- LA MENTALITÉ D’ARMES (I) -

ENGLISH VERSION

 

SOMMAIRE D’APPRENTIS      INTRO ET VOCABULAIRE

 

Remplace ci-dessous « le fascisme » par « la pensée politique contemporaine. » 

 

« Le fascisme contemple surtout l’avenir et le développement de l'espèce humaine du point de vue privilégié de la réalité politique et ne croit ni dans la possibilité ni dans l'utilité d’une paix éternelle.  Il repousse, par conséquent, le pacifisme qui cache la renonciation du combat et la lâcheté sous un semblant de magnanimité.  [En traduction anglaise, cela se lit plutôt comme si le pacifisme détint une renonciation de la couardise, auquel Mussolini n’aurait su répondre.  Lui typifie ces couards moraux dont la signifiance vitale s’éffond la signifiance vitale s’effondre du moment qu’ils cessent d’infliger de la peine à quelqu’un, quiconque.]  Seulement la guerre apporte les énergies humaines à leur plus haute tension et anoblit ces peuples osant l'entreprendre.  Toutes les autres épreuves ne sont que des substituts qui ne posent devant les hommes leur plus haute décision : celle entre la vie et la mort.  [De la roulette russe, mon Prédateur ?  Soyez-en mon invité !]  Par conséquent, toute doctrine débutant par une révolution préméditée pour la paix est étrangère au fascisme. » Mussolini, cité d’Alfred Vagts, dans L’histoire du militarisme, Greenwich Editions, 1959, p. 437.

 

Remplace ci-dessus « le fascisme » par « la pensée politique contemporaine. »  Ce choix t’étant forcé sans option aucune.  C’est compris, maintenant ?

 

La mentalité d’armes, c’est le système d'exploitation qui actionne la machinerie solide et le sérum vital « hardware and wetware » de la technologie d’armes, au moyen de programmes d’application constamment améliorés par la gestion d’armes.  Elle prend grande fierté dans l'irrévocabilité de ses ordres cruels et arbitraires, et s'intéresse davantage dans ses routines et traditions que dans les suites morales de ses actions, préférant maintenir l'illusion éternelle de sa perfection plutôt que de résoudre ses plus persistantes contradictions.

La mentalité d’armes et ses résultats ne sont ni des aberrations ni des erreurs.  Les Apprentis doivent défier ce mythe d’armes.  L’avidité, la psychose, la stupidité et la grande criminalité, ces inquiétudes éternelles, ne sont que des symptômes simplets du problème et non ses causes principales.  La logique à la tronçonneuse de la mentalité d’armes est formelle ; sa barbarie, complètement justifiée et « morale » en tenant compte de son cadre de reference.  Là où la mentalité d’armes rôde incontestée, elle déforme toutes les facettes de la vie.  Glosant la remarque piquante de Churchill traitant des impérialistes allemands : Sinon les directeurs d’armes rampent à nos pieds sinon se précipitent-ils à notre gorge.

La mentalité d’armes est un parasite qui manque de créativité ; elle ne manifeste rien au-delà de ses compulsions et terreurs.  Incapable de productivité indépendante, elle compte sur des technologies paisibles afin de piller son alimentation ; incapable d’annuler l’honneur de l'humanité et son sens inné de dignité, elle tord ses vérités de racine juste suffisamment pour les adapter à ses buts. 

D’abord bourre-t-elle de mythes d’armes notre constellation de métaphores politiques.

En ce qui concerne la mentalité d’armes, la compassion est un luxe superflu.  Des élites vicieuses de bataille trouvent rang, puissance, richesse comparative et sécurité factice en servant comme domestiques fidèles à la mentalité d’armes.  N'importe qui adopterait une position éthique, celui-ci sera coopté, marginalisé et attaqué.  Les promotions seront établies selon la volonté de compromettre ses principes et d’infliger le maximum admissible de mal.  Une carrière prometteuse, et souvent la survie professionnelle, décrètent que toute bonne conscience soit abandonnée. 

Le conte biblique de Genèse 22, dans lequel Dieu mande à Abraham de sacrifier son fils, voici une analogie appropriée—sauf qu’au lieu d’un Dieu miséricordieux, la mentalité d’armes prévoit que ce sacrifice soit exécuté par texte jusqu'à son terme sanglant.

 

La parabole du vieil homme et du jeune

 

Alors, Abraham se leva et fendit le bois et s’en alla,

Emportant avec lui le feu et le couteau.

Et lorsqu’ils séjournèrent tous deux ensemble,

Isaac, le premier-né, discourut et dit, Mon père,

Observe ces préparatifs : le feu et le fer,

Mais où est l’agneau pour cette offrande brûlée ?

Alors, Abraham lia le jeune homme de ceintures et de liens,

Et construit en deçà parapets et tranchés,

Et étendit le couteau afin de tuer son fils.

Quand, attention !  Un ange l’interpella du paradis,

Lui disant : Ne pose pas ta main sur ce gamin

Ni fais-lui rien.  Observe,

Un bélier attrapé dans un fourré par ses cornes ;

Offre le bélier de l’Orgueil au lieu de lui.

Mais le vieux n’en fit rien, mais tua son fils,

Et la moitié de la semence de l’Europe, un par un.

 

-- Wilfred Owen mourut au combat en novembre 1918, une semaine avant l’armistice.

 

La mentalité d’armes est stoïque, disciplinaire et contagieuse ; elle est immorale mais pourtant très moraliste.  Elle opère en infraction directe des valeurs de la paix.  Comme un virus, elle étripe les cellules saines de la gestion paisible afin de reproduire les siennes.  Rassemblant tout ce qu'elle trouve de plus exploitable et triant le reste, elle pénètre avec impunité toutes nos barrières d'empire, de race, de religion, de nationalité et d’idéologie.  Toutes ces notions, comme tu les connais bien, pour lesquelles les êtres humains se sacrifient régulièrement ?  La mentalité d’armes les traite comme les phantasmes qu'elles sont en réalité. 

Abusant de son ascendant dans une lutte darwinienne pour la survie des plus fatals, elle pervertit la culture humaine et obstrue chaque ouverture de paix.  Elle n’a rien réussi d'autre durant toute l’histoire, avec notre consentement.  En plus reste-t-elle fixe dans l’histoire humaine.  Une paix digne de confiance n'a jamais durée.  Avant que les communications globales n’aient établi leurs contacts actuels, aucune technologie paisible en prototype n’a su s'étendre assez rapidement à travers les cultes d’armes l’environnant. 

Les technologies paisibles fléchissent sous l’attaque alors même que leurs adhérents se fortifient de leurs souffrances et sacrifices.  Seulement quelques civilisations ont rendu la paix leur ultime priorité.  Sans exception furent-elles anéanties aux mains des technologies environnantes d’armes ; elles-toutes sont devenues « préhistoriques » et oubliées de tous.

 

Puisque je suis bien moins homme que Gandhi, je ne peux m'appeler pacifiste tant que je sers correction ferme sur cette planète infernale, parmi ces primates minaudant du meurtre en chœur.  Chaque nation dégouline son inévitable élite de bataille, d'individus vils.  Notre obligation répulsive est de pratiquer de la violence sélective à leur encontre, d’étouffer leur influence toxique et d’en abriter les enfants—à condition que nous redistribuions simultanément le pouvoir et la richesse en paix.

 

Les désignations tendancieuses de pacifiste et de militariste ont été expliquées à mort ailleurs.  Leurs efforts en rivalité n’ont été que des petits bruissements de souris comparés à la marche grondante des légions de collaborateurs communs d’armes. 

Les ressemblances sont frappantes entre pacifistes et militaristes.  Tous deux enrôlent depuis les marges de la société des petits groupes grommelant de fanatiques résolus ; tous deux comptent sur la protection d’individus puissants et charismatiques afin de chasser leur léthargie habituelle, briser leurs disputes insignifiantes, dérouter l'examen minutieux de la police et procurer des publicités plus étendues.  Tous deux adoptent des attitudes morales étant chroniques dans la société moderne et aiguës dans des circonstances de haut stress, plutôt comme le virus de herpès dans un individu en étant frappé sinon cette tuberculose latente qui m’abattra peut-être un jour.  Tous deux revendiquent leurs bruyantes demandes lors de périodes d'agitation sociale.  Pendant ces durées stressantes, un groupe illumine sa conscience morale en éveille dans nos salles d'audience et cellules de punition, tandis que l'autre encre du sang de nos prochaines victimes les pages les plus récentes de l’histoire.  Tous deux comptent sur des médias en masse pour multiplier leurs petits nombres et amplifier leurs demandes impossibles.

Les pacifistes varient de ceux qui préfèreraient s’affamer à mort plutôt que de permettre à leurs défenses corporelles de tuer des micro-organismes de façon naturelle, (comme l’optent de nombreux aînés Jaéns) jusqu’aux protestataires consciencieux qui pourraient ou ne pourraient pas luter pour une cause qu'ils trouvent juste sinon coopérer avec leur nation quand elle irait en guerre.  Cette forme de coopération à contrecoeur définit les collaborateurs communs d’armes.

Enfin, beaucoup de cosmopolites sont, comme moi, à la recherche de la paix au monde.  La plupart du temps soutiennent-ils une alternative bien moins cohérente et réalisable, parce qu’ils ont tendance à adopter des espérances impraticables selon leur susceptibilité sentimentale et priser le nationalisme paisible, (une contradiction patente) plutôt que de trouver les obligatoires verrous, écrous et rondelles d’une paix pragmatique et globale.

Le pacifisme sert comme expression légale désignant un autre groupe de gens qui entravent la gestion d’armes en temps de guerre.  Avec elles peuvent être rassemblés des rebelles, espions, déserteurs, échappés à l’appelle, étrangers et traîtres.  D’habitude, ces gens-là ne sont pas considérées des « pacifistes » en dépit de leur fidélité habituelle au cosmopolitisme paisible. 

L’expression « pacifiste » fut d’abord inventée afin de créer un casier légal pour quelques milliers de protestataires consciencieux qui s'opposèrent à l’écrit et donc au moyen dur à la première guerre mondiale.  Ils ont encaissé des portions égales de mépris et de brutalité de la part des autorités alliées et centrales.

N'ayant presque jamais été tiré dessus, que je sache, je soupçonne que tous ceux subissant un feu hostile se rendent en pacifistes dévots.  « Il y a un pacifiste dans chaque renardière ! »  J’ai saisi cette phrase d'une ancienne expression américaine prétendant qu’il n’y eut jamais d’athées dans les creuses individuelles du combat.

À présent, les pacifistes organisés ont quitté, eux et leurs idéaux chéris, le fleuve maître de la société.  Ils sont couramment dépeints par les médias d’armes comme une espèce de décadent exotique : des types futés et « moralement supérieurs » aux mains blêmes.  Beaucoup de pacifistes embrassent tendrement cette étiquette, au détriment de leur cause.

L’expression « militariste » comprend ceux qui préconisent l’agression préemptive et la sérieuse préparation militaire.  L'essentiel de la préparation militaire, c’est l’agression, puisque les champs de bataille offrent aux vraies armées leur seule initiation valide, et les ennemis chevronnés, leurs seuls instituteurs authentiques.  Cette expression inclut les partisans de chaque état d’armes, sauf ceux du nôtre.  Nous sommes assurément des amants de la paix, entièrement antimilitaristes et libres. 

Mais certainement, mon brave.

Des états d’armes peuvent demeurer ouvertement militaristes, bien qu'ils aient depuis des décennies demeuré en paix avec tout le monde sauf leurs propres minorités.  Quelques-uns des empires les plus importants – boursouflés de butin de guerre, de territoire conquis, de puissance dévastatrice de feu et de populations de faux-bourdons esclaves, guerriers, prisonniers, seigneurs de guerre et victimes privées de droits – peuvent tout simplement nier leur militarisme.  Voici qui leur arrange bien les affaires ! 

Les militaristes s’appellent souvent des patriotes : « Le dernier refuge d’une fripouille » d'après La vie de Johnson, par Boswell.

Comme la plupart des expressions d’armes, ces désignations sont inutiles car aussi maladroites qu'imprécises. 

Les pacifistes cherchent habituellement leur ombre frais dans la politique des partis de centre-gauche, tandis que les militaristes le chassent de manière opportuniste, de l'extrême droite (leur gazon habituel) à travers le terrain central jusqu’à l'extrême gauche : là où ils peuvent dénicher le plus d'argent.  La technologie d’armes est un hobby fort dispendieux.

Je remplacerai plutôt ces expressions préalables et communes par celles qui suivent dans le vocabulaire d’APPRENTIS. 

 

·     Les militaristes : des maîtres, menteurs  ou mentors d’armes, des sectaires d’armes, des directeurs d’armes, des élites de bataille et des techniciens d’armes (selon leur vraie tâche assignée.)

·     Les pacifistes, activistes d'opposition et améliorateurs réductifs et aléatoires : des dissidents d’armes. 

·     Les gens ordinaires, d’habitude pacifique, qui partiraient en guerre si l'on leur demandait gentiment, et leurs enfants qui n’ont jamais été enseignés à s’attendre à une paix de préférance totale, et le réussir d’autant mieux : des collaborateurs communs d’armes (l’écrasante majorité de l’humanité.)

·     Les révolutionnaires de transformation utile : des Apprentis.

 

Tout cela dépend de la personne en question : si elle sait ce qu'elle fait et pourquoi.  Mes expressions se concentrent sur des résultats plutôt qu’intentions.  J'hésite à caser les gens et institutions avec plus de spécificité, basé sur leur emballage et leur perspective politique au lieu de leurs résultats.  Les gens ont tendance à répondre de manière flexible à leurs circonstances complexes et souvent paradoxales, tant internes qu'externes. Beaucoup d’elles s’expriment dans un sens et effectuent exactement le contraire, ensuite applaudissent-elles le résultat paradoxal de leur comportement ; trop en plus citent leurs meilleures intentions, scrutent leurs moyens d’une manière compulsive mais acceptent comme inévitables leurs mauvais résultats.

 

La dialectique d'armes et de paix endosse deux définitions contradictoires de l'anarchie. 

En nous trompant ainsi, ce paradoxe équivaut à la plupart de nos métaphores politiques.  Deux définitions contradictoires de la même expression servent le mieux à la rendre nulle, sans intérêt et donc plus utile à la mentalité d’armes.   Des significations plus approfondies de la vérité et la paix lui paraissent comme du poison.  Elle n’à pas besoin de logique distinctive, au-delà celle requise pour mentir et tuer.

Pour la mentalité paisible, des mots comme « justice et liberté » ont un sens précis qui correspond exactement à une certaine conduite en temps réel.  Ou bien il y a de la justice ou il n'y en pas : c'est assez simple. 

Pour la mentalité d'armes, ces expressions floues ne sont que du bruit rassurant au sujet d’actions qu’elle peut transformer en leurs opposés exacts, dès qu’il lui plaira, tout en les appelant la même chose.  Il peut y avoir de l'injustice et on peut l’appeler la justice.  Pas de problème. 

Les commandements suprêmes: tue, ment, sacrifie, etc., doivent toujours pouvoir être gueulés assez fort sur le champ de mars national et compris assez rapidement par tout le monde  dans les feux du combat mondial ; aucune expression contradictoire n'a besoin d'être tant précise ni cohérente.

L’utilité principale de notre philosophie classique réside dans son aptitude à rendre toutes les autres expressions (non militaires) aussi floues et amorphes que possible, de façon la plus confuse que possible.  La clarté que tu pourrais trouver dans APPRENTIS, en dépit de sa mauvaise écriture, est interdite dans la philosophie classique et chassée hors de ses textes primaires.  Des propos énormément sophistiqués sont développés avec deux seuls buts en tête : soustraire l’éthique valide et interdire la paix.  Les faits à établir sans contestation par la philosophie classique, ce sont que la famine annuelle de millions de bébés soit inévitable, et que la paix au monde soit impossible et peu sage.  Ta note de classe enfantine et la publication de ton manuscrit d’adulte dépendront de la beauté écrite de ton consentement à ces principes révoltants et la solidité de ta logique les confirmant.

 

Les réactionnaires définissent l'anarchie comme le suivant scénario de cauchemar.  APPRENTIS l’appellent le chaosisme et ses praticiens, des chaosistes.  Un chaosiste peut se permettre n’importe quelle infraction, pourvu qu’il dispose d’un caractère suffisamment impitoyable et d’assez de force et de puissance de feu.  Durant les périodes de chaosisme, (d’anarchie réactionnaire) aucun bourgeois ne peut s'assoupir, le soir, ayant confiance que sa gorge ne sera pas tranchée, ses possessions volées et vandalisées, et sa famille asservie avant qu'il ne s’éveille. 

Ne te donne pas la peine de rappeler aux réactionnaires que voici exactement ce qui arrive à ceux qui croisent le chemin des armées en guerre—et aux pauvres durant la paix ; ils ne t’écouteront pas.  Selon ces réactionnaires, un anarchiste encourage ce genre d'anarchie, et il serait salutaire de l’abattre comme un chien enragé.

Les anarchistes ont une vision divergente de l'anarchie.  Dans leur estimation, toutes les lois de propriété, de classe et de privilège doivent être abandonnés en faveur de l'autodiscipline et de la camaraderie, ce qui nous mènerait à la justice et l’égalité absolue : aucune pauvreté, bigoterie, inégalité, guerre ni vice.  En bref, la liberté des chasseurs glaneurs néolithiques.  Ces anarchistes, à leur tour, considèrent le propriétaire comme un chien enragé, etc. …

APPRENTIS prêtent de l’expression « chaosiste » pour décrire des enfants battus devenus adultes qui s’élèvent et rechutent comme des yo-yos durant le chaosisme (le chaos monté à son propre compte) : pense à la guerre de trente ans ou au Rouanda au pire.  Des gens ont peut-être pu survivre, mais personne qu’elles reconnaîtraient n’en survécut.  Tant les victimes que les meurtriers, tant les morts que les survivants : leur identité centrale d'autrefois fut brutalement abattue.

Aussi inclus dans cette expression chaosiste sont de nombreux déments assez déséquilibrés pour souhaiter faire prévaloir ce chaos : des gens comme l'unabomber, des fanatiques du Livre de révélation, ceux applaudissant le jihad brutal et presque quiconque d’autre durant ses pires journées.

Les Apprentis réserveraient l’expression « anarchiste » pour ces utopistes de fer comme Bukharin, Kropotkine, Tolstoï et Gandhi : les hommes les plus décents qu’eut produit cette terre indécente.

Quiconque circulerait afin de mettre le feu aux bennes d'ordures, casser des vitrines et renverser des voitures d'innocents, en obéissance à son adolescente hyperactivité glandulaire et boutonneuse – le tout au nom de l'anarchie glorieuse – ne serait évidemment qu’un chaosiste amateur.  Les suicidaires à la bombe, de même.  Les chaosistes professionnels tendent à passer à la machette et au mortier leurs voisins désarmés, et envoyer mourir les suicidaires à la bombe, tandis qu’ils restent sains et saufs chez eux, prêchant de leur Livre Beni.  Si l’on venait leur interpeller sérieusement armé, ils s’enfuient et se cachent comme des lâches.

La commune (Commonwealth) des Apprentis ne sera ni d’une brutalité dépourvue de lois ni pratiquant de l’évangélisme sans lois.  Les chaosistes y seront neutralisés et renvoyés sur leurs chemins d’Apprentissage beaucoup plus dramatiques, thérapeutiques et utilitaires ; les anarchistes moraux, tenus à leurs meilleures aspirations.

 

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APPRENTIS : De la terre en armes au monde en paix

 

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