes récents, ni n'est-il ce sens aphrodisiaque de rectitude morale que nos shadistes d’armes s’approprient en tourmentant sans dispute leurs prochaines victimes. L’enjeu, c’est la survie humaine. Des pandémies globales de famine et d’ignorance en masse ne sont plus des options « acceptables. » Il est notre devoir de les contraindre à cesser.
La richesse qu’exige le démarrage et soutient du monde des Apprentis sera au moins dix fois plus importante que celle dont nous disposons aujourd'hui. Des riches états d’armes sont incapables d’amasser une richesse suffisante pour améliorer l’Apprentissage de leur minorité privilégiée toute seule, non moins celle de toute leur population subordonnée. Ce n’est qu’en appliquant de façon globale des réseaux d'Apprentis qu'un résultat adéquat pourrait être obtenu à temps.
J'avoue en général que de nombreux pays ont réussi des améliorations saisissantes en subventionnant l’éducation publique et d’autres fonctions locales de paix. Malheureusement, aucun effort localisé ne produira assez de richesse pour nous permettre de satisfaire la demande insatiable de l'humanité toute entière, bondir aux étoiles et préserver le monde naturel en même temps. La somme de ces tâches, tout le monde pourra l’accomplir en concert—sinon personne n'en sera capable.
Si nous effectuons le tout parfaitement, rien ne redémarrera nos réflexes de bataille. Si nous manquons de détourner la guerre totale, cette dernière fois, elle nous rattrapera avec toute la fureur de sa frustration momentanée.
ENSUITE TABLE DES MATIÈRES ANTÉCÉDENT
APPRENTIS: De la terre en
armes au monde en paix
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(sous développement)