- CHOISIS TON POISON -

ENGLISH VERSION

 

SOMMAIRE D’APPRENTIS INTRO ET VOCABULAIRE

 

« La plupart des gens ne comprennent pas la machinerie compliquée du gouvernement.  Elles ne se rendent pas compte que chaque citoyen soutient le gouvernement du jour de manière qu'il mésestime : en silence quoique formellement.  Chaque citoyen se rend donc le garant de chaque démarche de son gouvernement.  Et il est très propice de le soutenir, tant que ses actions seront soutenables. »  Gandhi, cité du livre de Raghavan Iyer, La pensée morale et politique de Mahatma Gandhi, Oxford University Press, New York, 1973, p. 321.

 

Nous avons examiné la manière dont les gouvernements se soutiennent et s’estropient, établi leurs attributs collectifs et segmenté leurs idéologies sottes, patareligions et babillages technologiques.  Nous avons magnifié le gouvernement aux proportions cosmiques et démonté jusqu’à ses pièces composantes.  Pourtant, si nous persistons le long d’anciennes voies, des vieux fléaux menacent de nous anéantir. 

Une simple question demeure : pouvons-nous empêcher aux technologies d’armes de commettre l’omnicide et d’achever tout en vie ? 

Si tu nies cette éventualité, je te prie de repenser.  Les technologies d’armes ont évolué afin d'induire le comble de douleur, de destruction et de mort : comme des serpents à sonnettes ont évolué pour frapper de leurs crochets.  Des années passées emprisonnée en cuve n'inhiberont pas à cette vipère de se fouetter vers une cible tentante suspendue juste au-delà de sa vitre.  Même si l’attaque ne lui fournit qu’un superbe mal de tête, elle frappera de toute façon, par réflexe. 

Des décennies passées à se remettre de guerres catastrophiques et totales n'empêcheront pas aux technologies d’armes d'exercer leur potentialité destructrice d’apogée, même si cette attaque n’offre rien à la civilisation que sa fiche de terminaison.  Navré, ma petite—à la suivante !

Des technologies primitives d’armes ont parachevé leur destruction d'apogée.  Cette brutalité eut jusqu’à présent peu d’effet sur la biosphère : la membrane vitale enveloppant la terre ; pourtant eut-elle un impact massif sur l'anthrosphère : celle beaucoup plus mince et fragile contenant les êtres humains. 

En raffermissant leur prise d’étranglement sur l'esprit humain, des directeurs d’armes (une minorité autrement insignifiante) ont monopolisé l'expression sociale et étouffé les politiques paisibles.  A présent, une minorité culturelle marginalisée – bien que beaucoup plus nombreuse – entonne à capella le chant de la paix.  Au demeurant, le restant du monde vénère la majesté de tuer, sinon ignore entièrement la gestion d’armes, du moins jusqu'à ce qu’il ne soit trop tard.  Grâce à leur prise d'étranglement sur les informations, ces directeurs d’armes blessent grièvement la biosphère contemporaine et seront bientôt capables d’effacer toute l'anthrosphère.  À vos marques, prêts, partez !

Nous avons déjà parachevé toutes les requises d’une destruction massive.  Des éléments insignifiants mais illustratifs traînent ci et là en grands nombres : l’artillerie à tir rapide, les chars, avions et armes automatiques.  Ensuite, ceux plus signifiants : les armes nucléaires, chimiques et microbiennes, et des « contrôles » scalaires du climat, de tremblements de terre et de l'electrogravitisme.  Nous avons déjà perfectionné les rituels obligatoires de l’omnicide : conscription en masse, bureaucratie d’armes, tous ces mythes d’armes tant frais que vénérables, etc. 

Nous n’avons pas encore déclenché cette avalanche de la mort, c’est tout.  Sinon aurons-nous parachevé tout ce dont nous ayons besoin, à la limite d’un suicide parfait.

Quoique même les états d’armes les pires ont réduit leur activité destructrice sous leur potentialité d'apogée.  Ces tentatives sans grand enthousiasme de désarmement unilatéral sont uniques dans l’histoire humaine.  Autrement, des mentors de plus en plus raffinés d’armes ont justifié autant de brutalité que leurs auditeurs enthousiastes ont pu pratiquer dans le temps. 

Lors des mi-1800, l'armée allemande conçut le collège d’état major général : la première classe de maîtrise académique dans l'administration des affaires.  Ayant perdu aux mains de celle française à cent reprises auparavant, ce fut leur meilleur moyen de changer la donne.  Les autres états primordiaux d’armes l'ont imité bientôt de suite.  S’en suivit le premier exercice d’adieu de ces écoles militaires : la première guerre mondiale, que j'appelle plutôt le grand paroxysme.  Pendant ce projet de stagiaire, la ligne du front s’est rendue en un sol géant d’entreprise en plein air : là ou la mort, la misère et les mutilations furent fabriquées en série.  Les quartiers généraux opposants, qui régirent cette ligne de démontage, partageaient plus, l'un avec l'autre, qu'avec leurs troupes.  Cloîtrés avec leurs armuriers d'entreprise, ils formèrent quelques-unes des premières corporations multinationales.

À vrai dire, les premières corporations multinationales sont advenues pour colporter des religions d’armes : des inventions au poids de plume, bon marché, faciles à fabriquer et transporter.  Pourvue que les libertés d'adoration et de pensée pussent être supprimées avec impunité, ces religions furent idéales pour la vente stressante à haut volume, promotion de profits rapides et monopole à long terme.

 

Des états d’armes ont développé des toxines biochimiques super virulentes, autant durant qu’après le plus grand paroxysme (la DGM.)  Les alliés ont ensemencé des îles isolées de spores d'anthrax qui conservaient leur fatalité soixante ans plus tard.  Des scientifiques nazis ont raffiné des gaz fatals et s’en sont servis contre leurs proies humaines favorites, au tau de millions de victimes.  Tandis que nous en discutons, le développement de ces armes se poursuit sans relâche dans un secret criminel et absolu.  Ses produits finis, mortels au-delà de notre capacité d’imaginer.

Puisque l'empiètement humain démolit de plus en plus d’espèces et d’habitats naturels, des organismes de maladie animale doivent périr ou se réadapter à leur environnement bouleversé.  Ceux confortablement adaptés aux Niveaux trois et quatre de maladie dans leurs hôtes habituels, retombent aux Niveaux un et deux dans des hôtes humains moins familiers. 

Au demeurant, d’impardonnables échecs de santé publique déballent une boîte de pandore d’anciens fléaux.  Des agences de santé légèrement mieux financées auraient pu les tenir indéfiniment en échec sinon les extirper carrément.  Des  résurgences de choléra, diphtérie, méningite, tuberculose, fièvre casse os, paludisme, hépatite et polio trahissent notre inaptitude en santé publique et notre incompétence directoriale à l’échelle globale.

Aucun combattant moderne ne s’est toutefois servi de ses armes les plus mortelles, du moins à l’encontre d’adversaires aussi bien armés.  Aucune différence combien désespéré se serait réduite leur perspective.  Nous nous serions retenus à l’unilatérale, sans accord public en place ; sinon doit-on l’espérer.  Hitler, Staline et leurs myrmidons auraient pu péter du gaz empoisonné à partir des moellons de leurs capitales cernées, tous s’en sont pourtant abstenus ; l'artillerie japonaise, envoyer des obus d'anthrax et de botulisme égrène dans les figures imminentes des Marines américains, mais elle s’en est abstenue.  Les Américains étaient capables de bombarder en tapis les pays communistes de maladies, et vice versa contre le paysage américain.  Mais, à quelques exceptions près de canons déliés, ils s’en sont tous abstenus.

 

À ce moment, une poignée d'états nations de prisme se rivalisent pour obtenir dominance régionale en menaçant leurs voisins de meurtrissures massives.  La Corée du Nord est un bon exemple de ce genre de crise d'otage international.  Imagine un individu emporté par la paranoïa, planqué dans sa maison et tenant un couteau à la gorge de son voisin : une bonne illustration de toutes nos nations.

Les États-Unis crèveraient d’un seul coup sitôt que cent « petites » armes atomiques aient frit en éclat cent centres de ville américains.  Les effets collatéraux de 200 millions d’Américains affamés, affligés de MIIR et se griffant pour survivre, s'occuperaient du reste.  Cent ?  Une vingtaine suffiraient, en toute probabilité.

La MIIR, à propos, c’est la maladie d’immunité induite par des radiations.  Cela ressemblerait au SIDA mais affligerait toutes les victimes survivantes d’irradiations de guerre.  Les fonctionnaires de la guerre nucléaire ne souhaitent jamais entendre parler de la MIIR, jamais. 

La civilisation globale saisirait d’un bout à l’autre si moins de deux cents bombes carbonisaient les centres nerveux de cette planète : ses villes majeures.  Au moins trente fois plus de bombes sont disponibles pour ce paroxysme final.  En plus, il existe des capacités non divulguées de biotoxines et de poisons exquis d’ouvrage chimique.  Qui plus est, des armes scalaires de guerre météorologique et tectonique sont au point d’être perfectionnées.

Tu as été mal informé qu’il dut y avoir moins de bombes en inventaire que celles-là, qu’elles aient été systématiquement réduites par une série de négociations tranchantes : voici, du moins, ce qu’on t’a expliqué.  Bien que ces comptes n'incluent pas des bombes dites « tactiques » ni d’autres encore plus petites, tenues en réserve secrète ni celles en dizaines de milliers, détachées de leur fusée mais toujours en inventaire.  

 

Te rappelles-tu du modèle de gravitée dans ta classe de physique, consistant d’une toile en caoutchouc étirée à l’horizontale comme un trampoline, sur lequel des poids enfoncent des petites fossettes, représentant des planètes et étoiles ?  Ensuite, l’on roulait des billes par dessus, attirées vers l'une ou l’autre de ces fossettes et tournant autour avant de toucher le poids au fond ?  Illustrant la mécanique orbitale ? 

À ce moment, ce trampoline représente la terre en armes, sur laquelle une trentaine de guerres contemporaines nous rendent disgrâce.  Cette petite toile se rétrécit chaque fois que s'améliorent nos systèmes de communications.  Toutes ces guerres sont des poids, (surtout celle entre Israël et Palestine : l’étoile centrale de notre système solaire d’armes) et les bombes nucléaires portatives sont des billes : proprement sécurisés ou parcourant le monde de main en main terroriste.  Nous n’attendons que l’une d’elles ne déclique contre un poids.  Alors, boum !

Souviens-toi, quand (pas si) ce rideau nucléaire descend, tous les réacteurs nucléaires, usines chimiques, raffineries de pétrole et labos de biotoxine : tous souffleront.  En effet, presque l’entièreté des clairières de forêt, champs de graine, maisons, allumettes et boucles de cheveux enfantins dans l'hémisphère boréal, éclateront en flammes et fumées toxiques.  Le feront-ils simultanément ?  Il est plus probable que leur incinération se prolongera pendant des années, sous un filet soigneusement rationné de bombes nucléaires disséminées à partir de blockhaus moelleux et bien cachés. 

Cette misère continue aura de très graves conséquences.  Les niveaux d'irradiation à la surface demeureront mortels pendant des années, surtout dans les anciens centres de ville et sous leur vent.  Ces sites incluent des ports océaniques et riverains, passes et plateaux en montagne, et les élévations salubres dans des bas-fonds marécageux : d’irremplaçables noyaux géographiques de la civilisation.  La plupart des récoltes rescapées demeureront toxiques pendant des décennies.

Des gens fabulent trop souvent d'une guerre nucléaire qui ne durerait que deux semaines.  « Deux semaines d'enfer, et les survivants pourront se remettre à construire ! »  Ce chiffre de deux semaines provient de la règle nucléaire des Sept.  La contamination radioactive dévalue par 90% chaque fois que s'écoule une nouvelle puissance de sept heures après la boule de feu. 

Quelques minutes après l'explosion, disons que ton petit coin du monde reçut mille röntgens d’irradiation.  Voici une très petite dose en vent arrière d’une bombe nucléaire, facilement multipliable pas des dizaines de fois.  Cinq cents sont nécessaires pour tuer tout le monde exposé en quelques heurs ou jours d'agonie de pourrissement interne. 

Tu devras t'engouffrer dans un abri profondément enfoui ; blindée d'acier, de plomb et de béton ; à l’épreuve du coup de souffle et pourvu d'un filtrage absolu de l’air.  Assure-toi, ensuite, que tu pourras te déterrer des décombres volumineux qui te trahiront à la surface, et que ton abri ne soit pas trop proche de ces aliments de la tempête de feu.  Mieux vaudrait mourir proprement et vite des suites du souffle principal, que d’étouffer et cuire lentement dans ta forteresse.  Voici qui ne se laisse pas creuser à l'improviste, quoiqu’on ait pu te faire entendre.

Eclat + sept heurs, cent röntgens : une dose affligeante et bientôt fatale pour beaucoup de monde.  Ne remue pas de ton profond refuge. 

Plus sept x sept heures = quarante neuf heures ou deux jours : dix röntgens.  Ne mange ni ne bois ni ne touche à rien d’exposé à l’air, ne respire pas très longtemps à l'extérieur, enterre ou jette dehors tous tes habits et rince-toi bien avec de l'eau propre et précieuse, en rentrant dans ta caverne.  N'utilise jamais à cet instant de l'eau de pluie ni celle à la surface.  Ne prends pas la peine de la faire bouillir ou filtrer ; cette eau, prise en dehors, demeurerait radioactive de toute façon.

J’espère que ta patrie aura défrayé le coût de ton abri de luxe, car presque personne à part des millionnaires n’en aurait les moyens autrement.  Sais-tu que les Suisses ont construit des abris à l’épreuve du souffle, pourvus d’air filtrée, de bonne eau et de vivres pour tous ses citoyens ?  Nous autres, nous étions trop sots et pingres pour l'effectuer.

Plus 7 x 7 x 7 heurs = 2 semaines : les niveaux de radiation sont supposés retomber à celui dit « normal. »

Bien que la terre demeure radioactive au centre des premiers testes atomiques à la surface.  Un demi-siècle plus tard, ce terrain déclique inlassablement deux fois le compte de fond dit « normal au monde. »   Celui-ci a triplée, à son tour, à cause d’empoisonnements systématiques depuis la deuxième guerre mondiale.  Tant pis pour la règle des sept !  Et bonne chance à rebâtir la civilisation ! 

Ceci présumant que ta bombe particulière n’ait été enrobée de façon malicieuse, de matières radioactives dites « sales » et donc de plus longue durée de demi-vie.  Multiplie dans ce cas ces durées relativement courtes par moitié, (une pelisse en or rend davantage d'irradiations au début, mais pour moins longtemps) par deux, par des années ou des milliers d'années, selon la pelisse empoisonnée.

En tout cas, les bombes les plus sales sont les soi-disant Bombes à Hydrogène, dont seulement de 10 à 15% de leur énergie soit lâchée au moyen d’une fusion thermonucléaire, et le restant, par des processus très sales et radioactifs de fission.  Ceci selon un article écrit par Howard Morland, "La bombe d’holocauste : une question de temps" (en anglais), à          http://www.fas.org/sgp/eprint/morland.html. 

Démarre ton compteur plus près de 20.000 que de 1.000 roentgens et calcule le tout en proportion (49 jours sous terre pour arriver au niveau d’effet quasi « hors danger. »)

Et puis cette formule ne prend pas en compte la seconde, troisième, quatrième, etc., vague d'attaques nucléaires.  La radioactivité de chaque vague durerait la même longueur de temps que celle d’avant et additionnerait à ses conséquences néfastes. 

Pourrais-tu retenir ton souffle assez longtemps sous terre ?  Y faire pousser tes brebis, tes lapins et tes enfants ; tes champignons, tes carottes, tes patates et la graine de ton pain ?  Je ne pense pas.  Quand tu sortiras de ton abri, enlève (soit quelque part et d’une manière ou d’une autre) une couche d’un demi mètre de terre arable en état de contamination permanente, et puis cultive comme tu pourras l’argile en dessous.

 

Cinq anneaux de contrôle centralisé ont retardé la prolifération d’armes nucléaires pendant la guerre froide : la France, les États-Unis, l'U.R.S.S., la Chine et le Royaume-Uni.   En dépit de cette stricte limite, des accidents nucléaires et confrontations au fil de déclenchement nous ont effaré beaucoup plus fréquemment que le bilan parfaitement nul qui fait publicité actuelle. 

Maintenant que la Russie s'est du moins momentanément délassée de cette course d'armes, n'importe quel millionnaire retenant un penchant pour le génocide peut procurer son arme nucléaire sinon ses composants.  Une douzaine d’autres pays se mettent en ligne pour procurer leur arsenal nucléaire.  En outre, des groupes de terroristes aussi bien financés ne sont pas loin en arrière.

Des batteries d'antennes scalaires sont encore plus faciles à fabriquer ; elles peuvent émettre des ondes destructrices de n'importe quel point du globe à tout autre : instopables et introuvables.  Au niveau bas de transmission d’énergie, elles peuvent émettre des champs irritants sur des surfaces étendues, rendant irritable, stupide et Republican tout le monde influencé.  Le leader Soviet, Khrouchtchev, menaça de réaliser exactement cela durant les 1960s, lorsque l’U.R.S.S. débuta cette recherche.  Les tendances réactionnaires et hébétées provenant du cœur lieu américain peuvent être attribuables à une telle irradiation continue.

De l’énergie légèrement rehaussée peut rendre malades tous les êtres vivants dans la zone ciblée et les tuer à l’éventuel.  Des appareils électromagnétiques peuvent être neutralisés, quoique protégés, soit concentrés au point de source ou réparties sur un terrain étendu.  Encore plus d’énergie peut être focalisée sur des fronts de haute et de basse pression atmosphérique, provoquant des désastres climatiques.  Des applications encore plus énergiques peuvent tordre des lignes de faille séismiques et déclencher des tremblements de terre.  Apparemment, cette arme peut être appliquée à la défensive, créant une bulle de destruction totale autour d’un point protégé, qui boufferait même les advenantes missiles nucléaires.

Le savant Tesla débuta ces études.  Apparemment abandonna-t-il cette recherche à la suite de l’explosion atmosphérique à Toungouska en 1908.  Je te laisse conclure.

Ce qu’il y a de plus effarant en ce qui concerne ces transmissions scalaires, c’est qu’elles peuvent, de leur propre agencement, multiplier l’énergie d’application initiale au lieu de la diminuer à cause des inefficacités de transmission dont nous sommes familiers.  Nourris ce champ d’antennes avec l’énergie d’un réacteur atomique, disons, et produit l’effet correspondant à l’énergie de milliers de réacteurs semblables, au point ciblé sinon à son étendu.  Des effets séismiques et météorologiques ont ceci en commun : ils représentent des forces équivalentes à des dizaines, des centaines ou des milliers de bombes nucléaires sautant ensemble sinon en série. 

L’entendement nécessaire pour construire ces armes scalaires sera bientôt perfectionné et bien démontré durant quelques exercices ahurissants.  Te rappelles-tu la tempête de vent, l'hiver de 1999 en France ?  Voici une application entièrement appropriée d’armes scalaires.  Bientôt de suite, des organisations et individus terroristes aux moyens tout à fait médiocres, pourront en bénéficier encore plus aisément que des armes atomiques et nucléaires encore plus balourdes, périlleuses et facilement tracées. 

Atomiques : réaction à fission, cassant des isotopes lourds, produisant des explosions de kilotonnes équivalant à des milliers de tonnes de TNT.  Nucléaires : réaction à fusion, tassant deux atomes légers en un de plus lourd, produisant une explosion de mégatonnes équivalente à des millions de tonnes de TNT, jusqu’à 50 millions de tonnes (la plus grande explosion testée en Russie) – sinon plus ?  Ses seules limitations explosives, celles du poids et du volume de ce paquet explosif.

Qui serait capable d’imaginer un million de tonnes de dynamite sautant dans moins d’une seconde ?

Ce nouveau constant dans la formule de menace induit des résultats hallucinatoires.  Les élites d’armes préféreraient aiguiser éternellement leurs précieux préventifs de menace.  Peu importe l’abjection de leurs résultats, ils insistent que tout conflit surpassant une certaine étape minimaliste, d’AK 47 et de machette, peut être analysé et résout par la même arithmétique désuète d'armes.  Pourtant retiennent-ils toujours un résultat imaginaire, de leurs ultimes calcules.  Un peu comme l’arithmétique impénétrable des billets d'impôts : « Quand vous aurez achevé vos calcules, veuillez diviser par la racine carrée de moins un nucléaire. » 

L'usage d'apogée d’armes ne fut jamais une proposition sensée ; elle en est devenue d'autant moins.  Plus jamais les puissances principales ne peuvent marcher là où elles veuillent, d’un pas alourdi par la disponibilité de leur puissance de feu.  L'opinion publique mondiale ne leur permettrait jamais d'aboutir dans cette victoire « décisive. » « Tu as crée un désert et appelles ça la paix. » La seule option du côté perdant serait un contrecoup nucléaire.

Quelques-uns te diront que toutefois n'avons-nous pas encore déclenché cette prochaine catastrophe nucléaire, en dépit de presque soixante ans d'attentats ratés.  Ils sont certains que nous n'allons jamais la déclencher ni aujourd'hui ni demain. 

Malgré tout, cette autolimitation d’omnicide ne prend pas en compte de nouvelles biotechnologies.  Se servant de compétences de percée qui deviendront banales dans quelques années, des cinglés solitaires pourront cuisiner, pour ainsi dire dans leurs éviers de cuisine, des microbes incroyablement infectieux et mangeant de la chair humaine.  Par exemple, un laboratoire de lycée pourrait répondre parfaitement aux besoins de tels assassins déments de villes entières.

Les dispositions de pointe de cet assaut biologique comprennent celle d’enfiler des composants de multiples espèces d’organisme, un peu comme pour assembler les wagons d’un train de marchandises.  On peut s’emparer de la capacité infectieuse d’un virus de grippe, par exemple, et l’attacher à la machinerie produisant des biotoxines d’èbola ou de fièvre jaune ; adapter ce système d’armes selon la situation et le nombre souhaité de fatalités.  La seule chose qui ait empêché aux gens d’en laisser échapper jusqu’à ce point, c’est la contingence que cet organisme annihilateur puisse muter au-delà de l’effet préventif du vaccin que l’on aurait fabriqué afin de protéger ses propres gens.

Ce problème ne nuirait pas aux plans de psychopathes géniaux que produit en série cette terre en armes et leur laisse à la dérive.

Aggraveront ce problème, des bionanotechnologies qui viennent juste d’émerger, bientôt en mesure de produire des organismes cybernétiques mortels, microscopiques et auto dupliquant, capables d'être éparpillés en liquides et poudres aérosols.  Ces technologies d’armes mettront des pertes à l’échelle continentale dans la portée de n'importe quel psychopathe industrieux.  Il ne reste qu'une petite décennie avant que de telles technologies ne mûrissent à ce point.

Cela illustre le modèle de Buckminster Fuller, d’éphémèrisation : le soi-disant « progrès. »  Davantage d'activités meurtrières peuvent être accomplies avec de moins en moins de matériel, de temps et de frais généraux.

 

« En 1917, … davantage de performance comprenant moins de poids et de volume de matériel, moins d’ergs d'énergie et moins de secondes de temps investies dans chaque unité de performance accomplie : cela s'est d’abord manifesté dans la métallurgie, la chimie, l’électronique maritime durant la première guerre mondiale, et les armements du ciel. »  Voie cruciale, St. Martin’s Press, New York, 1981, pp. 132-33.

 

L’ultime aboutissement de cet éphémèrisation d’armes serait une paralysie militaire globale.  Bientôt, quelques choquants désastres militaires effaroucheront tout le monde, à tel point que personne à part des déments n’oserait se permettre même une petite saccade. 

Cela ressemblerait à l'évolution des comportements de menace d’une meute carnassière.  Les plus fatales les dents et griffes de ces rapaces, les plus compliqués, cérémonieux et « polis » qu’ils ont dû rendre leurs arrangements sociaux à l’intérieure de la meute, afin de ne pas la détruire.  Toute meute eut perdu pour de bon le jeu évolutionnaire, par manque d’avoir adopté ce comportement d'une politesse extrême.  Son ADN eut tombé aux égouts.  Ainsi de même, la noblesse internationale dut inventer son étiquette courtoise et sa manière exquise de converser, puisque toute suggestion d'insulte personnelle déployait passion brûlante, acier frais et sang tiède.

D’agaçants militaristes geignent tapageusement et sans fin contre toute limitation de leurs meurtres militaires.  Ils exhortent à la hurle le retour aux bons vieux temps du sang versé sans limites.  Pendant les paroxysmes coréens et vietnamiens, ils ont pleuré des ordres leur retenant d’agresser la Chine, la Russie et les pays du pacte de Varsovie.  En vain ont-ils lancé d’interminables appels en faveur d'opérations offensives qui leur auraient permis « d’éliminer les sanctuaires » ennemis.  En vérité, l’ultime sanctuaire du guérillero Viet Cong fut le blockhaus de contrôle des troupes soviétiques de fusées stratégiques. 

Entre temps, des Français enthousiastes de l’Harmaguédon se sont adonnés aux rites d'armes les plus récents : pilonner un récif de corail comme site d'épreuve nucléaire, afin que la confrérie internationale des scientifiques d’armes puisse raffiner ses ultimes calculs d’omnicide.  Ils prévoient de tailler des facettes du diamant militaire de l'opposant, au lieu d’écraser tout simplement ses villes entières.  Comme si n’importe qui parmi les victimes et leurs alliés se retiendrait là, une fois que cette bêtise serait entamée au serieux.

Un autre intéressant mythe d’armes, c’est l'allégation de la trahison des masses.  Des militaristes effrontés étirent souvent leur ambition nationaliste au-delà d’une évaluation réaliste des forces et faiblesses de leur pays.  Ainsi obtiennent-ils que leur nation soit écrasée.  Cela pourrait être le but subconscient de chaque directeur d’armes : obtenir de faire mitrailler tous ses compagnons qui lui semblent si odieusement paisibles. 

Une fois qu’il obtient l’écrasement de sa nation, il fait d'habitude plongeon en oie vers des comptes en banque neutres et des rives fascistes bien ensoleillées.  Émergeant de son piqué du nez, une décennie ou deux plus tard, ses premiers mots sont toujours les mêmes : « On nous a trahis ! »

L'armée allemande, saignée à blanc et s'écroulant à la fin de la première guerre mondiale, condamna les progressistes allemands pour sa reddition.  Hitler et ses écuyers accusèrent le peuple long souffrant allemand de leur avoir trahi pendant la finale, malheureuse pour eux, du plus grand paroxysme.  Des chauvins américains ont abandonné le Vietnam après l'avoir rendue en une ruine fumeuse et empoisonnée.  Ils se sont persuadés qu’ils avaient vaincu les communistes en détail.  Des démocrates n’étant fidèles qu’au capital : ils ont dépouillé les honnêtes patriotes vietnamiens de leur patrimoine vivement contesté et l'ont présenté aux pires conspirateurs d'avarice qu'ils ont pu trouver.  Ensuite sont-ils rentrés chez eux, dégoûtés par leurs équivalents civils qui les avaient « forcés » dans la défaite. 

Comme si n'importe quel autre résultat que le génocide, la disgrâce et l’évacuation en branle eut pu être possible dans ces circonstances.  L’unique autre envisageable aurait été une guerre totale et nucléaire : d’abord le long et large de l'Asie orientale, et bientôt de suite à travers la planète entière.

 Peu importe ce que ces menteurs d’armes pourraient te dire, garde ceci constamment en tête.  L’intervalle américain de la guerre au Vietnam fut un exercice de génocide cru, rien de plus ni de moins, pratiqué et dissimulé avec assiduité nazie.  La CIA, l’association protectrice de West Point, les gens riches et puissantes qui ont conspiré à assassiner le Président John F. Kennedy et ont ainsi réussi à outrepasser son veto de cette guerre, ceux-là se sont occupés, depuis, à dissimuler les traînés d’entrailles de leurs innocentes victimes.

Le gouvernement chinois prit plaisir égal à organiser cette folie de lutte internationale au Vietnam.  Ces Chinois savaient très bien que résidaient par là-bas des nationalistes les plus invincibles dans l’Asie du Sud-est.  Ces rebelles ont tiré la barbe aux Chinois pendant des millénaires, peu importe combien de Vietnamiens en furent massacrés.  Quelle ironie suprême, que ces rebelles intraitables aient pu piéger des militaristes arrogants aux USA et leur heurter les orteils ! 

Ces assassins en masse ont autorisé à My Lai d’advenir (« Mon Mansonge, » ainsi mal épelé en anglais) ainsi qu’à beaucoup d'autres atrocités semblables.  Ils insistent qu'aucun authentique patriote américain ne puisse être permis de discuter de telles choses.  Ces massacres n’étaient que la pointe d’une glace globale au sirop de sang qu'ils ont créée sous nos nez.  Qu’une petite bouffée de sa puanteur charnière n’a pu pénétrer dans nos narines, et nous sommes plutôt disposés à renvoyer cette mauvaise odeur comme une aberration.   Voici qu’elle se répand depuis l’Irak et l’Afghanistan, une fois de plus – ne le renifles-tu pas ? – ses conséquences entièrement prévisibles.

Leurs disciples diaboliques s’obstinent à diriger les États-Unis.  En exploitant ce pays, ils dirigent le monde entier.  Toute nouvelle atrocité en masse qui troublera cette planète, fera part de leur rêve ininterrompu d'étendre un Reich de mille ans de meurtres et de souffrances.  Leur apothéose et ultime tactique défensive, bien sûr, seront de réduire la civilisation entière à l’état de Cro-Magnon ou pire, tandis qu'ils en restent confortablement à l'abri.

Avant que ces faits ne soient inscrits dans les dossiers officiels et ces goules, interpellées pour leurs atrocités, ne te permet jamais de leur rendre confiance.  Au demeurant, aucune de leurs institutions sanctifiées n’effectuera de bonne affaire fiable, sauf par erreur et à cause de révolte.  Ce ne sera qu’après que le gouvernement américain divulguera l'identité de tout ce petit monde impliqué dans la conspiration d’assassinat du Président Kennedy, que nous pourrions pousser un grand soupir de soulagement.  Une fois, peut-être, que ces survivants auront exprimé regret sincère pour leur part dans cette affaire meurtrière, sinon qu’ils soient tous morts et officiellement impliqués, mais jamais auparavant. 

La guerre au Vietnam, gagnable ?  Mon cul.  Les guerres en Irak et Afghanistan, gagnables ?  De même.

 

Les technologies d’armes modernes se réduisent en ampleur, d'un ensemble de massues fortement coûteuses, en une poignée de scalpels en acier chromé et encore plus horriblement coûteux.  Quelques satellites orbitaux, groupuscules terroristes, troupes de commandos et bandes de guérilleros promettent de remplacer des essaims de navires, d’avions, de chars et de fusées intercontinentales.  Toutes ces massues resteront soigneusement conservées, bien sur, puis ressorties quand cela semblera le plus commode.  

Jusqu’à récemment, il y eut au moins sept milles chars de combat Abrams garés au large du désert américain.  Nos divisions blindées actuelles n'avaient besoin que de trois milles, tout au plus.  Les autres s’attendaient à être utilisés en Iraq… Et sont sans doute en train d’être remplacés tandis que nous en parlons, à nos frais.

La seule chose qu'apprend l'armée américaine dans ses guerres actuelles, c'est comment gérer une insurrection civile.  Je me sers exprès du mot « gérer » : comment la préparer, la provoquer, l’embraser et la maintenir indéfiniment. 

Pour des ultras fanatiques, ici aux USA (dont il y ait des millions), les pires insurgés sont leurs propres modérés et tous ceux de l'autre coté de l'allée centrale.  Voici la rébellion pour laquelle ils se préparent.  A la différence de la guerre civile américaine – avant laquelle des esclavagistes aux contrôles du gouvernement américain ont arrangé leurs affaires aussi avantageusement que possible au moyen d’escroqueries diverses – qu’ils ont pourtant perdue parce que l’industrie appartenait au Nord.  Cette fois-ci contrôleront-ils tous le lambeaux restant de la puissance industrielle des Etats-Unis qu’ils ont autrement démolie ces dernières décennies.  Ainsi espèrent-ils mieux prévaloir sur la ruine de l’Amérique qu'ils exècrent depuis que leurs confrères perdirent cette première guerre civile.  Esclavagistes crados…

 

Du moins en théorie, les armes modernes retiennent une précision dite « chirurgicale » qui promet de diminuer les dégâts collatéraux tant à la biosphère qu'aux victimes parmi les combattants non armés.  En réalité ?  Les centaines de milliers d’enfants assassinés par manque simple de médicaments, d’eau potable et de nourriture, après la première guerre du Golfe ; les économies régionales dévastées et les écologies rendues en égouts : tous illustrent ce que veut dire « dégâts collatéraux minimes. »  Les tours jumelles en démolition contrôlée, pareillement. 

Les conséquences imprévues en aval, mes enfants Apprentis.  Il faut prêter plus d’attention aux conséquences imprévues en aval.

Nous n'aurons plus besoin de nous limiter aux querelles bilatérales.  Dans l’avenir, tous les concurrents globaux souffriront de comparables insultes stratégiques.  Il sera de plus en plus difficile d'épingler exactement qui aurait fait quoi à qui.  Cette prolifération de dévastations offrira des excuses irrésistibles aux élites d’armes, leur persuadant de réduire les droits civils et le niveau de vie de leurs natifs. 

Les technologies non soutenables ne sont pas mauvaises en soi ; elles le sont parce qu'elles NE PEUVENT ÊTRE SOUTENUES.  De façon inévitable, le prix des nécessités de survie montera en flèche.  L'élite choyée de chaque nation devra faire face à son info prolétariat contrecarré, guidé par des proto-élites vengeresses et armé par des puissances étrangères calculatrices.

Luisant dans les yeux d'orphelins réfugiés rendus psychotiques, rédigées sur des planches à dessin pour livraison future sinon soigneusement stockées et parées à être lancées instantanément  sur nous: ces armes de destruction massive retiennent tous nos noms polycopiés dessus.  Elles n’ont qu'à être dépaquetées et distribuées à des millions de troupes dont le doigt de tir leur démange, sinon à une poignée de maniaques agitant du pistolet, pour qu’elles puissent nous pleuvoir dessus sans relâche. 

Comment fuir cette sentence de mort ?

  

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APPRENTIS: De la terre en armes au monde en paix

 

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