SOMMAIRE
D’APPRENTIS INTRO ET VOCABULAIRE
Nous disposons tous de notre propre voyage, n’est ce pas ? Tu as le tien, j’ai le mien, tout le monde a le sien : tous réalisés sur commande et soigneusement œuvrés pour mieux ou pire. Hitler et ses partisans ont eu les leurs, eux aussi. Celui d'un nouveau tyran pourrait fracasser les nôtres comme des yachts en rade pendant un ouragan. L'histoire nous en aurait averti.
Ne serions-nous pourtant pas rendus assez méfiants pour identifier les pires bandits et les figer sitôt sur place ? Ne pourrions-nous pas les comparer à tous les brigands dans l'histoire ? Qu’est-ce qu’ils pourraient accomplir de neuf que nous n’ayons pas encore remarqué ?
Les Apprentis remarqueront de tout ce qu’il y ait à connaître : ce qui leur rendra plus sages. Davantage de gens plus sages, moins d’erreurs ; moins d’erreurs, moins de peine ; moins de peine humaine, davantage de productivité. Un investissement diligent pour des profits illimités. Aurions-nous assez d’humanité et de devoir, selon Mengzi, pour l’accomplir ? En aurions-nous le cran ? D’où pourrait-il provenir, ce cran ? D’avoir l’âme sauve en Jésus, peut-être ?
Pourrait-on toutefois se rendre trop méfiant pour son bien ? Aujourd'hui, il nous semble plus facile de ne plus croire en rien ni de rendre confiance en aucune nouvelle idéologie, quel qu’en soit le prix. La fanatophobie : voici une triste habitude. « L'opposé des illusions, ce n'est pas la désillusion mais la vérité. » Un cours en miracles, p. 438.
Ainsi, voici mes ordres du jour, en nets et clairs pour ton examen.
L’ESSENTIEL, TOUT D’ABORD ! LA PAIX AU MONDE AVANT TOUT !
Je cri ceci du haut des toits, jusqu'à présent point ouï―que nenni.
Tu aurais pu constater trois phénomènes advenir ensemble pour la première fois dans toute l'histoire.
· Il existe un réseau carrément global de transmission. Au lieu d'une conglomération de nations d'aliénés et d’états aliénants, nous nous transformons rapidement en un seul monde. Comme Tarzan, je bascule mon message le long des lianes de transmission de cette jungle de réseaux globaux, afin de te le transmettre.
· Une multitude refoule cette planète, d’Apprentis aux sentiments semblables. Quelles que soit notre provenance, religion ou idéologie, nous implorons tous la paix. Exquisément qualifiés et prêts à tout, nous surpassons les tyrans et leurs complices par des milliers contre un.
· Enfin chancelons-nous au bord d’un précipice d’omnicide « Mettez tout à mort ! » qui se rend quotidiennement plus proche et alarmant.
Pourquoi ne pas exploiter cette fenêtre à triples carreaux, entrouverte à crique : d'opportunités, de recrues et de crise ? Elle nous fut jadis close, faute d’éléments obligatoires de paix. Tous nos efforts antécédents vers la paix en ont été estropiés, au point de nous convaincre qu’un tel effort soit en vain, soit avec soit sans ces éléments essentiels. Et elle se refermera bientôt de suite, cette fenêtre, quand s’exécuteront de façon définitive les éléments frères d’armes de ces efforts de paix. Nous ne disposons plus que de cette conjoncture actuelle et fugace.
Pour bien l’exploiter, nous devrons partager un idéal commun et nous en servir afin d'harmoniser nos activités constructives : cet idéal n’étant pas encore au bout des lèvres de chacun, mais adoptable à la suite de sa considération attentive ; embrassant le meilleur et le pire de qui nous sommes ; nous soutenant à ne craindre, n’exclure ni censurer plus rien ni personne. Celui qui nous abriterait de l’orage de glace des récriminations, jeux de blâme, agressions et mensonges ; qui nous permettrait, enfin, de pardonner chacun et tout, y compris nous-mêmes et nos démarches les moins admissibles : tant culturelles et religieuses qu’individuelles.
Nous permettant de nous pardonner et nous repentir de toutes nos sacrées mécréances ? Aurions-nous de quoi le réaliser ? Saurions-nous en méditer ?
Les Apprentis appelleront cet idéal-là le monde paisible.
Pour la première fois dans l'histoire, nous disposons de tous les moyens, mobiles et opportunités de le réaliser. Une fois réalisé, le volume sonore de notre chant de la paix pourrait s’amplifier, peut-être même au-delà de la fausse et tonitruante fanfaronnade de la terre en armes.
Cotations de :
http://sunsite.org.uk/packages/Online-Book-Initiative/Adolph.Hitler/unpacked/mkv1ch04.html,
[Nota : un site scolaire et neutre, à présent hors de jeu. Je préfèrerai ne pas t'envoyer à un site alternatif Nazi. Ma famille a combattu les Nazis, crocs et croches ; je les dédaigne. Pourtant vit-on sur cette terre en armes et l’on doit moissonner ses cotations là où l'on les trouve. Ta lecture d’APPRENTIS te nécessitera de l’ouverture d’esprit.]
« Dans tous les cas d'exigences où de tâches semblant intraitables avec succès, l’opinion publique doit être concentrée sur ce seul problème... Ce n’est qu'ainsi que l’intérêt public peut être éveillé au point d'engager les gens à se rassembler dans un grand effort volontaire et parvenir à des résultats importants.
« Cette vérité fondamentale s'applique autant à l'individu... Celui-ci doit toujours concentrer ses efforts sur une certaine étape restreinte de son progrès, qui doit être achevée avant que la prochaine ne soit entamée. Cette méthode systématique de s'approcher à l’objectif, c'est un art en soi qui réclame la dépense de jusqu’à la moindre once d'énergie... » Hitler, Adolf, Mein Kampf, Vol. I, Chapitre 10.
« … toute propagande efficace doit se limiter à quelques essentiels absolus et ceux-là doivent être autant que possible exprimés en formules stéréotypées. Ces formules doivent être inlassablement répétées jusqu'à ce que le tout dernier individu ait saisi l'idée présentée. » Vol. I, Chapitre 6.
« Les mieux orientées vers un objectif que seront les énergies militantes du peuple, les plus nombreuses les nouvelles recrues qui, attirées par le magnétisme de ses actions unifiées, se rassembleront au mouvement … » Vol. I, Chapitre 3.
« Toute Weltanschauung, qu’elle soit mille fois correcte et suprêmement salutaire à l'humanité, restera démunie de service pratique dans l'entretien du peuple, en attendant que ses principes ne se rendent en points de rassemblement d'un mouvement militant. » Vol. II, Chapitre 1.
L'Amérique ne doit-elle pas demeurer le phare politique du restant du monde ? Doit-elle au lieu se transformer en sa brute de centurion la plus récente ? Pourquoi ne pas choyer cet idéalisme légendaire américain et le transplanter pour cultive permanente dans les terres vierges et grasses de l’ancien monde qui n’ont su nourrir auparavant que les mauvaises herbes de la mentalité d’armes ?
Elle a toujours servi comme banc d’essai pragmatique pour de nouveaux idéaux élevés ; ses citoyens ont saisi les idéologies les plus radicales et risquées, et les ont transformées en fonctions pragmatiques d’abondance en aval. D’un bout à l’autre du monde, des idéalistes, entrepreneurs et gens ordinaires ont été séduits par nos résultats splendides et frayé leur chemin à notre porte. Ce n’est que pour cela que nous sommes admirés et qu’en le pratiquant que nous sommes les meilleurs.
Quand nous imitons toutefois les tyrans vannés de l’ancien monde, ses habitants nous dédaignent notre despotisme d'occasion et nous contrefrappent dur. Ils en ont bonne raison : ces stéréotypes de film de gladiateur n'ont jamais réussi depuis des millénaires, comme tout le monde le comprend parfaitement.
Il est l’heure de cultiver le monde en paix : voici notre devoir incontestable. Tout autre choix ne serait que la mort par l'épée.
« A ces trois formes de lois, il s’en joint une quatrième, la plus importante de toutes ; qui ne se grave ni sur le marbre ni sur l’airain, mais dans les cœurs des citoyens, qui fait la véritable constitution de l’Etat ; qui prend tous les jours de nouvelles forces ; qui, lorsque les autres lois vieillissent ou s’éteignent, les ranime ou les supplée, conserve un peuple dans l’esprit de son institution et substitue insensiblement la force de l’habitude à celle de l’autorité. Je parle des mœurs, des coutumes et surtout de l’opinion, partie inconnue à nos politiques, mais de laquelle dépend les causes de toutes les autres ; partie dont le grand législateur s’occupe en secret, tandis qu’il paraît se borner à des règlements particuliers qui ne sont que le cintre de la voûte, dont les mœurs, plus lentes à naître, forment enfin l’inébranlable clef. » Jean-Jacques Rousseau, Du contrat social, Livre II, Chapitre 11.
Je pourrai t’inviter au monde en paix, mais jamais te fourrer au-dedans. Je ne puis que te suggérer la mélodie, dans l’espérance que tu te permettes d’harmoniser.
Aucune importance, ce que nous rembourserait le monde en paix, soit combien nous souhaiterions nous dorer dans sa gloire. Notre conscience morale enfin un peu ravivée, la gloire de notre Dieu favori, révérence pour nos anciens décédés, le bien-être de la postérité et notre honneur militaire en tant que garants de paix : tous nous l'exigent.
Cela devrait suffire.
ENSUITE TABLE DES
MATIÈRES ANTÉCÉDENT
APPRENTIS :
De la terre en armes au monde en paix
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