- SOMMAIRE D’APPRENTIS : LA PAIX AU MONDE -

 

ENGLISH VERSION                               INTRO ET VOCABULAIRE

 

Je suis allé trouver sur l’Internet, une organisation (www.bibles.ch) qui m’enverrait une  copie gratuite de la bible en français.  Comme le Qran dans la culture musulmane et les Védas chez les hindous, la bible doit être une bonne source de style et d’inspiration littéraire pour les cultures qui l’adoptent.  N’ayant jamais lu la bible en français (ni le Coran dans son arabe qu’on me dit des plus purs, hélas, ni la vie de Bouddha en pali, ni la Gîta en sanscrit, ni …), il m’a semblé que mon français bien rouillé pourrait en bénéficier.

Selon J.G. Ballard, tant que nous saisirons combien moins nous sachons comparé à ce que nous ne sachons pas – et pourrons humer l’ail mijoter – tout ira bien.

Mon humble sommaire du Coran se trouve en bas de mon chapitre sur la satyâgraha : une consonance appropriée et à propos de ces croyances religieuses, je trouve.  Dieu, c’est Dieu ; nulle importance le nom qu’on Lui prête.

Ma requête reçut cette réponse.

« Qu'avez-vous eu l'intention d'écrire ??? »

Je leur ai répondu à peu près comme ceci :

 

Il m'est difficile de tisser le tapis d’accueille d’APPRENTIS : De la terre en armes au monde en paix.  Tant de choses à dire en tant peu de mots !  Du reste, il est presque fini, mon texte en anglais.  Je ne le traduis qu'afin d'aiguiser ses raisonnements et de rattraper mes camarades francophones qui ne lisent pas l’anglais.  Qu’ils me pardonnent mon mauvais français et saisissent mon intention nonobstant.

 

J'entrevois un nouveau monde bientôt pourvu :

 

·        D’une mairie mondiale dûment élue, avec son énorme conseil administratif d’autant dûment élu au ras des pâquerettes (nota mes italiques : aucun besoin de tyrans ; ce sera notre responsabilité collectif et plaisir particulier de les remplacer par des chefs tribaux dignes).

·        D’une judiciaire vigilante et altruiste, contrôlée de fond en comble par des jurys choisis de façon aléatoire.

·        D’une force de police bien réglée et d’un professionnalisme superbe : les meilleurs guerriers sur terre, triés au volet pour garantir la paix.

 

Elles gouverneraient toutes seules le monde entier, comme sont gouvernées nos meilleures villes.

 

Ces jours-ci, cette planète ressemble plutôt à Mogadiscio pendant une mauvaise journée :

 

·        200 chefs de bande égoïstes et cruels ;

·        200 conseils de vieux décrépits se chamaillant comme des enfants gâtés et 

·        200 coins de rue, chacun pourvu de sa bande d'enfants terribles jouant à la hargne sanglante aux AK-47, M-16 et pire. 

 

L’occident actuel : l'Amérique, l'Europe, le Japon…  C'est compris ?  C’est un peu comme le Boulevard des Ambassades à Mogadiscio : occupant des quartiers les moins misérables, les moins détruits et les mieux armés d'une ville en ruines.  Je ne connais pas Mogadiscio et pourrai donc me tromper quant à son meilleur quartier.  Mon exemple demeure valide.

Moi, je ne suis qu’un pantouflard avide et lâche (donc aucune réclame de sainteté par ici !)  La seule intention d’APPRENTIS est d’aider à créer un monde plus vivable dans lequel cet auteur aurait à réincarner.  Aucun moyen de prévoir comment le monde évoluerait en son absence ; pourtant le monde en paix me semble la voir préférée.  Par pur égocentrisme, je favoriserai d’habiter pépère Seattle, Paris ou Genève (nomme ta ville favorite), même pauvre, que de tenter quelque survie désespérée dans le quartier des millionnaires à Mogadiscio ou Groznyï.  Que ce soit ma ville ou ma planète : ma vie et celle des bébés iraient mieux en habitant Genève, qu’esquivant des rafales le long des passages de Mogadiscio.  Cela me semble incontestable.

Je me fiche pas mal de ces grands messieurs lisses et bien acérés qui flânent le long du Boulevard des Ambassades, ces apaches qui réussissent à cribler et affamer des enfants par millions et s’en tournent le dos : ils me rendent malade.  Tout comme les anciens dirigeants de l'Allemagne de l'Est, ils sont uniformément indignes de leur tâche.  Des meilleurs gérants sont ailleurs ; il ne s'agirait que de les identifier et les restituer au pouvoir légitime. 

En clair, j'ai l'intention de transformer cette planète Mogadiscio en celle Genève.  Afin d’y parvenir, j’aurai besoin de ta coopération et celle de millions en plus (à vrai dire, d’environ six millions d’Apprentis : un pour chaque millier de gens sur terre pourrait réussir l’affaire.  Bien sur, plus on sera de fous…)

Imagine les prodiges que pourrait accomplir toute une génération d’enfants mieux formés !  Toutes les rues reluiraient de propreté bien sécurisée ; tous les parcs, bien entretenus et accueillants ; tout l’art, ah l’art !  Et les découvertes scientifiques ! 

Mogadiscio pourrait devenir ce qu’elle a toujours voulu être : capitale de commerce locale, de piété et d’Apprentissage ; jardin tropical fameux pour ses parcs impériaux et son port prospère et cosmopolite ; une bonne attraction touristique, un centre d’abondance et de sagesse : là ou l’appelle aux prières ne serait plus jamais interrompu par la disgrâce des tirs.

Et l’occident ?  Le Boulevard des Ambassades sur la planète Mogadiscio pendant une mauvaise journée ?  Il se transformerait en ce même quartier super luxueux sur la planète Genève.  La marée montante hausserait toutes les barques ensemble : les yachts comme les canots.

Pourtant, Mengzi, mon philosophe chinois favori, prescrit qu’il serait plus sage de poursuivre l’humanité et le devoir, qu’un simple profit destructif à la longue.  L’humanité, le devoir et l’Apprentissage : ceux-là nous assureraient une abondance plus certaine.

Après tout, quelles sont nos orientations actuelles ?  Profiter de la terre en armes en la perfectionnant ?  Opportunisme criminel.  Que le monde en paix puisse escamoter nos revenus sans nous en procurer davantage, sinon que ce serait trop difficile et risqué ?  Dénie lâche et cruelle.  Que la paix au monde ne surviendra qu’avec l’émergence de l’humanité version 2.0 : tant parfaite pour elle que la notre ne l’est pas ?  Raisonnement circulaire afin d’esquiver ses responsabilités.  Constate ici nos tendances communes sans merci, comme un clochard compterait sa petite monnaie sous un crépuscule bruineux.

 

Bien sur, nous aurons aussi  besoin d'autres choses :

 

·        d’une série de religions entièrement paisibles comprenant les autres et les embrassant passionnément.  Serais-tu un fanatique prêchant l’exclusion et la brutalité au nom de Dieu ?  A LA PORTE !

·        d’une milice mondiale sur le plan suisse, qui encouragerait chacun à défendre sa maison, sa localité et sa planète contre tout Agresseur.  Celle-ci mettrait fin au crime armé et à l’agression organisée dans tous les locaux s’en enregistrant ;

·        d’un numéro de téléphone : 1-MES-DROITS sonnant directement dans la cour du monde afin d'investiguer tous les crimes de tyrannie et de violence ethnique, et d’arrêter tous les criminels de guerre, à leur étape de conspiration… Surtout ceux que perpétrait une milice locale se comportant en canon délié ;

·        d’une agora mondiale de politiques d’information et d'Apprentissage opérant aux ras des pâquerettes, mille fois plus délicate et opportune que ce à quoi nous serions accoutumé, bien coordonnée à l’ordinateur et tant fiable que de l’eau municipale ;

·        d’au moins une agrégation supérieure pour chaque enfant dès sa puberté : comme nous honorons nos musiciens prodiges aujourd’hui.  Chaque enfant serait prodige dans au moins un sujet de son choix, pourvu que nous encouragions sitôt ses intérêts au lieu de les écraser ;

·        L’élevage d’enfants se rendrait en une obligation sacrée.  De même, la purification rituelle de l’eau en la filtrant au travers d’un amas biologique sinon quelque autre technologie « miraculeuse ».  Il y en aurait beaucoup d’autres, étant donné tant d’Apprentis en poursuite de leur sujet de passion dans l’Agora mondiale …

·        d’un service garant de santé publique : assez de nourriture, de vêtements, d’abris et de soins médicaux pour tous.  Simplement parce que.  Comme je dirai plus tard : une charité pratique.  Nous partagerions ici la richesse de Genève au lieu de la pénurie de Mogadiscio : toutes deux aux échelons planétaires.  De quoi satisfaire les essentiels de tous, avec mille fois plus laissé pour compte…

·        de services gratuits de médiation et d’arbitrage, religieux sinon laïcs et disponibles depuis des devantures de magasin pour quiconque détiendrait rancune ou conflit.  Nul désaccord civil n'irait devant un jury avant d’avoir été adjugé de cette façon ;

·        de l’accroissement de biomes d’apogée dans toutes les niches biologiques disponibles ; et

·        de l’exploration au sérieux de l’espace.

 

Tu sais, toutes ces choses en faveur desquelles nous émettons de grands bruits ronflants, mais sabotons très soigneusement en faveur de nos technologies d’armes ?  Note, je te prie : « NOS technologies d’armes, NOTRE responsabilité »—non les leurs.  Si nous acceptions de jouer ce rôle de façon honnête, avec toutes nos forces et celles de Dieu, ce pourrait sembler un peu plus satisfaisant que celui fatal que nous poursuivons aujourd’hui, blâmant les autres pour nos péchés. 

En ce faisant, nous menons une vie de misère : dépourvue de civilité, de charité pratique, de vraie foi, d’éducation authentique, d’art éminent, de biome d’apogée, de bon goût et de sécurité fiable—écorchant vive, en effet, notre conscience individuelle et collective.  Nous écorchons la terre à nue quand nous pourrions cultiver Eden.

Remettons-nous à cultiver une nouvelle conscience morale afin qu'elle se porte mieux. 

Le pire problème, c’est que notre culture rend honneur à la mentalité d’armes plutôt qu’à celle paisible.  La plupart de nos habitudes collectives devraient rendre honneur à la paix au lieu de répéter seulement le nécessaire afin de survivre Mogadiscio pendant une mauvaise journée.  L’honneur que nous rendrions à la paix nous serait préférable dans toutes sortes de sens que nous refusons d’admettre.  Nous sommes fatalement craintifs de la paix.

Moi, j’impatiente de démarrer le projet de paix mondiale que nous craignons le plus.

Nous nous soumettons plus ou moins consciemment à cette indigne bêtise en série, parce que nos sociétés ont évolué de façon darwinienne à craindre la paix autant que le choléra : tous deux fatals pour une communauté primitive et tous deux bannis. 

Nos cultures nous entraînent, de façon hypnotique et continue depuis l’enfance, à esquiver la paix et le saint esprit autant que notre merde et nos pisses.  Des collectivités sociales et philosophes particuliers ayant omis d'entraîner leurs enfants ainsi – à la recherche au lieu d’une paix honnête, d’authentique sainteté et de mérite valide – ont eu la gorge tranchée par d’autres collectivités avoisinantes et davantage militantes, sinon celle plus militante chez eux. 

Nous sommes les pires démons d'armes, et nos communautés, les pires technologies d'armes qu'ont su produire cinq (?) milles ans de sélection darwinienne.  Te rappelles-tu des orcs dans la fantaisie de Tolkien ?  Ah, les orcs dans la vie réelle, c'est nous : les soi-disant amateurs de paix qui ne parviennent jamais à l'établir.

Notre culture actuelle n’est bonne qu’à optimiser cette formule de menace :

 

Meurtres militaires x (distance/temps) **2

 

L'omnicide nucléaire, biologique et peut-être même météorologique : voici notre ultime chef-d’œuvre culturel et notre destin inévitable, faute de nous transformer totalement à tous les échelons : sociaux, individuels et spirituels.  Sinon, voici tout auquel nous sommes bons et toute notre destinée en fin de compte. 

HUMANITE = 0, OMNICIDE = -1.  Quel abominable bilan pour cette espèce humaine, si étroitement cultivée, si sagement endurcie et nourrie si parfaitement.  Nous perchons sur une planète bleu turquoise qui répond parfaitement à nos besoins (bien qu’elle ne soit probablement pas notre planète d'origine, puisque notre cycle vital n’a jamais été de 24 heures), sous un grand ciel noir clouté d’étoiles en diamants solitaires qui cache bien plus d’abondance. 

Allons, Apprentis !  Faisons mieux que ça !

Pour la première fois dans l’histoire humaine, nous disposons de tous les outils nécessaires pour effectuer la paix au monde : communications globales, reconnaissance mutuel et soif universelle de paix.  Pour la première fois, l’humanité est capable (sinon encore désireuse) de reconnaître l’Autre comme un égal digne.  Jusqu’à présent manquions-nous de tels dispositifs vitaux en commun.  Nous ne nécessitons plus rien, à présent, que le consensus, la résolution, la foi et le cran.  En avons-nous assez ? 

Avons-nous eu assez ?

 

Constate, au début de ma liste, l’adoption de nouvelles religions paisibles.  Je crois que le christianisme comme couramment conçu est fondé sur les armes et donc défectueux en tant que religion paisible.  De même, les autres religions courantes d’armes : toutes ont besoin d’un model plus bénin afin de se rendre entièrement paisibles.  Quel meilleur model que le Christ ?

Jésus remarqua continuellement le manque de compréhension de la part de ses disciples.  Nos religions chrétiennes dépendent des propos de l’apôtre Paul, de Jean du livre de révélation et de St Augustin.  D’une manière ou d’une autre, la parole directe de Jésus est refoulée en arrière plan : décorative mais annulée.  Nous n’écoutons qu’aux avis d’hommes au lieu de la Voix de Dieu.  Ce que tous devraient adorer en foi pure, presque personne ne peut plus blairer, tant cela à été pourri.  Voici une évidente lacune de foi que nous devons combler.

L’instruction de Jésus fut pourrie de façon délibérée, à partir des persécutions romaines jusqu'au concile de Nicée et la destruction des Cathares.  Ce concile raya toute indication de réincarnation dans la bible.  Un putsch continu de réactionnaires d’armes prit possession de toutes les croyances dites chrétiennes, ainsi que toutes celles autres.   Cela c’est passé pour les mêmes raisons sottes mais inévitables décrites ci-dessus. 

Je crois que Jésus nous enseigna de bien vivre et de mourir une dernière fois en tant que poupées paumées charnelles.  Chercher à renaître en Lui (de façon littérale).  Réincarner dans Sa vie parfaite et la vivre intégralement.  En apprendre exactement ce qu’il nous fallut pour être sauvés.  Souffrir la deuxième mort en prenant Sa Croix et entrer directement au paradis avec Lui. 

Va relire Ses propos et rends t’en compte. 

Sinon doit-on se condamner à une continuité de réincarnations sans but, d’abstractions rotatoires, de rituels frivoles, de péchées vides et de morts futiles―à part celle qu'Il nous indiquait, en attendant d’obéir Ses instructions simples et claires. 

Toutes les religions – qu'elles soient d'origine chrétienne, bouddhique, musulmane, védique, athée, païenne ou autre – sont également bonnes, pourvu qu'elles nous permettent une meilleure vie et qu’elles ne se fâchent pas que nous confirions nos âmes dans la vie de Jésus, après la mort, ayant une conscience un peu moins flagellée de remords.  Après cette mort, nous serions absolument libres de Le choisir, pour la première fois durant toutes nos nombreuses vies, Lui et son passage au ciel. 

Je te défi de trouver un choix d’une liberté tant miraculeuse, divine et parfaite en n’importe quelle autre circonstance.  Certainement pas parmi les prescriptions officieuses et esclavagistes d’hommes singes moindres coincés sur cette terre en armes : « Faites-moi ci, faites-moi ça ; sinon soyez-en damnés.  Permettez-moi, entre-temps, de vous faire descendre, vous et votre progéniture plongée dans les ténèbres, faute de consentir d’aller assassiner ceux là-bas et les leurs. » 

Tout sermonneur d'armes prêchant en frayeur le mensonge, la brutalité, l'exclusion, la compulsion, trahison et damnation par notre Dieu d’amour infinie, perfectionne-t-il simplement une mentalité suicidaire d'armes dépourvue de foi, d’amour et de Dieu.  Que Dieu le pardonne et que je trouve moyen de singer Sa miséricorde infinie. 

Au lieu pourrions-nous jouir d’églises éternelles de paix.  Notre Seigneur dispose d’assez de miséricorde pour toutes les âmes, avec surplus.  Je cherche à déterrer cette apocatastase, cet universalisme.  Les saints nécessaires pour l’établir sont désœuvrés tout autour de nous.

Absente telle foi – nul espoir légitime – aucun gouvernement valide – nulle paix authentique.

Or, sache ceci.  Nous pouvons tous nous sauver l’âme : toi, moi,   quelque Hitler contemporain, quiconque.  Ainsi endurcis et ne craignant plus rien sur terre, nous devons effectuer notre devoir ; ainsi cuirassés, nous devons réaliser la paix au monde. 

 

Ce sommaire va déranger un grand monde, surtout ceux trop bien formés comme enfants à craindre la paix mondiale et à la bloquer en tant qu’adultes.  Il enragera encore plus qui ont pris l'habitude d'avoir leur pourriture guerroyante certifiée de façon formelle et intransigeante.  Il froissera dur l’ego gras de ceux qui se prétendent impatients pour la paix—dès que tous auront atteint leur crête magistrale de puritanisme pacifiste.  Il confondra des bons élèves en grands nombres qui ont mémorisé leurs leçons désavouant la paix et qui se les répètent aujourd’hui comme des perroquets.

Ce texte est révolutionnaire et antithétique à l’orthodoxie, comme de mon gré.  Selon APPRENTIS, le plus patriotique et estimable des nationalistes n’est pas plus qu’un arriviste Crip ou Blood (voyou bien organisé) qui revendique la supériorité de sa bande de rue en signalant comme un sot ses gestes de bande.  Le pacifiste le plus dévoué – s’il se croit d’une moralité supérieure au type moyen – n’atteindra aucun meilleur but que lui (puisqu’il se ment, ce pacifiste—le guerrier moyen est au moins un monstre honnête.)  Les Apprentis doivent s’attendre à de l’opposition féroce depuis tous les azimuts philosophiques.

Afin d'aboutir dans la paix, nous devons parfaitement comprendre combien nous en sommes craintifs, combien aversives en sont nos institutions et combien dévouées à la bafouer sont toutes nos modes courantes de penser et d’agir ; que nous nous appelions guerriers ou amants de paix ; que nous soyons vieux ou jeunes, riches ou pauvres, ignorants ou érudits, preux ou pas ; que nos institutions actuelles nous paressent bénignes et sacrées ou simplement médiocres sinon infernales.  Chaque institution, chaque point d’appui culturel, chaque cliché habituel devra être pris d’assaut frontal et nettoyé au corps à corps dans ce Stalingrad intellectuel ; rien ni personne n’en demeurera intouché.

A quoi ressemblera notre monde en paix, une fois que la fumée s’en dissipera ?  Il ravira notre Dieu d'amour qui le récompensera en miracles, au lieu d'exécrer la terre en armes et lui permettre de subsister par indulgence infinie pour nos erreurs impardonnables.  Nous nous y rendrions en vrais serviteurs de Dieu : assoiffés, souls et combles de la paix de Dieu ; nous occupant sagement de chaque enfant ; cultivant tranquillement le terroir d’Eden et nous élançant aux étoiles.  Justice, compassion, paix.  Tu pourrais laisser en toute tranquillité ta porte du devant déverrouillée. 

Penses-y.

Et si nous cessions de craindre la paix ?  Si nous la comprenions, au lieu ?  L’enseignions aux enfants en sincérité pure : vénérer la paix et la soutenir de toutes nos forces, parole d’honneur, pour toujours ?   

Une fois que se rassembleront les Apprentis, les astres eux-mêmes nous viendront en aide.

Voici le sommaire d’APPRENTIS.

 

PROCHAIN                  TABLE DES MATIERES

 

APPRENTIS : De la terre en armes au monde en paix

 

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