SOMMAIRE D’APPRENTIS INTRO ET
VOCABULAIRE
« Nous sommes
enseignés par tous ces préalables à entretenir aussi attentivement que possible
le point de vue, la patience et la compétence de Dieu. » Buckminster Fuller, Critical Path (Voie cruciale), St. Martin Press, p.
251.
Pendant
la seconde guerre mondiale, tous les Européens ont dû
faire face au même choix : défier les Nazis ou embrasser leur foi. Aujourd'hui, c'est à toi choisir.
Nul temps ne reste pour esquiver ton épreuve principale, semblant le
passe-temps humain favori ; nul part ne reste où courir te cacher. De la Nouvelle Zélande à Novaya Zemlya, tu
devras choisir entre le risque mortel et la faillite morale, à moins que tu
n’acceptes de te rendre en un Apprenti digne de ce nom. Cette lecture te permet quelques instants
supplémentaires de réflexion afin de peser tes options
avant que ne débute le scrum.
Quoiqu’il
te sera d’abord nécessaire de larguer quelques lests mentaux. L’attitude mentale que tu dois considérer
abandonner inclut trois niveaux, chacun comprenant le précédent et empirant ses dégâts. Tu peux élire
d'être :
· méconnaissant : « Je ne peux rendre confiance qu’en des idées que j'ai déjà assimilées au moins cent fois : les moins susceptibles de m’apporter des ennuis. Rien d’autre ne compte tant. »
· crédophobe : « Je n’accepte vraiment rien de ces bibines dont ils m’ont si souvent bourrées le crâne; mais je ne peux me permettre de croire en autre chose. »
· fanaticophobe : « Je ne peux rendre confiance qu’en ceux qui me répètent des idées ordinaires. Quiconque témoignerait autrement doit être un fanatique, une noix de coco ou un colporteur d’huile de serpent. Personne ne peut m'escroquer ; je suis bien trop "cool" et subtil pour le lui permettre. »
Ces jours-ci, presque tout le monde s’est rendu en fanaticophobe.
Tu
peux réfuter ces arguments et endurer l'ostracisme que provoquera ta
contestation. Prends ton propre chemin,
pour changer un peu ; choisis de prendre quelques risques selon ton
gré. Il n’y a que toi qui puisses déboucher tes oreilles à l’égard de nouvelles idées. Cela demande du cran et un discernement
supérieur.
Aurions-nous
de quoi l'effectuer ? Je
te crois l’avoir, puisque tu as lu jusqu’ici.
L'orthodoxie dominante nous prie d’assister à
un « nouvel ordre mondial » fondé sur la gérance paternaliste
d'entreprises internationales. APPRENTIS appellent ces candidats à l’impérialisme
mondial, des MAUVIETTES (en anglais : WIMPS,
World IMPerialists.) Les actualités
confirment leur ascendance. Notre vide spirituel, l'holocauste
environnemental dont nous témoignons à contre cœur et la propagation du chaosisme militant – tant microcriminel que macromilitaire –
nous démontrent
l’éconologie des entreprises
commerciales qui les orientent. Le
contrôle télévisé de pensée nous vise le crâne de quantités industrielles de
vétilles de Hollywood et de matérialisme de Madison
Avenue ; ceci qu’afin de magnifier notre folie collective de mauviette et
nous masquer ses pires dénouements.
Quand
tu contemples désormais des corporations, pense à des
monarchies capricieuses endurantes, licencieuses, et dangereusement
stupides. Les Apprentis traiteront des
corporations multinationales ainsi que les anciens républicains ont réagi à la
monarchie : son renversement par voie de brutalité primitive ne provoqua
que des contrecoups plus violents, alors que sa substitution intelligente et
graduelle entama des améliorations permanentes.
En
revanche, des troglodytes de vieille souche insistent que quelques êtres
choisis doivent « réintégrer » une chimère politique de provenance
incertaine, tandis que le restant se livre à la servitude de ces
mauviettes. De façon hypnotique, ces
PRISMES s'écrouent dans leur « isme » favori. Soit par individualisme, par libertarianisme,
par constitutionnalisme dit « strict », par
nationalisme, national-socialisme, communisme, radicalisme, anarchisme,
racisme, tribalisme, fondamentalisme religieux, soit par toute autre panacée
simplificatrice ; il
leur plait de se ranger parmi des supérieurs imaginaires
et sacrifier des inférieurs semblables.
Par leur PRISME les reconnaîtras-tu.
Le
titre de prisme s’applique à beaucoup de mécréants : autant aux autocrates
militaires, aux absolutistes de politburo, aux fanatiques religieux, aux
terroristes, (soit rémunérés du gouvernement, soit en
étant supplémentaires) aux génocidaires ethniques, aux barons du crime et leurs
frères secrets dans la police secrète, aux extorqueurs militaro-industriels,
aux politiciens réactionnaires et leurs partisans qui se fichent de tout ;
autant qu’à toi et moi durant nos pires journées. À la recherche d’une simplification calmante,
ces activistes déshumanisent leurs adversaires en les transformant en
abstractions philosophiques afin de mieux les abattre.
Dans Les guerriers : Réflexions sur les hommes en
bataille, Harcourt, Brace et Co., New York, 1959, J. Glenn Davis énumère
plusieurs genres de guerriers et leurs méthodes de réduire l'Autre en un ennemi
parfait.
Des
soldats professionnels préfèrent lutter contre un ennemi
compétent et courageux ; ils ressentent grand mépris pour tout adversaire
moindre. Paradoxalement, cet ennemi doit
être méprisé et détruit avec efficacité professionnelle autant qu'il résistera,
mais traité honorablement sitôt qu’il se rendra. Quand des civils sont torturés et abattus, comme ils doivent bien
l’être en guerre, (et ne permet à personne de te dire autrement) cela doit se
passer avec répugnance cérémonieuse de la part de ces guerriers professionnels.
Les
guerriers racistes transforment leurs ennemis en êtres
sous humains. Il ne reste aucune place
dans leur attitude pour pitié, décence humaine ou valeurs rédemptrices :
ce qui ajoute une corvée mécanique aux autres insultes de la guerre.
L’ennemi des champions religieux et idéologiques est non seulement un être sous humain mais aussi une parfaite incarnation du mal. Cet ennemi est en révolte inimaginable contre Dieu, le Chef ou quelque autre principe éminent. L’abattre, c’est non seulement l'obligation dégoûtante de ces champions mais leur appel divin. Attends-toi à encore moins de merci de la part de tels assassins en masse.
D’autant plus que, comparé à la gloire
de l’abstraction qu’ils adoptent, sont nuls le bien-être et la survie de
tous : opposants, innocents, co-équipiers soit eux-mêmes—même si
l’interdiction formelle de telles agressions fasse partie intégrale de leur
abstraction adoptée. Les chiites et sunnites
se battent, par exemple, bien qu’ils soient tous deux musulmans et donc
formellement interdits dans le Coran.
Mohammed n’aurait pas apprécié cette disgrâce. Qu’APPRENTIS
ne soient jamais pervertis de cette manière ! Vous autres, meurtriers lâches, vous n’aurez
aucune excuse valide, cette tourné de ronde.
En
revanche, ceux irrémédiablement raisonnables considèrent leurs adversaires
comme des confrères et victimes de forces au-delà de leur
contrôle, surtout en guerre. Les contradictions que pose leur
attitude salubre, part rapport aux exigences brutales du combat, font qu’elles
et leur santé mentale se fragilisent vite au champ de bataille, là où toute hésitation résulte trop souvent en pertes et défaite. Jésus ou
survie ?
Les
soldats professionnels sont notamment critiqueurs de cette attitude. De leur point de vue, mépriser l'ennemi
simplifie la tâche périlleuse de le tuer et subjuguer ses survivants. Ils préfèrent donc leur
mépris bien réfléchi (en dépit de son manque de merci) à tout sens de confrérie
risquant de saper leur esprit. Étant donné qu’il soit moins facile
de maintenir le droit chemin, tout en retenant deux idées contradictoires en
tête, tous ceux n'appartenant pas à leur clan militaire
doivent se soumettre à leur mépris équivalent.
Dans Cette chose d'obscurité: La sociologie de l'ennemi,
University of Washington Press, Seattle and London, James A. Aho décrit cinq
démarches exigées pour REIFIER la haine ethnique. La réification veut dire ici la
transformation d’une abstraction, comme la bigoterie, en une chose concrète.
1. Dénommer : caractériser de façon illusionnée un individu comme le modèle d'une catégorie abstraite et odieuse.
2. Légitimer : valider cette identification aléatoire en renversant des conclusions officielles.
3. La fabrication du mythe : créer une fausse histoire afin de confirmer cette tromperie.
4. La sédimentation : enfoncer ces légendes dans la mémoire de la prochaine génération, en se servant de la dynamique des liaisons à l’intérieur du groupe.
5. Les rites : éteindre cette victime de façon traumatisante et théâtrale, en se servant souvent de tortures rituelles et de l’enchevêtrement des membres de sa famille.
6. Nous pourrions peut-être ajouter un sixième élément, le martyre : le sacrifice aux autorités horrifiées, de fanatiques secondaires à la suite des rites décrites ci-dessus, et leur canonisation par des fanatiques aînés qui, eux, ont bien su déguerpir. Bon dieu, qu’ils aiment à gémir ! Surtout quand ils s’en sortent d’abominations nonpareilles.
Ces habitudes sont sans doute des versions tordues d’équivalents rituels paisibles, du « bol à mélanger » dans lequel nous devons nous accommoder. Avec quelques petites réécritures du spectacle impliqué, nous pourrions les exploiter afin d’encourager le respect mutuel et la tolérance sociale. Ainsi que la plupart des rituels d'armes, ils pourraient être convertis aux usages paisibles avec quelques finesses.
Il
est intéressant de noter que, durant des intervalles les plus chaotiques et fatals du combat intertribal, les tribus les plus belliqueuses se sont apprises comment intégrer dans leur tribu des prisonniers de
guerre afin de combler leurs horribles pertes de bataille. Ainsi, les pires chauvins meurtriers ont tout
de même dû se rendre en experts dans l'art de transformer l’ennemi le plus
farouche en frère de sang. La vie, c’est
le paradoxe.
Les
fanatiques à présent les mieux organisés s’attendent à une ultime orgie de
violence prismatique qui s'achèvera en un « gang bang » planétaire de toutes toxines auquel nous nous serions apprêtés depuis ces dernières décennies : l’extermination
bio-chémo-nano-météo-scalaire et nucléaire de tous les Autres détestés, ainsi
que l’Autre ahurissant au-dedans. Nous tous nions notre enjeu dans ce
désastre en approche, qui n’aurait jamais pu avoir lieu
dans l’absence de notre collaboration loyale.
Il se gâtera graduellement, puis éclatera de façon spontanée et
irrémédiable, sans que nous puissions le retenir—à moins que nous ne prenions
des mesures vigoureuses entre-temps pour le détraquer.
Les
mauviettes et les prismes comptent autant sur la mentalité d'armes ; leurs
éthiques sont également corrompues et leur probabilité de succès à long terme,
nulle. Tôt ou tard, leurs ruées au
pouvoir dégénèreront en bains de sang : qu’une question de temps et de
sophistication d'armes.
Heureusement,
les croyances de la plupart des gens (sinon leur manque de telles) peuvent être
harnachées à la lutte pour la paix et la satyâgraha, dont nous en reparlerons dans son
propre chapitre.
APPRENTIS préconisent une idéologie tout à fait
divergente, soutenue par une troupe d'un seul individu (moi.) Elle ne réclame aucun parrainage du
« Skull & Bones, » des mujihadines, du fond
monétaire international ni de tels.
J'espère que ce renoncement te tentera de rallier à sa cause.
Les Apprentis exigeront l’entièreté de infrastructure technologique que l'humanité s’est rassemblée aujourd'hui, qui doit demeurer intacte, s’étendre et se raffiner correctement. Nous exigerons, en outre, que de moins en moins de monde ne soit privé de domicile, de contrée, de sécurité et de vie.
Les
Apprentis adresseront les besoins des riches avec autant d’efficacité que ceux
de l'info prolétariat ; en d'autres mots, mille fois
mieux que les directeurs d'armes n’en ont été capables. À la différence des dissidents d'armes, les Apprentis exigeront la coopération, l'expertise et la gestion financière des présentes
élites d'info. Faute de celles-là, rien
de cette transformation ne sera praticable.
Nous
venons à peine d’accumuler assez de capitaux et de bonne volonté pour
entreprendre cette transformation d’Apprentis.
Toute massive tombée en panne sociale (que les dissidents d'armes ne cessent d’enjoindre) nous précipiterait aux paliers
inférieurs de barbarie d'armes et à l’annihilation éventuelle. Nous ne
pouvons plus nous taper d’autres destructions en masse, chapardages et terreurs
du genre que nous ayons convenu – tout en poussant de grands soupirs ! – n’étaient que des inévitabilités regrettables.
Quant
à ceux qui souhaitent annihiler la civilisation, tandis qu'ils aiguisent leurs compétences de survie (sinon particulières, provenant du Bon Livre), je
me trouve ahuri devant leur panique. Qu’ils tiennent à la harangue de l'unibomber, aux déclamations insolites d’un autre fondamentaliste
quelconque, ou tout simplement aux voix meurtrières résonnant dans leur tête,
leur simplification traumatisante de la réalité présage un grand malheur pour
nous tous, eux compris. Que les Apprentis puissent ranimer leur imagination
pétrifiée et guérir leur penchant de simplification fatale !
Je me rappelle avoir lu qu'un jeune membre de tribu montagnarde fut mis en arrêt pour avoir perpétué une querelle de sang. Quand la police lui demanda pourquoi il avait assassiné un étranger innocent, il avoua que sa vieille mère le lui eut préconisé. Des femmes sont aussi fatales, dans ce contexte, que les hommes … et peut-être potentiellement un peu plus ; elles peuvent servir les besoins de la paix encore plus vigoureusement.
Des chamans apparemment
« primitifs » ont informé un observateur étranger que la différence
entre les hommes et les femmes était telle : les hommes font la chasse, se
battent et font abattre les arbres ; les femmes entretiennent les enfants,
les hommes et les jardins. Donc, ces
hommes et femmes sont permis leurs différences naturelles de talent, de
puissance et d’aptitude. Pourtant et
avant tout, les femmes doivent faire savoir aux hommes quant il faut
s’arrêter. Nous avons oublié ce fiable
droit de veto.
Rien n'est aussi irrévocable qu’il ne paraît être, même pas l’annihilation. Pendant le prochain paroxysme de stupidité en masse et panique de slips souillés, nous pourrions détruire toute la biosphère, toute la race humaine ou tout simplement l’entièreté de notre civilisation. Ce ne serait qu’une question des mégatonnes que nous choisirions de déverser, entrelacés d’encore plus de maladies meurtrières, de climat tordu et de nanotechnologies de guerre.
Ces
résultats lugubres sont en grande partie du bidon selon quelqu’un admettant la réincarnation. Nous allons simplement devoir reconstituer
notre histoire dans toute son intégralité absurde et hargneuse, afin
d’atteindre le niveau courant d’éventualité de la paix. Après que les moellons radioactifs auront cessé de rebondir, nous pourrons prendre quelques milliers d’années pour
reconstituer la civilisation d'armes dans son intégralité, sinon les millions
depuis la naissance des premiers êtres humains ou les milliards additionnels
depuis que la vie ait pris son influence sur la terre.
Faites
vos jeux, vous autres bombardiers pompistes ! Vous allez devoir attendre encore un peu,
avant de pouvoir procurer des bombes assez puissantes pour nous projeter plus
loin en arrière dans le temps. Voici tout ce dont votre panique
malintentionnée soit capable : nous occasionner un plus grand délai le
long d’une durée quasi-infinie de vie.
Combien
de temps souhaitons-nous gaspiller en reconstitutions
historiques ? Combien de dévorements
redondants, de viols, de suicides, de crucifixions, de pogroms et de massacres
en plus exigeons-nous de témoigner afin de nous distraire—avant de réaliser le
correcte ?
Tu
peux lire des tas de choses au sujet de la guerre dans tes journaux et livres
d’histoire. Voici ce que tu ne liras jamais : les affaires reviennent à peu près à l’état
originel d’avant que cette guerre n’ait éclaté.
Les survivants renouent leur vie normale, s’aiment et se haïssent,
élèvent leurs enfants bienheureux et reprennent leurs petites affaires. La guerre, n’importe combien « glorieuse et significative, »
ne change vraiment rien. Exactement le
même résultat (celui supérieur, en toute probabilité) aurait pu être atteint
durant une paix équivalente. La seule
vraie différence réside dans le coût des années et
décennies supplémentaires de labeur nécessaires pour remplacer d’irremplaçables
pertes et rebâtir les fortunes et la confiance que cette guerre aura
détruites. Tout le monde perd toutes les guerres ;
elles n’ont aucun gagnant sauf des élites d’armes.
Pendant
l'évolution primitive de la vie terrestre, des organismes multicellulaires ont
subi une transformation dramatique. Ces colonies
archaïques ont laissé leurs cellules centrales s’affamer et suffoquer. Entourés, comme elles l’étaient, de rangés de cellules « égoïstes » situées sur les
marges, elles n’ont pas pu obtenir assez de nourriture et d’oxygène pour
survivre. Les formes de vie davantage complexes et
comprenant trois dimensions n’ont pu évoluer avant que ces cellules externes « privilégiées » n’aient rassemblé des éléments
supplémentaires de nutrition et d'oxygène et ne les aient passés au centre
« plus pauvre. » Ensuite
durent-elles transmettre ce talent aux générations suivantes.
Quiconque
pérore un dogme comme « la survie des plus
capables » devrait contempler « la survie des plus
généreux. » L'écologie naturelle
maintient la communauté la plus complexe de partageurs capables d’adapter leur
vie afin de coexister dans cet environnement.
Voir Pierre
Kropotkine, L’aide mutuelle : Un
principe (Factor) dans l’évolution.
« Le
long de millions d’années, les ingénieurs naturels d’écosystèmes ont été
singulièrement efficaces à promouvoir une surcroissance
[mes italiques]. Ils ont évolué en
parallèle d’autres espèces, dans l’exploitation des niches de leur
fabrique. L’harmonie à l’intérieur des
écosystèmes en résulte. À force de
s’éparpiller dans des niches multiples, les espèces constituantes saisissent et
recyclent plus de matériel que ne serait possible dans des écosystèmes
semblables. Homo sapiens est aussi un ingénieur d’écosystèmes, mais
malhabile. N’ayant évolué avec
[NOTA : en proximité intime de—une technologie paisible tout a fait
praticable en tenant compte de soins adéquats] la majorité des formes vivantes
que nous rencontrons à présent autour du globe, nous éliminons beaucoup plus de
niches écologiques que nous n’en créons.
Nous poussons des espèces et des écosystèmes dans l’extinction en taux
beaucoup plus élevés que celles d’avant, et diminuons partout la productivité
et la stabilité. » Edward O. Wilson, The Future of Life (L’avenir de la vie), Alfred A. Knopf,
New York, 2002, p. 112.
Une
fois que la croyance des Apprentis prendra racine, des élites d'info bénies de
richesses en surplus découvriront les profits démesurés qu'elles pourront
réaliser, (de façon pragmatique mais intégralement morale) une fois qu’elles
maintiendront le restant du monde en plus grande équité. Comparé à cette abondance, leurs récents accomplissements les plus grandioses leur sembleront comme des simples déboires de
chef de bas quartier.
Tandis que tout le monde mérite d’un confort modeste, ceux qui excellent ne doivent devancer ce minimum par plus que cinq à un entre les cinquièmes les plus riches et plus pauvres de la population, puis quinze séparations entre les centièmes le plus riche et plus pauvre de cette même population. Ainsi, le plus haut sur l'échelle de confort que ceux les plus pauvres puissent grimper, le plus de luxure ces riches pourront s’autoriser en bonne conscience.
Me voici répétant mes mauvaises habitudes : rendant des pronunciamientos quand le vrai but d’APPRENTIS est d’inciter une transformation globale, et puis s’ôter du passage et permettre aux experts et spécialistes d’optimiser leurs sujets de passion de façon honette. Je devrai laisser cette besogne à un Apprenti mieux qualifié.
Robley E. George, Socioeconomic Democracy: An Advanced Socioeconomic System, Praeger Studies on the 21st Century, Praeger Publishers, Westport, Connecticut, London, 2002, p. 91. « La Démocratie socioéconomique est un sous système prototype socioéconomique, selon lequel il y aurait une forme de Revenu Particulier Garanti et Universel (RGU), aussi une forme d’Avoir Particulier Maximal Permissible (AMP), dont les bornes – celle en bas de la pauvreté matérielle particulière et en haut de la richesse matérielle particulière – seraient établies et rajustées de façon démocratique par toute la communauté. »
Les Apprentis ne poursuivront ni l’absolue égalité économique ni l’absolue opportunité économique. En fait, ce sera la nature des Apprentis d’éviter tout absolu : tout en modération, (à part la sagesse, la beauté et l’excellence) tout bien équilibré et tout favorisant la paix.
Staline et Pol Pot ont démontré que cette première alternative mène à l’absolue pauvreté et à des millions de cadavres d'entrepreneurs de toutes sortes : soit civil ou militaire, bureaucrate ou professionnel, directeur d'usine ou de ferme ; chacun qui eut tenté d'aller en avant fut tué, ainsi que de nombreux innocents d'une telle ambition. Les États-unis ont démontré la malsaine polarisation de la richesse et la pauvreté quand la seconde est priorisée sans exception.
Un moyen d'or doit être trouvé, de sorte que chacun puisse vivre confortablement, que l’esprit d'entreprise ne soit privé ni de sa créativité et ni de son gain légitime, et qu’une conscience morale beaucoup plus salubre puisse guider toute la société et chaque individu. Il s’agirait de nous rendre beaucoup plus sages : l’ultime but des Apprentis.
Une bonne conscience morale, voici l’ultime luxe des riches comme des pauvres. Comparé à elle, tous leurs brillants trésors et honorifiques ronflants ne sont que de simples babioles et gargouillements de bébé ; comparé à elle, tous leurs sacrifices et souffrances, une perte de temps et d’énergie.
Ne parlons plus de la satisfaction que l'on
puisse ressentir en griffant son chemin au sommet du tas de viande humaine, ni
de celle ressentie par quelques riches qui luttent pour le droit des
pauvres. Parlons plutôt de la vraie
valeur en soi, d’une incontestable bonne conscience, et du bien-être
authentique et universel. Ces choses-là,
les sociétés d’armes ont dû sacrifier sur l’autel d’armes, valant mille fois
toutes leurs babioles et épatements de la galerie, aussi toute leur soumission
aux souffrances sinon leur rejet révolutionnaire d’elles, une fois que le monde
entier reconnaîtra ce qui fut raté.
A
l’heure actuelle, nous ne retenons aucune expression pour un être politique
multivariant de confession Apprentie ; nous sommes à présent anonymes
et donc impuissants,
puisque nous rejetons toute meilleure doctrine.
D’une façon ou d’une autre, nous nous attendons à nous débrouiller en
dépit de notre refus catégorique d’améliorer le contenu de notre discours
politique.
En
effet, notre constellation de métaphores politiques n’est qu’un amalgame
d’expressions obsolètes et de clichés rouillés mais bien à la mode, n’ayant su
honorer que quelques promesses durant un passé distant
mais ne sachant plus en honorer aucune.
Ces euphémismes ramollis : la démocratie, la gauche en contrepartie
de la droite, le capitalisme, le collectiviste – c’est à en baver ! –
ne parviennent qu’à empirer nos erreurs et accentuer leurs effets
nuisibles. La politique habituel nous défend de bricoler
l’aciérie grinçante de la civilisation. APPRENTIS notent cet obstacle nigaud au
progrès et en prennent un pas de côté.
« Ces
principes, par conséquent… doivent être soumis à l'enquête impartiale et
patiente… de ces individus provenant de chaque rang, classe et dénomination…
qui se sont en quelque sorte rendus compte des erreurs parmi lesquels ils
vivent, qui ont ressenti l'épaisseur de l’obscurité mentale leur enveloppant,
qui sont avides de découvrir et poursuivre la vérité, n’importe où qu’elle
puisse mener, et qui sont capables de percevoir l'inséparable [rapport] entre
l’individu et la collectivité, entre le bien public et privé ! » Robert Owen, Catéchisme, Cole, 205-7. Pris de La vie et les idées de Robert Owen, par A.L. Morton, Monthly Review
Press, 1963, p. 128.
On ne peut pas tricher à l’Apprentissage ni en entretenir des mensonges ni l'éviter. Des brutes apprennent le mal ; des victimes, l’endurance ; et des progressistes, s’ils sont fortunés, patience et compassion. Tout le monde APPREND À MIEUX FAIRE LA PROCHAINE FOIS. Apprendre, voici notre jeu préféré, solidement encablé dans nous tous. Notre conscience brûle d’apprendre, de la conception à la mort et peut-être au-delà.
Le
verbe « apprendre » réclame sa voix active afin de renforcer celle
passive dont nous nous sommes habitués.
Nous devons rénover son intention originelle, de l’expression
« absorber des informations de manière passive » à « échanger activement des informations. » En plus, cette expression « Apprentissage » comme décrite ici,
inclut le paquet d'informations à nous d’absorber afin de poursuivre notre vie
civilisée. Je réclame ma part
d’Apprentissage et espère l’échanger avec la tienne.
Les
termes « enseignement et éducation » comportent un surcharge de
compulsion et d’enrégimentement n'ayant rien avoir avec
« l’Apprentissage » dont nous parlons.
L'indexe
du livre, Théories d'apprendre - Une
approche comparative, contient beaucoup d’entrés sous les titres
« punition, climatisation, compulsion psychologique » et de
semblables, bien qu’aucune sous les expressions « amusements et
jeux. » De façon intéressante, la
seule mention du jeu se trouve dans la préface de ce
livre. Là, les éditeurs expliquent
combien ils se sont amusés en « œuvrant sur le problème »
d'apprendre.
Bien qu’APPRENTIS puissent adresser une masse d’Apprentis irréfléchis : « Qui, moi ? » chercheront-ils surtout ceux qui reconnaîtront l’Apprenti en eux-mêmes aussitôt qu’ils parcourront ces lignes.
À moi, les Apprentis !
Nous sommes tous nés Apprentis ; personne ne peut s'en abstenir. Le corps d’Apprentis comprend l’enfant et l’aîné ; le riche et le pauvre ; la victime et son bourreau ; l’ignorant intentionnel, l’académicien et l’autodidacte. L’age, la race, le sexe, les capacités et toutes les autres positions d’identité : tous se trouvent égaux sur le terrain de jeu de l’Apprentissage.
Quand
les Apprentis du monde entier se reconnaîtront et rattraperont leurs sujets de passion selon leurs
talents et intérêts, les astres se rendront à notre porté sur demande.
ENSUITE TABLE DES MATIÈRES ANTÉCÉDENT
APPRENTIS : De la terre en armes au monde en paix
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