- LES CATHARES -

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SOMMAIRE D’APPRENTIS      INTRO ET VOCABULAIRE

 

« Au début, notre Créateur accorda les mêmes chansons et tambours à toutes les races humaines, afin qu’elles demeurent en contact avec Lui et gardent la foi.  Mais les gens ont persisté à oublier.  Dans la plénitude du temps, les traditions spirituelles de tous les peuples – elles sont toutes les mêmes – seront réunies dans un grand rassemblement de leurs chefs secrets, [mes italiques] et ils gagneront le pouvoir de refaire le monde. »  Prophétie Mohican par Tom Porter, du livre The Great American Bathroom Book, Volume III, Stevens W. Anderson, Ed., Compact Classics, Inc., Salt Lake City, Utah, 1994, p. 439. 

 

Il est évident que nos religions en masse font faillite morale, en dépit de la dévotion héroïque de leurs meilleurs pratiquants.  Les maux effrénés qu’ils se pardonnent chaque jour ont surpassé leurs derniers réclames de validité. 

Quoique notre vie spirituelle exige une alimentation religieuse.  Nous ne pouvons laisser tomber, comme ça, la religion organisée ; si tentante que cette simplification puisse paraître, étant donné les trivialités irritantes et souvent venimeuses qu’elles nous proposent, comme des minets, leur vermine agonisante.  Faute de religion, l'omnicide se tapit dans nos cœurs, là où le culte approprié devrait appartenir. 

Les matérialistes d’esprit libre commettent de loin les pires atrocités.  La portée de leurs sournoiseries leur exige une telle virtuosité qu’ils ne peuvent plus se permettre de perdre du temps aux sujets si « éphémères et perdants » que l’âme et l'esprit. 

Ceux d’entre nous souhaitant poursuivre la bonté, devrions plutôt nous inspirer d’un Dieu de Bonté.  Du point de vue de notre perception estropiée, soit que ce Dieu nous paraisse imaginaire ou éternelle, cela ne devrait nous sembler tant important.  Nous avons besoin désespéré d’un modèle de rôle plus souverain, héroïque et bénin que ces pitres miteux, vicieux, envieux et imitant des faiblesses humaines que l’on nous propose comme similis de Dieu.

 

Les détails de la religion cathare sont complexes, divers et mal documentés.  Selon le manichéisme antique dont ressortit ce catharisme, un principe du mal domine ce monde matériel, semblant équilibré sur le plan spirituel par son congénère du bien.  Comme de l’huile et de l'eau en suspension colloïdale, ces principes s’entrelacent en contestation cosmique.  Chaque nouveau-né est une frêle barque illuminée d’une étincelle de bonté et jetée dans l’ouragan ténébreux du mal.  Tout objet matériel pourrait sembler comme l’outil de Satan.

 

L’hérésie des Cathares évolua de l’entrecroisement de trois phénomènes historiques, parmi d’autres. 

Le premier se déroula depuis presque deux milles ans, du temps où le prophète Mani fut crucifié par le clergé dominant Zoroastrien, en 276 de l'EC.  Le Manichéisme s’est répandu de sa source persane jusqu’en Europe Centrale, notamment en Bulgarie où il s'est transformé dans l’hérésie des Bogomils (environ 900) ; jusqu'à ce que l'empire byzantin, chrétien orthodoxe, puis l'empire turc en expansion (l'ultime expression du militarisme islamique) l'aient réprimé en 1396.  Tandis que les congrégations manichéennes subirent conquête militaire et conversion forcée par des fanatiques chrétiens et musulmans, quelques-uns parmi ses dévots ont trouvé refuge en Italie et en Provence, convertissant des Catholiques locaux, désabusés par le matérialisme brut dont leur clergé s’était déjà rendu notoire.

Le deuxième phénomène eut lieu avant les croisades européennes (de 989 jusqu’aux 1200s.)  En plus de nombreuses transgressions particulières, aventurées par ses prêtres, l'église catholique venait d’échouer sa quête de deux siècles de lancer la paix de Dieu et la trêve de Dieu en Europe.  Ces deux mouvements sociaux comprirent l'interdiction du combat pendant de nombreux jours saints parsemant l'année chrétienne ; aussi, la protection de ces combats des paysans, femmes, enfants, clergé et leur propriété ; et finalement, dans l’arbitrage par l'église des rivalités politiques afin d’en terminer les combats. 

Tous ces efforts échouèrent, et leurs prêtres champions furent remplacés par des chefs d'église plus préoccupés de profit.  Des nobles militants furent autorisés leurs massacres sans pénalité religieuse, en échange de grands paiements remis à l'église ; tout comme des individuels furent permis leurs péchés, pourvu qu’ils en achetèrent la rémission. 

Beaucoup de chrétiens ont cherché ailleurs pour une religion intègre, surtout parmi les Cathares incorruptibles.  Au fond, l’hérésie des Cathares fut l’une des premières et plus pures expressions du Protestantisme, mais fut exterminée des centenaires avant son ultime rébellion religieuse (beaucoup plus mondaine et adaptée au militarisme : voir Luther, Calvin, et al.)

Troisièmement, le pape Urbain II annonça la première croisade en 1095, pour reprendre la Terre Promise des musulmans.  En fait, il tentait de canaliser le banditisme militaire qui avait empoisonné l’Europe depuis un millénaire, et le lancer au cœur du menaçant empire islamique. Il accorda aux guerriers jurés à cet effort d’énormes avantages économiques et culturels (notamment, la rémission de leurs péchés et dettes antérieures.) 

Alors que ces guerriers se sont recueillis depuis toute l’Europe dans la Langue d'Oc (à ce moment, un pays indépendant en France méridionale), ils ont réservé leur passage au Moyen-Orient depuis, et y ont acheté des vivres et du matériel pour leur aventure.  Quand des survivants sont revenus en Europe, ils y ont atterris et troqué leur butin en échange d'argent comptant plus portatif pour ramener chez eux. 

Cet intensif commerce international a transformé les villes de la Langue d'Oc en celles les plus riches en Europe.  Ce fut là qu’ont commencé à s'épanouir la tradition des Troubadours : la poésie de l'amour courtois et de la chevalerie lyrique.  La religion et l'étude y ont prospéré, parce que des Européens, Musulmans, Juifs et d'autres Apprentis multilingues y ont apporté de rares textes et les ont faits copier. 

La noblesse Provençale (une autre désignation pour cette région et sa langue) fut affaiblie par de massives levées militaires et pertes aux croisades, et par l'accroissement d'une prospère bourgeoisie marchande, des siècles avant que celle-ci n’ait apparue dans le restant de l'Europe.  Beaucoup des nobles restants (hommes et femmes) se convertirent en perfecti de la religion Cathare. 

Le pape ne fut pas amusé quand il découvrit que la plupart des églises catholiques s’étaient vidées dans la province la plus riche en Europe, (et ont donc cessé d’être des centres de profit) alors que les Cathares furent vénérées partout ils allaient.  Après avoir raté quelques tentatives de reconversion pacifique, il y projeta son harpon empoisonné de furie croisée : la seul fois qu’une croisade fut lancée contre un territoire de confession catholique.

Puisque c’était une guerre contre l’hérésie, il dut développer une organisation de renseignement qui guiderait l’armée croisée, débusquerait ces hérétiques, les exterminerait et les remplacerait.  Cette Gestapo triée à la main consisterait des ordres franciscains et dominicains, et cette croisade devint leur première épreuve de l’Inquisition. 

 

Les prêtres cathares s’appelèrent perfecti.  Il y eurent des perfecti males et femelles avec des ordres et disciplines égaux mais séparés : un phénomène inimaginable ailleurs à ce moment dans l’histoire.  Ils élirent des jeunes candidats de promesse dans leur apostolat, après un apprentissage rigoureux sous un commanditaire aîné.  Ces bienheureux associés errèrent la campagne en paires ; ils se reposèrent dans de humbles logis légués à leur confrérie par des moribonds reconnaissants pour leurs soins.  Ils avaient besoin de ces maisons afin de se procurer une chambre dans laquelle ils purent prier tout seul le Notre Père selon l’instruction directe de Jésus dans Matthieu 6 de la bible.  Sinon n’auraient-ils pas eu besoin de telles demeures ; n’importe quel coin de grange, fossé au bord du chemin ou seuil d’entré leur eut sufi.  Ce furent des durs de Dieu.

Imitant la vie prescrite par Jésus dans les livres de Matthieu, Luc et ailleurs dans la bible, ces perfectis se sont abstenus du pouvoir, de jurer et mentir, de la richesse, de la sexualité et de toute viande sauf celle du poisson.  En parfaite obéissance à Ses propos, ils ne possédèrent à la fois que deux pièces de monnaie, un manteau et une paire de chaussures. 

Ils dédaignèrent la croix comme le poteau nu de torture qu'elle fut en vérité.  Une fois convoqués, ils aidèrent les laïques avec leurs corvées et problèmes, guérirent et rendirent conseil, et comptèrent sur le Notre Père et les paroles exactes de Jésus afin de se sustenter l'esprit.  Nulle abrogation ni substitution par l’homme de Ses Paroles ne leur était permise ; contrairement à nos religions chrétiennes qui se les permettent de façon routinière.

Les personnes laïques s’appelaient credentes (croyants.)  Elles étaient libres de se marier et s’occuper de leurs affaires terrestres, sans ingérence des perfectis.  Elles reçurent sur leur lit de mort le consolamentum des perfecti et acceptèrent, pour sceller leur conversion en perfecti, la mort de faim appelée endura : d’habitude plus rapide et moins pénible que la mort considérée « naturelle » ces jours là, comme celles d’autant cruelles que nous, les contemporains, subissons.

 

Je pressens que l’instruction en détail incluse dans le consolamentum enseigna au credente un nouveau moyen d’atteindre directement le ciel.  Ceci lui fut récité au chevet de son lit de mort par deux perfecti, ainsi que des moines bouddhiques récitent les éléments du Livre tibétain des morts à ceux dans leur soin qui agonisent.

Je crois que ces perfectis enseignèrent aux credentes que le Christ se serait offert comme station de réincarnation et trappe d'évasion au paradis.  Ce faisant, Il nous rendit la carte suprême de sortie de prison : la seule voie pratique d'évasion de la Roue du Désir et de la Mort. 

Évidemment, n'importe qui pourrait se diplômer au ciel en se rendant entièrement comme le Christ.  Bonne chance l’accomplir !  Pourrions-nous le hasarder le long d'une série infinie de réincarnations douloureuses ?  Nous voici : les produits d’une série quasi-infinie de fâcheuses réincarnations et deux milles ans de christianisme d’armes.  Aurions-nous l’audace de nous présumer même un petit peu plus prêts de le réussir ?

Le Christ Lui-même nous dit que nous pourrions déplacer une montagne, pourvu que nous eussions un peu de foi.  Pourtant, personne ni le pape, ni ses saints, ni aucun chrétien renouvelé par la bouche et autorisé par des hiérarques tant sinon plus corrompus que nous—ne serait capable d’ainsi déplacer même un petit grain de sable ; pas moi ni toi ni personne à part le Christ, dans toute l’histoire de la chrétienté.

Il dit qu'un homme commet l'adultère en scrutant une femme.  Ainsi conclut-il que nous serions tous en état de péché continuel.  Selon sa prescription, personne sur terre n’a aucune foi véritable et personne dans l’histoire n’en a eue depuis son départ.  Personne n’est susceptible d’atteindre le paradis durant cette vie ni tout seul ni selon la médiation de quelque bureaucratie de pécheurs s’en proclamant digne.  Ni n’y a-t-il aucun contrat verbal ni comportement valide que nous puissions convenir avec les prétendus représentants du Christ dans cette vie, n'importent les niaiseries que ces individus autoproclamés, revendeurs certifiés et égoïstes en uniforme tenteraient de nous faire payer. 

Il est évident qu'ils sont aussi désespérément englués dans cette vie d’enfer que nous le sommes.  Comment pourraient-ils nous tirer de ce tas de fumier ?  Aucun ne peut citer les mots du Christ de manière cohérente, surtout quand ils commencent à nous prescrire des commandes anormales de modification de comportement.  Ils finissent par dicter à l’improviste et tordre les versets de la bible, puisque jamais Jésus n'a-t-Il dit quoi que ce soit concernant leurs filouteries. 

Les chrétiens de consommation en masse d'aujourd'hui, je les appellerai plutôt des Paulistes-Jeanistes-Augustins et non d’authentiques chrétiens, puisqu'ils prêtent plus d’attention aux mots d'hommes qu'à la Parole de Dieu énoncée par Jésus.   Comparé au Christ glorieux : Paul, tout prêtre ou saint que tu puisses nommer, moi, toi et quiconque d’autre, sommes-nous tous le même pécheur méprisable.

Par exemple, Jésus nous interdit formellement de prier en église et en publique.  Selon Lui, nous devions prier tous seuls dans une chambre close, et puis seulement le Notre Père (Matthieu 6-6.)  Pourtant, ces prédicateurs insistent que nous devrions prier leurs textes d’homme dans leurs églises d’homme, afin de « confirmer » notre dévotion (selon l’homme) au Christ.  

Ce texte que Jésus nous recommande de prier, il est simple, bref et d’une douceur exquise : il n’à rien avoir avec des catéchismes courants ni des suppliques à dieu en église, si bien authentifiés que ceux-là puissent paraître.  La doctrine courante renvoie les mots du Christ comme hors propos et substitue des complications accessoires et peut-être même trompeuses.  Deux milles ans de meurtres et de sacrilèges commis en leur nom, nous démontrent leur vacuité spirituelle.

Je suis allé requérir sur quelques pages de la toile prétendant promouvoir la doctrine chrétienne.  Ces rédacteurs qui ont pris la peine de me répondre étaient tous fiers de leur renvoie des mots de Jésus et m’ont désigné fou (ou démon d’enfer) pour leur en avoir exigé des comptes.  Ils se sont rendus tout hautins, autoritaires et dédaigneux quand j’ai osé suggérer que leur précieuse doctrine avait à répondre de deux milles années sanglantes et qu’elle nécessitait bonne repentance, nouvelle interprétation et transformation radicale basées sur une prière parfaitement obéissante au Christ. 

L’obéissance parfaite ne leur semblait pas nécessaire ni leur acceptation sans compromis des paroles de Jésus.  Ils se présumaient autorisés à faire des jeux de mots avec Dieu, histoire de deux milles ans d’insoumission à Son instruction directe.

Deux options restent pour des vrais chrétiens : Ou l’enseignement de Jésus est parfait et notre interprétation en est erronée, ou notre doctrine est parfaite et Son instruction est fautive.  Sinon, la véritable chrétienté se serait rendue universelle à présent sur terre.  On m’a dit qu’il n’était pas nécessaire que les enseignements de Jésus ne soient d’acceptation universelle.  Ils sont beaucoup plus contents du fait qu’il y ait de nombreuses âmes perdues qu’ils peuvent condamner aux feux d’enfer.  Je rejette leurs mensonges en tenue de soirée et leurs deux milles ans de doctrine en faillite.

Jésus aime tout le monde : voici Sa gloire suprême.  Il ne fait point triage des âmes acceptables, mais laisse à ces âmes l’opportunité cosmique de se trier elles-mêmes.

Je n'aime pas faire ce que Jésus interdit, surtout quand Son choix est tant facile à obéir ; et je n'obéirai jamais ceux que me préconisent de Le désobéir afin d’honorer leur version du « christianisme » selon de simples mortels. 

Appelle-moi un chrétien du placard « closet christian. »  Et qu’on aille redémarrer l’inquisition, puisque ces cathares tant ennuyeux sont de retour spontané !

Aussi n’y aurait-il aucun moyen religieux de réaliser la justice politique ; ce en dépit de la théologie de libération et d'autres efforts tant faiblards, de la part d’améliorants religieux, à retoucher certaines technologies paisibles sans confronter en direct la mentalité d'armes.  Ni n’y a-t-il jamais eu dans toute l'histoire écrite ni un état en situation de grâce religieuse, ni une religion miraculeuse, ni une institution permanente d’un moralisme valide.  Aucune différence combien absolue eut été la puissance politique proclamée par une église quelconque : soit juive, islamique, protestante, catholique, soit autre auparavant et depuis.  Le plus d’influence sur la politique and le gouvernement qu'ont les religieux en masse, le plus rapidement leurs résultats aboutissent en réaction, ignorance, brutalité et chauvinisme.

Il semble que nous pouvons servir Mammon ou Dieu durant cette vie, mais non les deux à la fois. 

 

Le conseil de Nicée eut lieu en 325 dans ce que est à présent la Turquie.  Des fondamentalistes aux petits esprits clos furent convertis bientôt avant, à ne plus persécuter des vrais chrétiens avec des tactiques de gestapo au nom du paganisme officiel.  Les plus hauts placés se sont assemblés à Nicée, ont rejeté la réincarnation et supprimé toute mention d'elle dans la bible.  Ensuite se sont-ils mis à persécuter des vrais chrétiens au nom du christianisme officiel, et n’ont jamais cessé depuis. 

Ils nous ont nantis d’une seule vie famélique durant laquelle nous devions accomplir la mission impossible d’atteindre notre salut particulier sous le fouet de leur incompétence paumée.  Ils ont délibérément mal interprété les mots du Christ, de manière aussi insignifiante qu’elle ne fut superflue. 

Je ne leur confirai pas un kleenex usité, bien moins mon âme immortelle, ni à cent générations de leurs successeurs.  Pourtant, la sacralité de leur vocation demeure au moyen de leur préservation historique de la Parole de Dieu—sans tenir compte de leur mésentente d’elle.  Une réinterprétation correcte de Ses Paroles qu’ils ont préservées avec tant de dévotion, leur rendrait l’entièreté de leur bénédiction.

Leurs mésententes arbitraires ont rendu banal le blasphème, inévitable le sacrilège et du meurtre une affaire de routine.  Prévoyant le défi populaire qu'amènerait de façon inévitable leur aberration massive des valeurs chrétiennes, ils ont consigné la plupart des âmes immortelles à un enfer à cinq fourchettes auquel Dieu affectueux n’aurait confiné Belzébul lui-même. 

Au moyen de leçons particulières dans les gymnastiques du perfectionnement individuel, ils n'ont cherché qu’à se sauver, eux et quelques laquais des leurs.  Puisqu'ils ne pouvaient imaginer le paradis de façon réaliste, leur option obligatoire d’enfer dut être plutôt INFECT : collage cauchemardesque, affectueusement narré par des maîtres de psychose d'armes ; ils ont dû transformer l’enfer en cela afin de le rendre marginalement moins appétissant que leur terre en armes : proprement infernale, elle.

Notre plus grande révélation pourrait être la manière transcendante dont les meilleurs d’entre eux pourront réaliser leurs rêves les plus sacrés de dévotion religieuse, une fois qu’ils saisiront ce qui suit.

 

Notre Père s'est rendu compte que la mission impossible du salut particulier s’était transformée en une punition cruelle pour la plupart de nous.  Nous étions trop faibles pour adopter le bon chemin et ne trouvions d’appuis suffisants de la part de Ses prophètes.  Nous ratâmes à maintes reprises des opportunités dorées d’atteindre le salut particulier.  Avec chaque réincarnation, cette tâche nous est devenue plus difficile, non moins. 

Ainsi dût-Il introduire Son Fils unique sur terre, afin de nous signaler la seule voie de secours nous restant ouverte : Lui-même, et la dernière prière acceptable : le Notre Père. 

Les disciples du Christ L'ont mal compris ; ils ont tout mal compris : l’une des leçons les plus insistantes du Christ. 

Des maîtres d'armes, comme l’apôtre Paul, Jean du livre de révélation, St Augustin et leurs défenseurs absurdes, ont fait leur tout possible afin d'élaborer cette erreur ; ils ont confabulé le mensonge évident d’un salut de cul-de-sac durant cette vie, par voie douteuse de contrat verbal négocié avec leur hiérarchie religieuse ; suivie d'un cauchemar Gott-Mit-Uns de fin du monde.  Le tout géré par Dieu d’amour ?  Reviens au réel !

C’est inquiétant, comme cela ressemble à la situation qu'ont dû confronter les candidats d’entrée aux camps de concentration.  « Prends la ligne à droite si je te trouve capable de bon fonctionnement, sinon celle à gauche si tu es trop débile pour mes desseins. »  Nul Dieu Se respectant Lui-même ne Se souillerait ainsi. 

Le dénouement ?  Deux mille ans de brutalités et d'hypocrisies fatales, négociées par des autorités soi-disant « chrétiens. » 

Ne me parle pas de l'Islam, non plus.  Quand les musulmans parviendront à ne plus s'entretuer en tant que sectaires Sunnites et Shiites, et parce que provenant de pays différents, faites m'en des nouvelles.  Entre temps, tous les musulmans subsistent au fil de l'épée de la miséricorde d'Allah ; ils Lui désobéissent de façon flagrante et n'ont rien à m'apprendre à Son sujet. 

Une fois que nous bâtirons en commun la maison de la paix de Dieu, nous en reparlerons, du mérite relatif de diverses religions.  Entre temps…

Les perfecti ont obtenu un message beaucoup plus clair et l’ont rendu à quelques credentes fortunés, en défi absolu du christianisme d'armes.  Ces chrétiens d'armes les ont brûlés vifs et ont extirpé le plus vite possible leurs enseignements justes, afin de nous piéger tous dans l’extrémité moribonde décrite ci-dessus.

 

Ci-dessous et strictement selon mes croyances actuelles, je te transmets ce message en claire et librement. 

Nous pouvons tous nous réincarner dans la vie de Jésus ; prendre Son chemin après que nous ayons expiré, supposant que nous nous réincarnons et que ce mécanisme s'applique.  Sinon, débrouille-toi tout seul. 

Ce que tu réalises durant cette vie, c’est ton affaire n’appartenant à personne d’autre … Surtout pas aux fondamentalistes et bureaucrates religieux.  Nous aurions dû toujours savoir que voici le cas.  Je te suggère de suivre explicitement les meilleurs conseils de ta religion favorite.  Agissant ainsi, tu pourrais soulager ta conscience bien tourmentée de l'autre côté. 

En déambulant et nous examinant au travers des yeux de Jésus, NOUS REGRETTERONS tout les maux que nous ayons rendu durant cette vie et celles d’antan ; nous serons infiniment reconnaissants pour chaque acte de grâce que nous ayons pu accroître.  La meilleure préparation pour l’expérience d’après la mort, c’est d’être pieux et gentil avant.  Ceux qui font de la casse durant cette vie en subiront une pire expérience, je te l’assure. 

Les cinq règles de l'Islam, appliquées en bonne foi et sans mains sanglantes, seraient d’excellents préparatifs pour ce défi suprême, ainsi que tout autre style de vie pieuse que d'autres religions valides encourageraient. 

 

Disons que toi et moi, nous choisissions d'être en désaccord au sujet de nos définitions respectives de Dieu.  Tu tiendrais ta position au point A sur cette ligne de raisonnement : (par exemple, que Dieu n'existe pas) et, dans cet exemple, je serai prêt à défendre le point B jusqu’à la mort : que Dieu, c’est cette figurine d'argile sur mon autel de maison—je blague. 

Puisque Dieu est infini, la ligne des définitions de Dieu est infiniment longue.  Tandis que cette ligne s'étend à l'infini, l'espace entre ton point A et mon point B se rétrécit à rien, et nos deux points de vue tendent à fusionner, si différents semblent-ils. 

Nous employons des synapses scintillantes de lard de cerveau pour distinguer nos impressions bornées de Dieu, des grognements gutturaux de viande humaine afin de les exprimer, et des taches stylisés de noirceur sur des fibres desséchées de plantes mâchées, sinon du pointillisme numérique afin de les commémorer. 

Nulle merveille que nos paroles soient également valides et dépourvues de sens.  Nous pourrions autant bien grogner ensemble exactement le même bruit, sinon écrire l’opposée exacte de ce que nous venons de dire, pour toutes les vérités exactes que nous serions capables d’exprimer au sujet de la perfection, l'omnipotence et l'infinité qui soit Dieu.

Ainsi, la définition de Dieu de tout le monde est également véridique et bénie de Dieu, et pour autant fausse et maudite d'insuffisance.  Des textes millénaires comme la bible, les védas et le qran ne sont que des confirmations à l’écrit et des préservatifs de mémoire de cette parfaite absurdité ; l’athéisme, que son ultime simplification.  Tout argument à ce sujet ne devrait plus nécessiter de brutalité supplémentaire. 

Bien sur, mon brave.

 

Les perfectis vécurent une vie tellement sainte qu’ils furent vénérés partout ils allaient.  Ne me demande pas si je pourrai imiter leur mode de vie ; j’échouerai complètement.  Je ne suis pas un saint, ne l’ai jamais été et ne le serai jamais.  J’ai simplement tenté de deviner le contenu de leur consolamentum.   Je t’invite au même jeu d’augure.

Leur collegium se rendit riche de legs provenant de credentes reconnaissants d’être rendus en perfecti sur leur lit de mort ; pourtant a-t-il resté immuable.  Selon des documents de l’inquisition, nombreux ceux des leurs qui se sont dévoilés comme perfectis durant leurs tortures finales, en refusant l’invitation de leurs bourreaux de jurer et se salir autrement l’âme.  Cela leur aurait peut-être épargné le sort d’être brûlés vifs par ces chrétiens d'armes. 

Il y a le doucereux relent de charogne que répand la panique d'armes et ses mensonges, et le parfum exquis de l’intrépide vérité de Dieu : tous deux immanquables.  Soit combien longtemps que ce premier puisse nous rendre malades, l’autre prévaudra et nous en guérira tôt ou tard.

Le petit nombre actuel de ceux choisis devrait abandonner les religions traditionnelles et leurs culs de sac mystiques.  Ils pourraient rétablir une communauté ambulante de cathares et réaliser un tao supérieur.  Il me serait préférable de recevoir un honnête consolamentum sur mon lit de mort. 

Vérifie tout cela, si c’est la religion qui t’appelle.  Une brève étape préliminaire serait The End of the World (La fin du monde) par Otto Friedrich.  Son chapitre sur « La naissance de l’inquisition » t'offre une certaine idée des convolutions historio-théologiques qu’ont empêtré les cathares.  Les livres de Zoé Oldenbourg (en français) t’offriront encore plus d’informations utiles. 

De telles subtilités sont accessoires aux buts des Apprentis.  Des vrais perfecti devraient s'organiser en ordres ambulants, en obéissance stricte et sans contradiction des Paroles du Christ ; ils observeraient Ses instructions claires, du le livre de Matthieu et ailleurs dans la bible.  Ce faisant serviraient-ils comme modèles de rôle salutaires aux religions paisibles que nous exigeons.

Attends-toi à ce que des miracles équivalents émergent d’autres religions mondiales.  Leurs meilleurs adhérents se sont approchés aux idéaux semblables de dévotion, avec plus ou moins de succès.  Toutes les religions ont conçu et avorté l’une ou plusieurs hérésies préférables : orphisme, essenes, quaker, soufi, jain, gnosie, therapeutae et les véhicules du bouddhisme, par exemple.  Sans doute, chacune de ces religions aurait favorisé des ramifications plus profondes de paix, que ces tronçons gangreneux que nous traînons derrière nous à présent.  Nous n’avons qu’à rétablir les meilleures d’entre elles, afin de remplacer les plus courantes et, par définition, les plus malsaines.  

Après tout, choisirais-tu, de ton plein gré, de laisser l'instruction religieuse des enfants entre les mains de quelques-uns des pires maîtres d’armes dans l’histoire ?  Même leur survie nécessitait mille fois moins de mentalité d’armes qu’ils ne permettent ?

 

ENSUITE      TABLE DES MATIÈRES      ANTÉCÉDENT

 

APPRENTIS : De la terre en armes au monde en paix

 

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