- VOUS LES RECONNAITREZ À LEURS FRUITS -

 ENGLISH VERSION          

 

SOMMAIRE D’APPRENTIS    INTRO ET VOCABULAIRE

 

« Ne juge pas, afin que tu ne sois pas jugé. »  Matthieu 7-1.

 

« Les écritures sacrés :

 

« Au centre de toutes les religions principales du monde réside un recueil d'écritures sacrées adulé par des croyants.  Une attention scrupuleuse est accordée à l’identification et la préservation des traits linguistiques de ces textes originaux qui sont souvent accompagnés d'une longue tradition de commentaires, capable en elle-même d’endosser un certain sens religieux.

 

« Le bouddhisme          Le canon en Pali fondé sur une tradition orale comprenant l'enseignement de Bouddha.  Le Pali est devenue la langue canonique des bouddhistes de nombreux pays, mais des textes semblables ont comparu dans d'autres langues durant l’évolution de cette religion, tels qu’en chinois et en japonais.

 

« Le christianisme        La bible, comprenant les 39 livres écrits en hébreu du vieux testament et les 27 en grec du nouveau.  Quelques autres écrits, connus ensemble sous le nom d’apocryphe et préservés seulement en grec, ont un statut controversé.  La traduction de la bible en latin, connue du nom de vulgate, prévaut dans la tradition Catholique.

 

[NOTA : de St Jérôme et adoptée par le concile de Trente (Trento), au 16eme siècle. La tradition Chrétienne Orthodoxe accepte les sept premiers conciles, et ainsi, avec la tradition catholique, rejette les églises Nestorienne, Jacobite, Copte et Arménienne.  L’Église Orthodoxe rejette l’évêque de Rome (le Pape) comme chef de la confession.  Cette séparation eut lieu lors de la suppression de l’iconoclasme à Constantinople, qui débuta avec le canon du synode d’Elvire (c.305) : le premier assemblement à prohiber des images en église.  Voir l’iconographie, l’iconoclasme, l’idolâtrie : peut-être un chapitre à suivre.  Ce sommaire entre crochets provient de la Columbia Encyclopedia, 1956, cette merveille de livre…]

 

« L’hindouisme   Les Védas : une gamme étendue de textes écrits en sanskrit et préservée en grande partie par une méticuleuse tradition orale qui se prend de grandes peines dans l'exactitude de la prononciation.

[Devraient être inclus, ici, l’hérésie Jain qui tenta de synthétiser l’hindouisme avec le bouddhisme ; et le Sikhisme, l’hindouisme, la chrétienté et l’Islam.]

 

« L’islam   Le Qran ou Coran que les Musulmans croient avoir été dicté par Allah au prophète Mohamed par l’intermédiaire de l'ange Jibreel (Gabriel) à partir du mois de Ramadan.  La révélation entière eut lieu durant une période de plus de vingt ans.  C’est écrit en arabe classique, dans un style considéré miraculeux et inimitable.  La mémorisation de ce texte durant l'enfance agit simultanément comme l’introduction au savoir lire.

 

[NOTA : La succession des chefs parmi les fidèles de l’Islam et soumis à Allah (l’Ouma), se conteste entre les élites Sunnites et Shiites. 

La controverse Sunnite/Shiite se focalise sur la succession de la gérance centrale après le Prophète.  En somme, Mohammed n’a pas adressé ce sujet, point final.

Tout comme le texte sacré des Juifs décrit une succession de prophètes, de juges et de rois pour régir l’Israël en ordre décroissant de légitimité, (aboutissant avec Salomon) Mohammed déclara qu’il fut le dernier prophète qu’accorderait Dieu à l’humanité, d’une ligne de vingt-cinq débutant avec Abraham.  A eux, juges et rois de plus en plus corrompus, de lui succéder du mieux qu’il peut.

Les Sunnites croient que les Califes d’Islam (Abou Bakr, ‘Oumar, Uthman ibn-Affan, et Mu’awiyah) furent légitimes, tandis que les Shiites croient que les aïeux males les plus proches de Mohammed étaient supposées gouverner l’Islam, (les Imams : Ali, son gendre, puis les fils d’Ali : Hassan et Hussein) onze desquels furent assassinés à tour de rôle par les Califes.  Des Califes furent assassinés, eux aussi, mais moins souvent.

Selon les Shiites « douzainaires, » le douzième Imam, Mohammed, apparaîtra pour gouverner l’Islam : « Le Caché, l’Attendu, dont l’apparition comme Mahdi annoncera la fin du temps. »  Ceci selon le petit livre fascinant de Karl E. Meyer, The Dust of Empire: The Race for Mastery in the Asian Heartland, (La poussière d’empire : La course pour maîtrise du coeur lieu asiatique), Public Affairs, The Century Foundation, New York, 2003, p. 56.

[Nota : Je devrai inclure une liste des avenants Sauveteurs du Monde, promis par toutes les religions : il y en a beaucoup sinon un seul décrit pareillement entre elles toutes -- mais pas maintenant.

Toute subdivision supplétive de l'oumma (le peuple d'Islam) dans des écoles ou ordres d'obéissance séparés, serait stérile d'un point de vue occidental, puisque leur adhérence monolithique au Shari’a (la loi de Dieu, comme exposée dans le Q'ran et ses commentaires directs, les hadith) est pratiquement unanime.  Il y a eu plusieurs tentatives de représenter une analyse logique ou une transcendance mystique du Shari’a, surtout parmi les mystiques Soufi, avec plus ou moins de succès.  Si cette question t’intéresse, je te pointe vers Une histoire des peuples arabes, d'Albert Hourani, (en anglais, A History of the Arab Peoples, Warner Books edition, Hachette Book Group USA, New York, 1991) dont la délicate objectivité et la scolarité brute reflètent une longue ligne d’historiens musulmans débutant avec l’incomparable Ibn Khaldun et son brillant Muqadimma, auxquels n'importe quel historien, musulman ou autre, serait flatté d’être comparé.

Nous devrions inclure ici l’hérésie Bahaï, un essai de synthétiser et d’amalgamer les trois croyances du Livre : le Judaïsme, la Chrétienté et l’Islam – rejeté de tous trois.]  Voir http://fr.wikipedia.org/wiki/H%C3%A9r%C3%A9sie

 

 

« Le judaïsme      La bible en hébreu ou le vieux testament, surtout comme trouvé dans ses cinq premiers livres, dont la tradition indique qu’elles furent écrites par Moïse.  Des variantes plus tardives, en hébreu et quelques autres en araméen, forment l’expression à l’oral et à l’écrit d’une grande collection de commentaires sur la bible, connue sous le nom de Talmud. 

 

« Le savoir lire [en masse] s’introduit souvent dans une communauté par la diffusion d'une religion.  De ce fait, à travers le monde actuel, la distribution des systèmes d'écriture reflète celle des religions mondiales plus clairement que celle des familles linguistiques. » David Crystal, rédacteur, Encyclopédie de Cambridge du langage, deuxième édition, Press Syndicate of the University of Cambridge, England, 1997, p. 388.

 

Les religions organisées démontrent tout à fait clairement l'antinomie d’armes et de paix.  Leurs prêtres, pasteurs, rabbins, mullah et imâm exposent à notre observation directe les conséquences fonctionnelles de leur croyance.  Chaque hiérarchie religieuse abrite quelques maîtres paisibles : les initiateurs comme Abraham, Moïse, Jésus et Mahomet, puis leurs amants mystiques et bien marginalisés aujourd'hui ; et de nombreux mentors d’armes : les organisateurs secondaires comme Paul, St Augustin et les Califes, puis leurs amants, les bureaucrates religieux d'aujourd'hui.

N’importe leur credo, les maîtres paisibles espèrent qu’à l’éventuelle et sous le regard d’un Dieu affectueux triompheront l’amour héroïque, la vérité et la paix.  Ils ressentent profonde sympathie pour d’autres adhérents intègres aux aspirations semblables, et ne se soucient guère des divergences idéologiques et théologiques entre eux. 

Les mentors d’armes se servent de la religion (et de tout autre mème culturel) afin de se mettre à part.  Ils luttent entre eux, souvent jusqu’à la mort d’innocents leur étant confiés, bien qu’eux et leurs ennemis déclarés puissent partager la même croyance et les mêmes symboles.  Ils rejettent les attaches communes de l'Apprentissage : ce rejet stimulant le conflit dont ils sont tant friands.

Les systèmes actuels politiques et idéologiques sont des sous-produits de l’aveugle foi humaine : la progéniture bâtarde de nos religions d’armes.  Ils illustrent tant convenablement l'antinomie d’armes et de paix.  L’on a qu’à remplacer l’ancien bavardage religieux avec le jargon idéologique contemporain et observer ces mêmes contradictions se déployer, alors que des maîtres familiers d'armes et de paix se dissocient comme de l’huile et de l’eau.  Constate comment l'antinomie d’armes et de paix demeure soigneusement négligée et donc intacte.

Pour des techniciens d’armes comme nous, la religion est une obligation collective, enracinée dans l’obéissance sociale.  Elle est cérémonielle, objective, conformiste, réductive, répétable, flegmatique, reconnaissable et rationnel.  La folie lui est répugnante.  Les religieux traditionnels poursuivent un scénario bien défini, facilement mémorisé et analysable ; elles s'efforcent de retoucher la superconscience collective en y imposant leurs mythes et préjugés. 

Seulement quelques prophètes depuis longtemps défunts ont pu goûter de l'émerveillement du sacré ; nous autres devons nous contenter d’assister à d’obligatoires formations religieuses.  Le plus absolu notre soumission à cette absurdité futile, le meilleur l’aboutissement pour les religions traditionnelles.

Les directeurs d’armes arrachent les symboles religieux les plus riches et séduisants qu’ils peuvent trouver, devant lesquelles tous doivent se courber.  Les hiérarques religieux repoussent le sacré à son propre compte.  Toute manifestation de celui-ci dans le monde réel leur est épouvantable, puisqu’elle évade leur contrôle et les expose comme d’inefficaces pitres en robe.  Ils ont tendance à être compulsifs, sévères, liés au temps, historiques, archivistes, absolutistes, simplificateurs réagissant selon formule, linéaires, rigides, menaçants, amers et dépourvus d'humour.  Ils accentuent la forme, structure et mode de transmission : « Notre media, C’EST le message. »

Selon la conscience primale, tout est sacré.  Les rituels et cérémonies n’arrivent qu’à rehausser l’émerveillement du sacré que le clairvoyant peut entrevoir à chaque moment de sa journée sinon durant ses rêves de nuit.  L'adoration du sacré est enracinée dans la conscience de soi ; c'est un don particulier : subjectif, informulable, passionné, intime, dramatique, chaotique, adaptatif, situationniste, transcendant, dirigé par le rêve et accéléré par la drogue.  Cette adoration frôle à la folie : un étroit canal de naissance dans le sacré, réservé à un petit nombre de gens bien désignées et tourmentées.  Elle est souvent transmise sans mots, au moyen de la musique, la danse (comme la pratiquent les soufis, des Indiens Américains et des Africains) et d’indices sensoriels et extrasensoriels.  En général, ces religions sacrées sont obsédantes, créatives, naturalistes, perpétuelles, cumulatives, magiques, pragmatiques, anecdotiques, spontanées, holistiques et taquines, des fois jusqu’à la malveillance.  Si possible, elles s'efforcent d’exploiter la superconscience collective, mais non la réécrire.

Selon tout ce qu’il leur concerne, qui oserait imposer de telles contraintes au Sacre infini—à part des religieux enrégimentés depuis toute leur vie ?  À la différence de ceux-là, les primaux consciencieux accentueraient plutôt le contenu, la signification et le résultat.    « Le Message EST. »

La foi humaine a souffert d’une entropie écrasante : elle a dégénéré d'un état de vénération et d’exaltation partagé de tous, en un embouteillage d’inventions d’autant en conflit, exclusives et obligatoires—d’autant ridicules.  Les seules justifications qui demeurent pour les religions en masse d’à présent, sont les technologies d’armes qu’elles ont pondues afin de sauvegarder leur vide de sens. 

Les usages routiniers de leurs praticiens : de contrepensée inertielle, de simplification grossière et de répétition par coutume, peuvent être passivement neutres ou activement vicieuses selon le niveau d'ignorance et de misère prédominant sous leur influence.  Chaque nouveau dogme d’armes se rend encore plus cruel, arbitraire et préjudiciable que celui de ses concurrents.  Il n’entend plus son hypocrisie et s’immunise contre toute amélioration.  Ses fanatiques méritent du mépris, incrédulité, ridicule et pitié, en proportion direct de leurs nombres, ferveur, pouvoir et puissance de feu.  Toute religion s’invalide automatiquement, autant elle-même que ses adhérents crédules, en absoudrant la violence en masse.

À vrai dire, les religions en masse obscurcissent notre perception du sacré.  Elles sont capables d’étouffer l'émerveillement du sacré et détourner la majorité de Dieu, mais jamais de les remplacer.  Il n'est pas étonnant que tant de gens ne croient plus en rien aujourd’hui, sauf quand la mort ou la misère totale leur approche !  Les confessions courantes présument qu’elles ne pourraient fleurir que dans la misère qu’elles cultivent parmi leurs croyants et ne le pourraient autant bien dans une paix universelle et son abondance qu’elles rejettent.

Les meilleurs rites et formules religieux amplifieraient notre unique perception des merveilles du sacré, sans en rendre dol.  Ce pour lequel nous soupirons plutôt, c’est la recherche d’un temps passé, la souvenance d’un sacre dont nous avons déshéritée nos âmes.  Ce que nous désirons pour de vrai, c’est une ancienne conscience plus profonde que ces dogmes cérémonieux plus récents : du complément de ces cérémonies et dogmes, de leur fructifiant et de ce qui leur rend valides.  Nous nécessitons une conscience plus vieille et approfondie.  

En attendant, chacun devrait pouvoir témoigner de son Dieu ou pas, porter et présenter ses symboles de culte ou les récuser, n’être ni interdit ni forcé de le faire, pourvu que cela ce passe en révérence privée, avec respect pour les croyances d’autrui dans des lieux publiques, puis tranquillement et sans menace.  Cela ne pourrait advenir de façon quasi-universelle et indiscutable qu’au monde en paix, là ou toutes les religions paisibles seraient également sacrées et celles plutôt mondaines ne subsisteraient plus.

 

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APPRENTIS: De la terre en armes au monde en paix

 

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