- COMMUNICATIONS SUPPLÉMENTAIRES -

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SOMMAIRE D’APPRENTIS      INTRO ET VOCABULAIRE

 

La réglementation des communications, voici la tâche principale et la plus exigeante de l'élite d’info. 

Les médias d’armes doivent se servir de leur véracité inhérente afin d’enjôler le prolétariat d’info, mais demeurer assez flexibles pour déformer des vérités selon le désire de leurs maîtres.  Bien que des événements globaux doivent être vite reportés, le réglage interne doit s’assurer que des informations indésirables ne voient jamais la lumière du jour.  Manquant de mieux, le dossier historique leur est confié ; néanmoins doivent-ils noyer des détails gênants dans des torrents de bruits divers et insignifiants.  Leurs émissions doivent rattraper la plupart des gens, mais de minuscules élites d’info doivent pouvoir contrôler leur contenu.  La liberté d'expression est acclamée, quoique des nouvelles choisies doivent être étouffées ou magnifiées sur commande. 

Les médias d’Apprentis du monde paisible résoudraient une grande partie de ces contradictions.

Les medias d’actualités incitent une censure criminelle.  Leur propagande confirme la paresse et le tapage des peuples au-delà de la membrane locale, dénonçant l'infériorité inhérente des gouvernements externes, sans trop se soucier de leur mérite objectif.  Elles reportent des spectacles de sports municipaux en plus grand détail que des guerres internationales.  Les publicités font plus grande partie de leurs espaces d’onde et d'empreinte que la politique domestique.  Les infractions brutales obtiennent plus d’attention que celles administratives, bien que celles-là nous rendent mille fois plus de peines et de pertes.  Le méfait d'entreprise est un sujet tabou, comme l'identité et l’affiliation politique de ses malfaiteurs les plus puissants.

Chaque jour, l'humanité ajoute à son histoire encore seize millions d’années-personnes d'équité de sueur.  Cet effort monumental se voit chaque jour condensé en deux ou trois pages de formules journalistiques et en autant de segments de trois minutes d'info divertissement télévisé.  Des événements cruciaux sont reportés au présent simple, anecdotique et superficiel, et ce reportage ignore causes et effets, motifs et opportunités.  Des farces tragiques de bouffons célèbres sont suivies de façon plus attentive que des questions d'une importance historique ; des histoires de chiot en panier et des drames de savon de lessive sont amassés avec plus de tendresse et d'attention aux détails que les chroniques d’endémique faillite sociale.  Si les conséquences à long terme de cette stupidité rituelle sont rapportées du tout, l’identité et les affiliations politiques des ultimes responsables en sont soigneusement dissimulées.  Au demeurant, les auteurs de scandales sexuels et d’infractions de rue – dramatiques mais sans importance – sont examinés avec férocité psychiatrique.

Cette pourriture facho du reportage américain s’est rendue aussi apparente qu'impardonnable. 

Ce procédé est orienté par la constellation de métaphores politiques d’une collectivité.  Notre constellation fondamentale règle les secondaires, puis toutes les autres activités.  Nous partageons des clichés tels que: « laissez faire, la dictature du prolétariat, le marché des idées, le destin manifeste, la survie des plus capables, la main invisible, épargne la tringle et gâte l'enfant, les tailleurs de bois et les meneuses d'eau. »  Ces clichés partagés se rendent en concepts de pierre angulaire, réglant toute autre activité.  Le Dr Kielbowitcz, de l'Université de Washington, m’offrit cette thèse brillante pendant une conférence publique.

Détournant l’attention de la tyrannique gestion d’armes, les mentors d’armes infusent goutte-à-goutte dans le discours public de nouveaux mots clefs et expressions de prise : « marchée libre, dérèglement, contrat avec l’Amérique, » etc.  

Des textes chéris de longue date dominent nos constellations de mèmes informationnels : la bible, les oeuvres de Shakespeare (ce piètre politique), le coran, le talmud, Das Kapital, Mein Kampf, les citations de Mao, les classiques chinois, des mauvaises interprétations encourageant de la brutalité depuis d’autres œuvres complexes écrites par Thomas Hobbes, Hegel, Spencer, Nietzsche, etc.  Les clichés populaires et sources textuelles appartenant à chaque culture peuvent légèrement différer de ceux d’autres, mais leur prédilection pour la mentalité d’armes est d’une homogénéité frappante, sans tenir compte de leur origine de rédaction.  Les mentors d’armes rafraîchissent à tous moments cette salade intellectuelle, parvenant toujours à confirmer l'utilité, la splendeur et l’inévitabilité de l'exploitation crue. 

Ayant soupé à l’auge des riches, beaucoup de chefs d'opposition d'une génération – promus pendant leur jeunesse par une politique progressiste – claquent la porte de la réaction au nez de ceux qui suivent.  Élevés aux cimes de prestige et de privilège qui parviendrait à faire tourner la tête à quiconque, ils rachètent leur illusoire dette aux riches en subvertissant des idéaux qui les aient libérés.  L'expérience victimaire n’immunise personne de la corruption et des hypocrisies consécutives ; au contraire, leur misère antérieure peut leur rendre encore plus vulnérables aux séductions à venir.

Les réactionnaires débitent de nouveaux mots clés et clichés à la mode, aussi chauds et apetissant que la pizza du déjeuner.  En même temps, les progressistes écrouent leurs discours dans des chaînes rouillées d’expressions forgées il y a des centenaires. 

Des oligarques ont inventé l’expression « démocratie » afin de masquer leur tyrannie en ancienne Grèce.  Les désignations de droite et de gauche ont distingué des royalistes réactionnaires de leurs équivalents bourgeois dans l’assemblée nationale française débutant vers la fin des 1700.  Les modérés politiques s’assirent au centre d'un gradin rectiligne de bancs.  Leurs détracteurs assortirent leurs politiques en s'asseyant avec leurs amis, à droite ou à gauche de ces modérés.  Le plus distant du centre qu’ils s’assirent, les plus extrêmes leurs principes.  Les membres de la montagne radicale se sont dressés au sommet et bien en arrière, comme des élèves rugueux.

Si nous Apprentis élisions de nous servir « de gauche et de droite » comme désignations politiques, nous pourrions autant bien utiliser « en arrière » pour les extrémistes mesquins et « au-devant » pour les moins offensifs.  Avec un peu d’imagination, les Apprentis pourraient se servir d’expressions comme « en haut » pour décrire des patriotes désintéressés, et « en bas » pour des escrocs du genre « Qu’est ce qu’il y aurait pour moi là-dedans ? »  Cela raffinerait nos désignations politiques en trois dimensions.  Charles De Gaulle : haut, devant, centre.  Napoléon : bas, arrière, gauche.  Le Penne : bas, arrière, droite.  Certainement préférable aux désignations unidimensionnelles de droite et de gauche.  Tout ce monde politique préférerait se faire appeler un haut centriste du devant ; mais leurs attributs moraux, comportements et résultats les trahiraient et les caseraient sans pitié dans ce gradin tridimensionnel.

 

Le mot « utopie » peut tour à tour signifier « cet endroit qui n'existe pas mais qui devrait exister » ou « cet endroit qui ne doit jamais exister. »  La plupart des gens se servent de la désignation « utopique » comme d’un contrefort ferroviaire, leur permettant de terminer toute discussion supplémentaire.  Par simple torsion linguistique, l'adjectif « utopique » parvient à signifier « désespérément irréaliste : consignons à l’oubli immédiat. »  Une fois qu’une idée est marquée utopiste, nous n'exigeons plus aucune pensée supplémentaire pour la repousser.  La mentalité d’armes nous fait clore sur place nos facultés critiques.  De même, l'expression « idéaliste » quant à certains philosophes et leurs attitudes.  Cela voudrait dire : « Ignore-les ; ils ne valent pas la peine d’être écoutés. »  De telles ruses linguistiques particularisent la mentalité d’armes. 

Au demeurant, le statu quo glorifie des égoïstes maniaques du génocide, en les appelant « réalistes. »  Comme si ces ambitieux assassins en masse pourraient s’attendre à n’importe quoi d’utile, que leur promotion dans l'élite d’info, puis toute une suite de mauvaises conséquences imprévues ?

 

Des élites d’info contrecarrent les technologies flexibles de communication ; ils restreignent ces systèmes neufs aux dimensions plus petites qu'optimales pour leurs propres buts tout seuls—afin de mieux pouvoir les « contrôler. »  Quand émerge un nouveau dessein plus expansif de communication, ils redessinent en trombe un système en compromis, le financent amplement afin de couper court l'alternatif alarmant, puis le chargent de vétilles.  Ensuite créent-ils une nouvelle bureaucratie régulatrice afin d’assurer l'avortement de l'intention originelle. 

Entre temps, des idiots vicieux polluent les systèmes d'information les plus flexibles, avec les déchets de leurs pensées prismatiques.  Me vient à l’esprit la vaste majorité d’émissions médiocres à la télé ; de même dans l'Internet qui contient plus que son quota d'exploitation commerciale, de bavardage fondamentaliste, de disculpation réactionnaire et de semence sot de virus et de « flammes » stupides.

Aussi, le contenu des journaux s'appelant « progressistes » publiés en anglais.  Ils ont répété les mêmes vétilles sans signification depuis la deuxième guerre mondiale, et en ce faisant ont cédé la ferme familiale à des réactionnaires tricheurs aux cartes : arpent par arpent de bonne terre et pièce par pièce de bon outillage.  Ils assistent à la défenestration de notre patrimoine politique, sans mot dire de signifiant pour la contrecarrer.  Ils n’osent même pas penser de la renvoyer activement ; cela leur serait une trahison.  Ils ont rejeté APPRENTIS de façon catégorique et sans exception : bande de lâches hypocrites.

Par définition, les médias en masse d’états d’armes doivent souffrir de la suppression de leur contenu.

Il n’y a que les systèmes civils qui souffrent de ces contraintes d’info.  Les communications d’armes sont toujours restées en tête du développement technologique.  La mentalité d’armes étouffe par routine le discours rationnel ; ses techniciens sont donc libres de s’emballer avec leur matériel tout neuf. 

Nous n'avons qu’à contempler les premières routes militaires chinoises, romaines et perses ; sinon des autoroutes de fabrique plus récente en Allemagne et partout ailleurs.  Considère les premiers systèmes télégraphiques, les voies ferroviaires et l'Internet lui-même (une expérimentation de Dr Strangelove dans la gestion d'après-guerre nucléaire), et les centaines de tonnes de bijouterie militaire là-haut en orbite globale, équivalant facilement leur poids en or. 

Quelques agences gouvernementales dépensent la moitié de leur fonds afin de procurer de nouveaux systèmes les plus sophistiqués de communication, et l'autre pour s’assurer que tout message transmis au travers sera crypté en charabia.  Pense aux miracles que pourrait accomplir l’humanité si tout cela devint un système de communication entièrement ouvert ! 

Nous ne pouvons pas déchiffrer 3.500 inscriptions prè-vèdiques provenant de l'Inde ancienne ni celles de Crête ni d’ailleurs.  Pourtant, des pirates de l’informatique et des agents de renseignement militaire pénètrent régulièrement la plupart des codes les plus raffinés de sécurité, en dépit que ceux-ci aient été inventés par nos meilleurs mathématiciens et calculés par des ordinateurs les plus rapides que d'amples fonds ont pu procurer.

Des pages de la toile comprenant des services en ligne qui nous permettraient de traduire de l'anglais, du français et d'autres langues dominantes, les langues primaires que parlent, qu'écrivent et que lisent des milliards d'individus : très peu de cela n’est disponible.  AltaVista Bablefish, à http://babelfish.altavista.com/ est une exception honorable dont je me suis souvent servi en traduisant des brouillons de ce texte.  Voici le standard industriel de la traduction gratis par machine : des brouillons TRÈS rugueux.  Ces services ont pourtant pu exister depuis des années ; va demander chez les agences de renseignement stratégique de nos gouvernements.  Ils ne sont simplement pas encore disponibles gratis à ceux qui en auraient le plus grand besoin. 

Nous sommes enthousiastes à dépenser les milliers de milliards de dollars requis pour satisfaire notre engagement de nous entre-tuer, mais non les centaines de milliers qui nous permettraient de bavarder librement et d’ainsi émerger indemnes de la plupart de nos bagarres.  Entre-temps, d’égocentriques développeurs de code s'acharnent à se surpasser avec leurs logiciels de virus et d’en infecter tous nos ordinateurs.  Mais crottez donc dans le puit commun, idiots savants vicieux !

Nous promouvons des crétins vicieux afin de nous dicter ce qui nous sera permis et ce qui ne le sera jamais.  Neuf sur dix de nos précieuses réglementations ont ceci en commun—elles répondent à cette seule question : « Que devons-nous accomplir en plus afin de sécuriser nos vies et notre santé d’esprit, une fois que les moins sages et les plus malveillants balanceront (de façon inévitable) leur merde dans le ventilateur collectif ?  L’équivalent des Apprentis nous demanderait : « Combien devrions-nous leur payer afin qu’ils apprennent à s’arrêter, réaliser quelque chose de plus créatif et nous laisser tranquilles—la millième ou la centième partie de ce que nous versons aujourd’hui, en honorant des réglementations onéreuses ? »

Ce cauchemar communicatif comporte son verso.  Les Apprentis peuvent prendre, flambant neuf de l'étagère, tout le matériel de communication dont nous aurions besoin.  Les composants clés n’ont qu'à être cajolés des mains de techniciens mystifiés d’armes et rebranchés dans des réseaux d’Apprentis.

En dépit des dénonciations stériles de la science, nous vivons durant une époque plutôt magique.  Presto !  La gestion paisible pourrait satisfaire nos rêves les plus chéris, sinon des gestionnaires d’armes, actualiser nos pires cauchemars.  À quel spectacle de magie souhaites-tu assister ?

 

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APPRENTIS: De la terre en armes au monde en paix

 

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