SOMMAIRE D’APPRENTIS INTRO ET VOCABULAIRE
L’élevage de moutons ;
Le tissage des
satins, laines et tapisseries ;
Le calicot filé
fin du lin :
Peut-être la
première plante domestiquée
Qu’ait connue
l’humanité;
Filer ce coton
tant ardu à récolter,
Comme nous
enseigna Gandhi ;
Sinon cette soie
de labour infini :
Auraient-ce été la
source du littéraire ?
L’esprit et la
sagesse provinrent-ils de la poésie toute seule ?
Le prosaïque
n’étant que pour des comptabilités et telles bagatelles ?
Parce que le
savoir lire fut plutôt facile à oublier,
Comparé à la
récitation de bonnes poésies :
Rien de plus ni de
moins ?
Censurant les
lacunes de sagesse
Par manque
élémentaire de les mémoriser
Et
l’inadmissibilité de les transcrire ?
Des épiques
survécurent-elles l’annihilation des civilisations
Quand disparut
tout savoir lire ?
Est-ce que
l’épique, le Veda, demeure tout seul debout
Quand roule
l’horloge des Youga
À la fin du temps
reconnu,
Quand les pages et
pixels ont vaporisé,
(Tant de travail
ardu, vaporisé !)
Avec le savoir de
les transmettre ?
Furent la
puissance de l’eau,
Des moulins, des
petits canots et de la pêche,
Les sources du
numéraire ?
Sinon aux
mines ?
Sinon
l’ébrèchement antécédent du silex ?
Parallèles et
perpendiculaires :
Façon géniale
d'apprendre la géométrie ?
Des pouvoirs de
survie
Lancés au loin du
massacre avoisinant,
Au loin dans le
maquis,
Au loin, aux rives
distantes.
De nobles vierges
violées
Projetées loin de
bras protecteurs
Par les derniers
halètements
De pères mourant
désespérés,
D’amants, de maris
et de frères,
Tous décédés au
combat.
Exilées au loin
dans la brousse,
Loin des plaines
hantées de guerriers,
Aux collines et
rives distantes,
Parmi de sots
bergers
Et des pêcheurs
encore plus réticents,
Là où la sécurité
s’achète en silence.
Là-bas, distantes,
tarir, languir,
Soupirer pour des
sourires
Et beautés depuis
longtemps perdus.
Et compter
soigneusement les rives,
Raccommoder les
filets,
Et réciter dévotes
les rimes restantes,
En dépit des
larmes en résultant.
Tandis que les
villes fortes
Furent aplaties, cramées,
Versées dans les
profondeurs,
Laissées à la
dérive de la famine et du fléau,
Lieux carbonisés,
rendus grasses de sang.
Quant ces villes
furent peignées d’armes,
Étouffés, tous les
foyers paisibles,
Pendant des
années, générations et centenaires,
Si souhaité par
Dieu.
Nos gens
zombifiées de cauchemar,
Sinon depuis des
filmes cauchemardesques,
Se ruant
maladroites pour nous nantir et manger,
N’étant que des
survivants affamés de cet hécatombe ?
Des fantômes
historiques,
Enregistrés dans
l’ADN
D’un passé depuis longtemps
oublié,
Mieux vaudrait
l’oublier :
Que nous en formes
plus malheureuses ?
Là, recelées des
zombies,
Refoulées d’armées
pillant et empestées,
Afin d’enseigner
aux enfants survivants,
Si possible,
Leur enseigner
toujours, à ces enfants,
D’en réciter les
versets
Et d’énumérer les
rives.
Ainsi, dans des
pêches hardies
Et les délices du
duvet brodé fin,
Des livres
magiques et vendanges incomparables
Naissant de suite,
Traduits depuis
des milliers de kilomètres
Et des milliers
d’années,
De façon
civilisée, de notre façon,
Durant les bonnes
années, depuis et après.
L'ordonnance du
tintement de l’or et du cliquetis d’abaque
Et les
raffinements d’une musique charmante
Résultant le long
de nos rives communes.
Parlons des
affaires civilisées,
Soit éphémères,
pourtant héroïques.
De quoi parlent
des hommes civilisés
Quand leur estomac
est rempli
Et leurs enfants
dorment sains et saufs.
Tous les Apprentis
ensemble et fréquemment,
Tandis qu’il nous
reste ce petit temps de paix.
En cours de loi,
Pourquoi pas le
lavage mutuel des pieds ?
La purification
rituelle des jurées, certainement,
Chaque litigant
lavant les pieds
De son
adversaire et d’autres célébrants ?
Avant, puis après
son procès ?
Parlons ensemble
de cette sagesse oubliée,
Du pardon de Dieu
envers nous tous
Reflété dans notre
pardon de l’Autre.
Et de sa menace
ainsi adoucie
Par le miracle de
la paix de Dieu.
Parlons du
bombement de nos cœurs,
De l'émancipation
passionnée de notre estime
De cet amour
universel que nous avons oublié,
Réprimé, suffoqué
dans nos seins,
Pour nous-mêmes et
pour tout autre.
Des larmes de joie
et cris de soulagement
D’anges humains
chantant les louanges de Dieu,
Au lieu de singes
priant leurs requêtes
Ridicules et sans
fin.
Comme si nous
savions ce que nous nécessitions
Mieux que Lui,
Sauf d’accepter
Son amour.
Sa tendresse qui
nous maintient en vie –
Nous, enfouis aux
bas fonds de nos ténèbres –
Par laquelle ce
monde glacé pourrait être réchauffé
Et chaque enfant,
bercé en bras tendres.
Partout :
La musique du rire
des bébés,
D’énormes essaims
d’oiseaux
Arrivant de la
forêt à perte de vue.
Toutes les portes
du devant ouvertes,
En sécurité
fiable.
Gardées depuis des
milliers de kilomètres
Par le valoir
guerrier avoué fiable.
Le sacrifice de la
famine, scandaleux,
Du fléau,
inadmissible,
De l’injustice,
injustifiable.
Plutôt de
l’Apprentissage partout.
Des durées
millénaires de vie :
Une question de
choix.
Retenant l’éthique
des nouveaux-nés :
Infiniment fragile
et de grâce infinie.
Le sacrifice en
vestige
Mais de racine
profonde –
Le sacrifice de
soi,
Non de l’Autre –
La célébration
explosive mais superficielle.
Apparente partout
et invisible nul part.
Plus jamais en
sens inverse.
Qu’ai-je à te dire
de cette technologie paisible
Dont nous avons
perdu toute mémoire ?
Moi, moindre
mentor d’armes,
Siroteur fort
appréciatif du vin,
Vieux porte-parole
druide
De prophètes
longuement disparus,
Et apologiste de
ceux qui se plaignent les pires ?
Oyez, l’héraut des
Apprentis !
Héraut, non héro
(N. Sarraute notée.)
Les vrais héros et
héroïnes sont à venir,
Leurs pensées plus
profondes que les miennes,
Et de meilleurs
techniciens de paix que ne suis :
Ces authentiques
amants de leur voisin,
Ces héros aux
exploits inconcevables,
Fort nombreux parmi
les Apprentis.
Puis fier de
l’être, ce héraut.
De dur le taper
net sur l’Internet,
Soit combien
momentané ce message,
Soit sa mauvaise
écriture.
Qu’on me permette
de cracher dans l’oeil de la ruine,
Que tu te
permettes de me lire et agréer,
Sinon me démentir
aussi convenablement,
Sinon, encore
mieux, mieux faire.
Oyez !
Nous venons
d’émerger du Kali Youga,
L’Époque de la
Destruction,
Et nous élançons
vers le Satya Youga,
Celle de la
Vérité.
L’histoire n’a
jamais été notre juge, jury et bourreau,
Nous ligotant pour
l’échafaud,
Mais simplement
notre passé :
Comme la peau usée
d’un serpent
Dont nous nous
débarrassons sans le savoir.
Ayant touché au
fond de l’abîme et rebondis
Nous sommes en
voie à de meilleures astuces,
Que tu ne le piges
ou pas.
C’est à vous,
jeunes Apprentis,
Assisté moyennant
l’effort miteux
De nous, les
anciens contaminés d’armes,
Traînant derrière
nous le sang coagulé
De toutes les
victimes de notre histoire.
Affamant des bébés
par milliards
Et indifférents à
cette souillure de nos âmes.
Au lieu de
canarder les plus miséreux des survivants,
Tous les bras aux
rames et à l’écope !
Tous les cœurs
s’extasiant de sa réussite.
Toutes les
cellules de ce cerveau transhumain
L’en assistant
ensemble.
Voici la mentalité
paisible dont nous devons parler.
Les
co-technologies nécessaires suivront
Son éveil... Le
notre …
Il nous reste
peut-être assez de temps
Avant que ces
pixels ne s’éteignent, comme prévu,
Avant que notre
monde ne soit de nouveau confondu,
Avant que les yeux
étincelants ne s’aigrissent en poussière,
Avant que
l’entropie ne gueule sa victoire finale
Avant de se faire à
jamais taire
Et que les dés des
Youga soient rejetés.
De l’héroïsme, Nom
de Dieu !
Qu’un petit bout
de bon sens, de meilleur cœur,
Le meilleur monde que
nous puissions
Poser sur l’autel
de Dieu.
Au lieu de cette
morne médiocrité de canaille,
Cette terre en
armes de camp de concentration.
La remplacer par
le monde paisible, héroïque,
Avant d’être
anéantis de toute façon,
Écrasés et cramés
comme les insectes que nous sommes
Par cet Univers
sans merci.
Que resplendissent
nos idéaux !
Nos rêves les plus
chéris,
Comme l’ensemble
de nos simples radios,
Reluit plus
brillant qu’un autre soleil.
Que nos premières
aspirations
De paix et de
bonne volonté
Brillent plus
fortes que l’entropie,
Illuminent même
l’abîme de la mort !
Sachant ses
vérités les plus aigres,
Nous pourrions les
piloter et transcender,
Dans la sereine
clémence de Dieu.
Qu’avons-nous à
perdre ?
Qui devons tout
perdre de toute façon.
De quoi avons-nous
peur d’apprendre ?
Nous qui ne
sachons rien.
De quoi
aurions-nous peur ?
Qui n’ayons plus
rien à craindre.
Je te défi
d’embrasser le monde paisible.
Je me fiche pas
mal de ton appartenance,
De tes multiples
préjugés,
De tes craintes et
de ton malheur.
J’invite au lieu
ton honneur
A bâtir pour
l’humanité son bonheur,
En tant qu’adjoint
de cette race honorable.
ENSUITE TABLE DES MATIÈRES ANTÉCÉDENT
APPRENTIS
: De la terre en armes au monde en armes
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CONTACTS (sous développement)